De l’idée au projet

À la base de toute création d’entreprise, il y a une idée, clé de voûte de la réussite du projet. Cette idée peut être celle du créateur lui-même, ou un concept mis au point par d’autres personnes, qu’il va développer grâce à des accords juridiques, comme le contrat de franchise. La concrétisation de cette idée par la création d’une entreprise est ensuite étroitement liée à la motivation du créateur, qui doit être prêt à s’investir pleinement. Son parcours sera en effet semé d’embûches très diverses qu’il lui faudra surmonter. Il importe donc que le choix de l’activité et ses modalités d’exploitation soient totalement en adéquation avec le projet personnel du futur chef d’entreprise.

1 – Définition et analyse critique de l’idée

L’idée peut avoir de nombreuses origines : elle peut être née de l’expérience professionnelle du créateur, d’un savoir-faire, d’une formation initiale lui ayant permis d’acquérir les compétences indispensables, ou encore de simples circonstances lui ayant offert l’opportunité de se lancer. Dans tous les cas, le créateur doit faire preuve d’esprit critique et rechercher en toute objectivité les forces et surtout les faiblesses de son projet. À tout moment, il lui faut rester vigilant pour ne pas se laisser emporter par son idée et ne pas se voiler la face et occulter les écueils qui risquent de jalonner le parcours du créateur. Pour cela, échanger avec des hommes et des femmes d’expérience, être à l’écoute de leurs critiques et de leurs conseils est indispensable. Ces « sachants » peuvent être, par exemple, des personnes qui ont déjà franchi le pas de la création, des hommes de l’art tels que des professionnels du conseil, mais aussi des membres de réseaux d’entrepreneurs qui aident les jeunes créateurs à bâtir leur projet.

Puis, une fois l’idée définitivement retenue, l’idéal est de la coucher dans le détail sur le papier, d’élaborer une véritable feuille de route pour lister toutes les étapes à franchir, et bien mettre en évidence ses objectifs. Il y a quelques siècles, Sénèque ne disait-il pas déjà : « Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne connaît son port. »

2 – Le profil personnel du porteur de projet

2.1 – L’environnement favorable

Se lancer dans la création d’une entreprise est une lourde et grave décision impliquant un investissement personnel très important du créateur, qui monopolisera son temps et son énergie pendant une longue période. Celui-ci doit donc disposer d’une grande disponibilité et être conscient que sa nouvelle activité l’obligera à mettre de côté, pour un certain temps du moins, ses activités extraprofessionnelles. Seule une profonde motivation, qui ne doit pas s’estomper au fur et à mesure de l’apparition des difficultés, permet d’assurer la réussite. Pour autant, cela ne suffit pas ; la charge importante qu’implique la création d’une entreprise doit être en adéquation avec le projet personnel du créateur et également avec celui de son proche entourage. Il est donc nécessaire que le conjoint et les autres membres de la famille adhèrent au projet, en acceptent les contraintes et en mesurent à l’avance les charges. Tout autant que le créateur lui-même, son entourage doit en effet être informé des efforts à entreprendre et des risques encourus, sur le plan financier notamment.

Par ailleurs, afin de pouvoir se concentrer au mieux sur le cœur de métier de sa nouvelle activité, qui à lui seul nécessitera un lourd investissement et l’accaparera, le nouveau dirigeant doit s’entourer de professionnels qui l’assisteront dans des domaines qui ne sont pas les siens et pour lesquels ils pourront lui apporter de précieux conseils.

2.2 – L’aptitude à gérer et à diriger une entreprise

La réussite de la création d’une entreprise, bien qu’elle soit très souvent liée à des compétences techniques propres à l’activité développée, impose également au créateur de maîtriser des qualités humaines indispensables. Même s’il n’y a pas de profil type « créateur d’entreprise », comme le prouve la grande diversité des personnalités du monde des entrepreneurs, il apparaît que certains traits de caractère prédominent chez ceux qui ont réussi.

Avant d’entrer dans l’aventure de la création, le porteur du projet doit donc s’assurer qu’il les possède ou au moins qu’il saura les acquérir et les développer.

En premier lieu, un chef d’entreprise doit être doté d’un esprit volontaire et faire preuve de dynamisme. Le monde des affaires est dur, et il faut savoir éviter les écueils, surmonter les difficultés et bien souvent jouer des coudes. Une bonne dose d’optimisme est parfois souvent indispensable pour réussir. Même s’il ne s’agit pas d’être béat et s’il faut rester parfaitement raisonné. Il faudra aussi souvent faire preuve d’innovation, ne pas craindre de sortir des sentiers battus, oser prendre des risques et faire preuve de courage.

Par ailleurs, le créateur doit posséder les qualités nécessaires pour travailler en équipe : savoir s’entourer, faire confiance et déléguer sont les maîtres mots. Une équipe demande à être dirigée pour donner un sens à son action, mais elle doit aussi être écoutée et motivée. Il est essentiel de prendre le temps de le faire, même lorsque l’on est déjà très occupé par le développement de son affaire. Ces échanges avec les femmes et les hommes qui travaillent dans l’entreprise sont source de dynamisme et contribuent à la réussite de l’entreprise par leur efficacité ; même si le doute vient parfois s’installer dans l’esprit du jeune entrepreneur, il doit veiller à ne pas l’exprimer. La rage de vaincre doit toujours l’emporter sur le doute, même si celui-ci est parfois très présent !

Ce besoin de dialogue et d’écoute est essentiel pour le personnel embauché, mais aussi pour les associés qui participent à la naissance de l’entreprise. Il faut veiller à maintenir un dialogue régulier pour s’assurer que l’esprit associatif qui anime chacun est toujours là et que les associés sont tous toujours en phase les uns par rapport aux autres. Ces échanges permettent également de mettre à jour les éventuelles difficultés et ainsi de les déceler dès leur apparition.

Le créateur doit également savoir se remettre en question ; en permanence, son esprit critique doit rester en éveil à l’égard des choix qu’il fait et des résultats qu’il obtient. Pour cela, dès le lancement de son entreprise, il devra mettre en place des outils de mesure de performances. Ces indicateurs lui permettront de comparer ses réalisations à ses objectifs, de mesurer les écarts et de les analyser. Car plus vite une difficulté est mise en évidence, plus tôt les remèdes pourront être mis en œuvre.

Il devra également accepter les critiques, rester à l’écoute des autres pour entendre leurs observations et leurs réserves. Cela est particulièrement vrai au cours de la phase qui précède la création, lors de la réflexion sur l’idée et les moyens de la développer. À ce titre, il est important qu’il s’entoure de professionnels compétents dans les différents domaines de l’entreprise. Le recours à leurs services et leurs conseils représente certainement un coût mais, bien souvent, constitue non seulement un atout non négligeable pour la pérennité de la jeune entreprise, mais aussi un gain de temps précieux. Les statistiques le prouvent, les nouveaux chefs d’entreprise qui se font accompagner dès le départ par des professionnels – experts-comptables, avocats ou notaires par exemple – multipdivt leurs chances de réussite.

Enfin, s’il veut pérenniser son entreprise, gagner la confiance de tous ses partenaires sur le long terme, que ceux-ci soient cdivts, fournisseurs mais aussi organismes financiers, conseils, administrations ou concurrents, dès ses débuts, le jeune créateur doit développer un esprit responsable, respectueux des autres. En effet, une certaine éthique professionnelle et personnelle est indispensable à tout projet d’entreprise. Et il est essentiel d’arriver à créer un véritable « esprit d’entreprise ».

Les qualités et traits de caractère requis d’un créateur :

– Avoir identifié clairement son but– Avoir envie de s’investir– Être ambitieux– Être profondément motivé– Être volontaire– Être dynamique– Être optimiste– Posséder un esprit d’écoute– Savoir déléguer– Posséder un esprit critique– Savoir se remettre en cause– Être disponible– Avoir un projet en adéquation avec son projet personnel– Avoir un projet en adéquation avec le projet de son entourage– Savoir s’entourer– Posséder un esprit de créativité– Posséder une capacité d’adaptation– Avoir un esprit d’indépendance– Posséder une éthique personnelle et professionnelle

2.3 – La richesse de l’expérience métier

La création ex nihilo d’une nouvelle activité est une expérience difficile ; autant mettre donc toutes les chances de son côté en se lançant dans un domaine d’activité que l’on connaît parfaitement. Ainsi les écueils techniques seront limités. Ne resteront alors plus que ceux du domaine propre à la gestion même de l’entreprise… et ils sont déjà suffisamment nombreux !

Car on réussit mieux dans un monde que l’on maîtrise bien ; c’est pourquoi le créateur doit essayer de tirer profit au maximum de son expérience passée. Il peut même, parfois bien en amont, s’il a la possibilité de préparer son projet très longtemps à l’avance, orienter son parcours professionnel pour acquérir la technicité qui lui manque.

Mais l’expérience professionnelle acquise est parfois insuffisante pour franchir le pas de la création. Dans ce cas, le créateur ne doit pas hésiter à la compléter par une formation, même si celle-ci diffère de quelque temps le lancement de son projet. Il en va de l’avenir de sa future entreprise. Ce complément de formation peut être orienté vers le domaine technique propre au secteur d’activité qu’il souhaite développer, mais aussi vers le domaine de la gestion. Car même s’il n’est pas indispensable de maîtriser parfaitement tous les rouages de la comptabilité, de la finance ou de la fiscalité pour s’embarquer dans la création d’une entreprise, il convient d’en assimiler les notions essentielles. En ce sens, un stage peut être salutaire.

Pendant longtemps, la loi a rendu cette formation obligatoire pour les jeunes artisans soumis, préalablement à leur installation, à un stage de quelques jours organisé par les chambres de métiers. Ce stage devenu facultatif, les artisans peuvent désormais débuter leur activité sans réaliser cette formation ; dans la plupart des cas, il est toutefois vivement conseillé de s’y inscrire pour mettre toutes les chances de son côté.

3 – Les différents types de création

La plupart des créateurs partent d’une situation vierge : on parle alors de création ex nihilo. Dans d’autres cas, le créateur utilise une situation existante pour créer sa propre entreprise ; c’est le cas notamment lorsqu’il recourt à la location-gérance ou au contrat de franchise.

3.1 – La création ex nihilo

La création ex nihilo consiste à bâtir de toutes pièces une nouvelle entreprise.

Le créateur doit alors imaginer son propre concept et mettre tous les moyens en œuvre pour le développer en franchissant l’ensemble des étapes qui vont être décrites dans le présent guide.

S’agissant d’une nouvelle idée, d’un nouveau concept ou du développement d’un nouveau produit, si ceux-ci sortent des sentiers battus, s’ils ont des spécificités, s’ils sont innovants, et si ces qualités permettent de disposer d’atouts par rapport aux futurs concurrents, il est important d’en assurer la protection juridique.

Ainsi, préalablement à la création de la nouvelle entité, le porteur de projet doit procéder au dépôt des marques, brevets et dessins, afin de protéger ces éléments patrimoniaux qui constitueront certainement la principale richesse de son entreprise.

Les dépôts sont des opérations plus ou moins complexes selon la nature du bien à protéger et selon l’étendue géographique que l’on souhaite conférer à la protection. Le créateur peut réaliser ces démarches directement auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), mais il paraît souvent préférable de confier cette mission à des cabinets spécialisés qui lui prodigueront par ailleurs les conseils indispensables. Dans ce cadre, préalablement au dépôt d’une nouvelle marque, le créateur ou ses conseils devront effectuer une recherche d’antériorité afin de vérifier si elle n’est pas déjà la propriété d’une autre entreprise.

3.2 – La prise en location-gérance

Le contrat de location-gérance, appelé également gérance libre, est une opération juridique qui consiste pour le propriétaire d’un fonds commercial ou artisanal à le donner en location à une autre personne.

Nous sommes donc ici à la frontière de la création et de la transmission d’entreprise. En effet, même s’il n’y a pas transfert de propriété mais simple mise en location, le locataire poursuit l’exploitation jusque-là exercée par une autre personne, le propriétaire du fonds.

La location-gérance offre l’avantage pour un jeune entrepreneur de se mettre à son compte avec un apport financier relativement réduit puisqu’il n’a pas d’investissement à réaliser. Le financement du besoin en fonds de roulement reste toutefois à sa charge. Par ailleurs, dans cette situation juridique, l’exploitant supporte tous les risques inhérents à l’exploitation d’une entreprise, bien que pour certains d’entre eux le propriétaire soit solidairement responsable à ses côtés.

La notion de fonds de commerce
Le fonds de commerce est une entité constituée d’éléments incorporels et d’éléments corporels.
Les éléments incorporels sont généralement constitués par :
– La cdivtèle : élément essentiel sans lequel le fonds de commerce n’existerait pas.– Le droit au bail : titulaire d’un bail, le commerçant détient un droit au renouvellement qui permet le maintien dans les lieux et évite toute éviction arbitraire.– Le nom commercial et l’enseigne.
Les éléments corporels comprennent :
– Les agencements et installations.– Le matériel, le mobilier et l’outillage.L’immeuble, les créances et les dettes ne font pas partie du fonds de commerce. De même, le stock, bien que souvent transmis concomitamment, est un élément à part.

Le contrat de location-gérance est souvent utilisé à titre provisoire comme solution intermédiaire, dans l’attente d’une cession qui interviendra au profit du locataire en place. Cette formule lui permet non seulement de se familiariser avec l’activité, mais aussi de s’assurer des revenus qui accroîtront sa capacité financière et favoriseront ainsi l’acquisition.

La location-gérance est strictement réglementée. Elle est régie par les articles 144-1 et suivants du Code de commerce, qui imposent des conditions strictes pour la mettre en œuvre :

  • Le fonds, avant d’être mis en location-gérance, doit avoir été exploité directement par son propriétaire, sans condition de durée toutefois.

  • Le locataire gérant doit être immatriculé au registre du commerce et il doit poursuivre l’exploitation du fonds sans en changer l’activité.

    Ce locataire peut être soit une personne physique qui exerce alors en entreprise individuelle, soit une société.

    Les tiers doivent être informés de cette nouvelle situation juridique par une publication dans un journal d’annonces légales. De plus, une mention de l’existence du contrat doit être portée sur les documents commerciaux de l’entreprise.

    Dans le cadre de ce contrat, le montant des redevances à la charge du locataire est déterminé librement par les parties, par référence à la valeur du fonds.

    Le contrat est en principe conclu pour une durée déterminée, renouvelable par tacite reconduction. Mais la loi ne prévoit aucune garantie de reconduction pour le locataire. Ce dernier risque donc de perdre l’exploitation à chaque échéance du contrat.

    Au moment de l’entrée en location-gérance, le locataire reprend tous les contrats de travail attachés au fonds. A l’expiration de la location, ceux-ci reviennent au propriétaire du fonds qui reprend l’exploitation de l’activité.

    Pour le locataire, la location-gérance présente un inconvénient majeur : en développant l’activité, il valorise un fonds qu’il exploite mais qui ne lui appartient pas. Peut-être même devra-t-il acheter la valeur apportée par son propre travail si un jour il acquiert ce fonds.

    Point important, lors de la conclusion du contrat, il convient d’être vigilant sur le fait de savoir qui a la charge de renouveler les investissements. La loi ne réglementant pas cette question, elle doit être clairement tranchée par les clauses du contrat.

    3.3 – Le contrat de franchise

    Démarrer son entreprise dans le cadre d’un contrat de franchise consiste à nouer un partenariat étroit avec une entreprise, le franchiseur, qui a créé un concept et qui le commercialise.

    Ce concept comprend en général :– une marque ;– un savoir-faire ;– une gamme de produits ;– une assistance commerciale et technique ;– une formation ;– une identification visuelle.

    Des contrats de franchise existent dans de très nombreux secteurs d’activités, tant dans la vente que dans les services.

    La franchise offre l’avantage pour le créateur de bénéficier dès le départ d’un concept global, élaboré par de véritables professionnels, et testé par d’autres franchisés. Elle permet également de bénéficier de la notoriété et de la puissance commerciale d’un groupe, ce qui favorise la visibilité de l’entreprise.

    En principe, en dehors du contrat de franchise, il n’y a aucun div juridique entre le franchisé et le franchiseur. Ce dernier n’est donc pas propriétaire, même partiellement, de l’entreprise. Il n’est qu’un fournisseur qui tient une place particulière.

    En pratique, lors de la signature d’un contrat de franchise, le créateur doit être particulièrement vigilant sur la qualité de son partenaire. Le concept développé est-il de qualité, élaboré dans le moindre détail, et offre-t-il un réel apport assurant le succès annoncé ?

    Pour répondre à ces questions, il est indispensable pour le candidat à la franchise d’aller à la rencontre de franchisés déjà installés, et si possible de ne pas se limiter à ceux dont les coordonnées ont été fournies par le franchiseur. Un regard critique sur l’apport réel du franchiseur et la qualité des relations après la signature du contrat doit ressortir de cette enquête. Demander les comptes sociaux des franchisés aux greffes du tribunal de commerce, s’ils sont installés sous forme de société, permet de se faire une opinion sérieuse sur leur santé financière.

    Une fois validée la qualité de la franchise, une analyse du contrat, de préférence par un professionnel qui n’est pas lié au franchiseur, s’impose.

    Car le contrat comporte de nombreuses obligations : certaines sont à la charge du franchiseur, d’autres à la charge du franchisé. Ce dernier s’engage notamment à respecter un cahier des charges en principe très strict, auquel il est quasi impossible de déroger. Le créateur doit donc être conscient que la signature d’un tel contrat ampute une part de son indépendance, mais lui apporte, en principe, de nombreux avantages.

    De plus, financièrement, le contrat de franchise a un coût qui doit être décrit précisément dans le contrat. En principe, il se répartit entre :– un droit d’entrée forfaitaire versé au jour de la signature du contrat ;– une redevance périodique dont la base est souvent liée au chiffre d’affaires réalisé par le franchisé ;– d’éventuels services obligatoires ou facultatifs liés à l’adhésion au réseau, tels que des frais de campagne publicitaire, un site Internet, une formation…

    Du coup, souvent, le contrat de franchise implique des investissements initiaux plus importants que la création ex nihilo, car le franchiseur impose un lieu d’implantation de premier ordre, des aménagements importants, un stock minimal…

    La signature du contrat de franchise n’a toutefois aucune incidence sur la forme juridique de la nouvelle entreprise, ni sur son régime fiscal et social.

    4 – Les obligations et les droits du candidat à la création

    Précédemment à la création de son entreprise, le porteur de projet est très souvent soit salarié, soit demandeur d’emploi. À ce titre, différentes dispositions s’appliquent à lui. Elles lui confèrent des droits, mais l’assujettissent aussi à certaines obligations qu’il doit absolument connaître.

    4.1 – Les obligations du candidat à la création

    Respect de la clause de non-concurrence

    Dans certains cas, le salarié se voit interdire de créer son entreprise car son contrat de travail comporte une clause de non-concurrence.

    Pour être valable, cette clause doit répondre à quatre conditions impératives :– être écrite dans le contrat de travail, sauf à être prévue par la convention collective ;– être limitée dans sa durée d’application et dans un espace géographique ;– être limitée quant à la nature de l’activité interdite ;– ouvrir droit à une contrepartie financière pour le salarié.

    Avant de se lancer définitivement dans son projet, le salarié créateur doit donc vérifier qu’il n’est pas tenu par une telle obligation.

    S’il crée son entreprise dans le même domaine d’activité que son employeur, alors qu’une telle clause existe, il s’expose à des sanctions et des réparations de préjudices au profit de son employeur. Toutefois, un accord de renonciation, écrit, peut être établi avec l’accord des parties.

    Absence de concurrence déloyale

    En l’absence de clause de non-concurrence, une fois le contrat de travail rompu, le salarié retrouve une entière liberté de concurrence, mais sous réserve de ne pas en user de manière déloyale.

    Pour qu’il y ait concurrence déloyale, il faut qu’une faute ait été commise, sans que celle-ci ait été nécessairement frauduleuse. Les actes reconnus par la jurisprudence comme fautifs et caractérisant la concurrence déloyale sont en général ceux qui ont pour conséquence de désorganiser l’entreprise de l’ancien employeur, de lui causer un trouble commercial et de créer une confusion dans l’esprit de la cdivtèle et/ou des spécialistes du domaine d’activité concerné.

    Dans tous les cas, la concurrence déloyale résulte d’un ensemble de faits dont l’appréciation relève de la compétence souveraine des juges.

    Lorsqu’elle est justifiée et que l’ex-employeur en rapporte la preuve, l’action en concurrence déloyale permet à ce dernier d’obtenir une réparation du préjudice subi du fait des actes fautifs de son ancien salarié.

    Ont ainsi été jugés comme constituant des actes de concurrence déloyale les comportements suivants :– détournement d’une commande au préjudice d’une société dans laquelle le fondateur était encore salarié ;– détournement d’un fichier de cdivts ;– dénigrement d’une société et détournement de la cdivtèle par un ancien salarié et un ancien sous-traitant.

    4.2 – Les droits du candidat à la création

    Le congé pour création d’entreprise

    Les titulaires d’un contrat de travail du secteur privé peuvent, sous certaines conditions, rester salariés de leur employeur et bénéficier d’un aménagement de leurs horaires de travail pour créer leur entreprise. Cet aménagement se traduit soit par un congé création, soit par un passage à temps partiel. A noter qu’un accord d’entreprise ou une convention collective peut prévoir des conditions différentes des conditions légales notamment sur l’ancienneté requise et la durée du congé.

    Pour pouvoir jouir de cette mesure, le salarié doit justifier d’une ancienneté d’au moins vingt-quatre mois dans l’entreprise.

    La durée du congé, ou du temps partiel, est alors au maximum d’un an, renouvelable une fois.

    Pour déposer sa demande, le salarié doit informer son employeur, par tout moyen conférant date certaine, au moins deux mois à l’avance. Ce courrier doit comporter :– la date souhaitée pour le début de la période de congé/temps partiel ;– l’amplitude de la réduction du temps de travail ;– la durée du congé envisagée ;– la nature de l’activité de l’entreprise qui va être créée.

    L’employeur dispose alors de trente jours pour répondre, son silence valant acceptation. Et de manière discrétionnaire, il peut retarder le point de départ du congé pour une période de six mois à compter de la demande du salarié.

    De plus, le départ en congé peut être retardé notamment si plus de 2 % de l’effectif bénéficie déjà d’un congé pour création d’entreprise, jeune entreprise innovante ou sabbatique. Si l’effectif est inférieur à 300 personnes, l’employeur peut refuser le congé lorsque celui-ci emportera des conséquences préjudiciables au fonctionnement de l’entreprise.

    Lorsque l’employeur donne son accord, un avenant au contrat de travail fixe la durée de travail en cas de passage à temps partiel. Pendant cette période, la rémunération reste proportionnelle à la rémunération initiale, en fonction du nombre d’heures travaillées.

    Le droit à une formation : le compte personnel de formation (CPF)

    Un salarié candidat à la création d’entreprise peut, sous certaines conditions, utiliser les heures acquises au travers de son compte personnel de formation pour financer des actions de formation ayant pour objet de l’aider à réaliser son projet de création d’entreprise.

    Cette période de professionnalisation se déroule pendant le temps de travail et donne lieu au maintien de la rémunération du salarié.

    Les aides financières

    Les salariés et chômeurs créateurs d’entreprise peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’aides financières qui seront examinées dans le chapitre concernant le statut social du créateur et dans celui relatif aux aides à la création.

    Parmi les mesures réservées à ces deux catégories de population, nous pouvons d’ores et déjà citer :– l’étalement du règlement des cotisations sociales ;– les exonérations temporaires de cotisations sociales ;– le dispositif Nacre ;– le maintien des allocations des demandeurs d’emploi ;– le prêt sans intérêts réservé à certains demandeurs d’emploi.

    Le déblocage anticipé de l’épargne acquise grâce à la participation des salariés

    Un salarié qui crée une entreprise individuelle ou une société dont il exerce effectivement le contrôle a la possibilité de débloquer de façon anticipée les droits qu’il a acquis au titre de la participation aux résultats de l’entreprise. Ce droit est également acquis si la création est effectuée par son conjoint ou partenaire de Pacs ou l’un de ses enfants.

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    Qevlar AI : une IA qui analyse les alertes de cyberattaques

    Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient, Qevlar AI propose d’utiliser l’intelligence artificielle générative pour mener des investigations autonomes et améliorer la protection des entreprises.

    Qevlar AI renforce les Security Operations Centers (SOC) grâce à des agents d’intelligence artificielle qui réalisent les investigations d’alertes de manière autonome. « Cela réduit le temps d’investigation de 30 minutes à 3 minutes, permettant aux analystes SOC de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme la remédiation et le threat hunting », explique Ahmed Achchak, cofondateur avec Hamza Sayah de Qevlar AI. Ces deux créateurs ont, en effet, remarqué qu’il y avait parfois une certaine inefficacité dans les SOC, où plus d’une équipe sur deux passe à côté d’alertes critiques. Pour lutter contre cette inefficacité, ils ont identifié le principal goulot d’étranglement : l’investigation des alertes. « Notre victoire au Huawei Big Data Challenge en France va confirmer le potentiel de l’IA pour répondre à ce défi et va accélérer le développement de notre solution visant à optimiser la gestion des menaces. »

    Fiabilité et cohérence des investigations

    Pour lancer leur start-up, l’un des principaux défis est d’assurer une fiabilité et une cohérence constantes dans les investigations automatisées. « L’IA développée permet de structurer et contextualiser les analyses, garantissant des résultats précis et exploitables par les analystes. » Elle apprend en outre et s’améliore en permanence pour s’adapter à l’évolution du paysage des menaces et aux exigences de conformité changeantes. Elle fonctionne 24h/24 et 7j/7, permettant de traiter dès leur réception les alertes, qu’elles arrivent à 3h ou à 15h. Lancée en 2023, la solution est déjà utilisée dans de grandes entreprises du CAC40 et son déploiement devrait s’accélérer, portée par une demande croissante des équipes de cybersécurité pour des outils d’automatisation et d’IA plus performants. À court terme, Qevlar AI vise une internationalisation, le renforcement de son équipe et l’optimisation de la performance de ses agents d’IA. « À plus long terme, nous voulons développer une suite complète de produits d’IA dédiés à la cybersécurité défensive et devenir le leader du marché. »

    Fiche de l’entreprise
    Un chiffre : une levée de fonds seed de 4,5 M€ a été menée par EQT Ventures, avec le soutien de business angels de renom tels qu’Olivier Pomel (CEO de Datadog) et Florian Douetteau (CEO de Dataiku).Un conseil : lancez, testez, ajustez. Chercher la perfection freine l’agilité.Un contact : Ahmed Achchak, https://www.qevlar.com/

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    Concours Petit Poucet 2025

    Organisé par Theodo, entreprise française de conseil et réalisation numérique, le Concours Petit Poucet récompense l’entrepreneuriat étudiant à travers une dotation financière et un accompagnement stratégique et technique.

    Depuis 20 ans, Theodo, entreprise française de conseil et réalisation numérique, soutient l’entrepreneuriat étudiant en accompagnant les jeunes créateurs et créatrices d’entreprise qui veulent changer le monde. Cette année, le concours Petit Poucet qu’elle organise se consacre aux innovations Tech à travers 5 grandes catégories : IndusTech (aéronautique, défense, automobile, industrie, chimie, cleanTech, énergie, ressources naturelles…), ConsumerTech (biens et services de consommation, retail, foodTech, communications et médias…), ServiceTech (services à la personne, service public, services financiers, voyage…), HealthTech (santé, bien-être, sciences de la vie) et Tech for tech (high-tech, software & platforms, cybersecurity…).

    10 000 € de dotation

    Pour participer, il faut être un étudiant ou un jeune diplômé ayant obtenu son dernier diplôme universitaire moins de 2 ans auparavant, et être bénéficiaire du statut national d’Étudiant-Entrepreneur. Les lauréats bénéficieront d’une dotation de 10 000 €, ainsi que d’un accompagnement stratégique (coaching business et cadrage produit), d’un accompagnement technique (coaching tech), de networking (avec les anciens lauréats, cdivts et alumni Theodo, réseau de Business Angels) et d’un accès à un espace de coworking. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 avril 2025.

    Pour en savoir plus :

    https://petitpoucet.fr/#/leconcours/

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    Trois vidéos pour booster son projet de création

    Le réseau BGE d’appui aux créateurs d’entreprise propose trois vidéos d’entrepreneurs qui s’expriment sur des thèmes-clés.

    BGE a choisi de partager les témoignages d’entrepreneurs, suivis par le réseau, qui mettent leur savoir-faire au service du bien commun au travers de trois vidéos. Objectif : montrer qu’innovation et impact positif peuvent aller de pair.

    La première vidéo est consacrée au sujet « Nos entrepreneur.e.s au service de la société ». Elle relate des exemples d’activités vecteur de partage et de découverte, de projets qui misent sur l’entraide, la solidarité et l’insertion professionnelle, ou encore d’innovation durable.

    Apprendre à entreprendre

    La deuxième vidéo parle de « Créer un business solide et une entreprise pérenne ». Elle s’attèle, là aussi, à montrer comment des entrepreneurs ont su bâtir leur succès en développant des stratégies commerciales adaptées à leur marché. Enfin, la dernière vidéo traite du thème « Apprendre à entreprendre : Savoir-faire et savoir-être ». Parce qu’être entrepreneur, ce n’est pas seulement avoir une idée, c’est aussi savoir la concrétiser, gérer les défis et mobiliser les bonnes compétences.

    Pour consulter les vidéos :

    www.bge.asso.fr

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    Lyynk veut écouter et protéger les victimes de harcèlement

    Pour permettre aux élèves de signaler anonymement des incidents de harcèlement, qu’ils soient physiques ou psychologiques, Lyynk a mis en place une plateforme sécurisée où les jeunes peuvent s’exprimer librement et être orientés vers des ressources appropriées.

    Lyynk est un projet très engagé pour le bien-être et la santé mentale des jeunes. « C’est une application gratuite pour eux qui se présente comme une safe place avec de nombreux outils pour qu’ils puissent prendre soin de leur santé mentale au quotidien, explique Guirchaume Abitbol, fondateur de Lyynk. Les fonctionnalités ont été développées avec Miel, ma fille de 17 ans, qui a les codes des ados, et le Dr Claire Morin, médecin psychiatre, sur la base de méthodes utilisées en thérapie. L’originalité, c’est l’accès « Adulte de confiance » qui permet de réinventer le div de confiance entre jeunes et adultes, principalement les parents, qui est si compliqué à maintenir mais si précieux pour les jeunes. » Lyynk a aussi créé une fondation pour sensibiliser jeunes et adultes sur les sujets de santé mentale et agir auprès des pouvoirs publics. C’est parce que sa fille a vécu une adolescence chaotique rythmée par des soins psys et des troubles très sévères (dépression, troubles alimentaires), que Guirchaume, démuni pour gérer cette situation, a lancé Lyynk avec sa fille.

    Délivrer une certification aux écoles

    Guirchaume veut avoir une approche pragmatique de la détresse des jeunes et aller vite car la situation est urgente. « Recruter a été un challenge, mais nous avons pu monter en quelques mois une équipe solide et engagée, et lancer notre projet en septembre 2024. » La start-up travaille depuis à trouver un modèle économique pour au moins couvrir ses coûts. « C’est compliqué dans la mesure où il est difficile de monétiser la santé mentale et nous ne souhaitons faire aucune discrimination sur l’argent. Nous pensons avoir trouvé un modèle intéressant en nous adressant aux écoles, pour les aider à positionner le bien-être au cœur de leur projet éducatif. » Lyynk construit ainsi des modules spécifiques pour les établissements scolaires qui veulent s’engager dans cette démarche avec pour objectif final de délivrer une certification qui pourrait devenir un critère de choix pour les parents. L’appli a été le plus gros lancement applicatif français de 2024, avec 100 000 comptes créés en 24h. « Avec près de 300 000 comptes utilisateurs aujourd’hui, l’attrait pour notre outil est solide. Nous nous intéressons à l’international car beaucoup de pays ont la même problématique avec les jeunes. Mon expérience sera utile pour cela, et notre application est déjà disponible en anglais. Notre stratégie Go-To-Market est prête ! »

    Fiche de l’entreprise
    Un chiffre : 1,2 M€ ont été investis sur fonds personnelsUn conseil : il faut croire en ses rêvesUn contact : Guirchaume Abitbol, www.lyynk.com/

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    Entreprendre dans une commune qui cherche des porteurs de projet

    La plateforme Comm’une opportunité met en relation des communes qui veulent développer la vie économique de leur territoire et des porteurs de projet qui souhaitent s’y implanter.

    C’est parce qu’il peut être crucial pour certaines communes rurales ou de petite taille d’attirer des commerces ou des services pour revitaliser leur territoire que la plateforme

    Comm’une opportunité

    a vu le jour. Les communes peuvent y présenter leurs objectifs et leurs actions pour attirer des entrepreneurs et développer des initiatives économiques locales. De leur côté, les entrepreneurs peuvent expliquer leur projet, leur parcours, leurs envies…

    Entrer en contact avec un maire

    Pour pouvoir exposer son projet, il suffit de créer un compte (gratuit pour les porteurs de projet et pour les communes de moins de 2 000 habitants), de se présenter et de renseigner des informations concernant son projet. Tous les types d’activités sont acceptés : professions libérales, activités artisanales ou commerciales, associations culturelles ou sportives… Les professionnels peuvent ensuite entrer en contact avec le maire de la commune qui les intéresse ou être contactés par un maire qui aura retenu leur profil.

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    Popote régale les bébés

    Popote propose purées de fruits, légumes, viandes, brassés et lait infantile, bio, sans huile de palme et fabriqués en France. Au-delà des produits, la start-up accompagne les parents sur le chemin pas toujours facile de la parentalité.

    À l’origine, Popote est née avec l’envie d’amener une nouvelle approche sur le marché de l’infantile : « Nous avons lancé en 2017 des gourdes mono-ingrédients plutôt que des plats tout prêts, avec une maitrise totale de notre canal de vente en faisant le choix de démarrer en ligne, avec un positionnement premium et très proche de ses consommateurs… Ce qui était un pari constitue désormais le socle sur lequel s’appuie Popote pour continuer à grandir », explique sa fondatrice, Tiphaine Béguinot. Outre une large gamme de laits infantiles, purées et compotes pour bébé, Popote propose aussi des ateliers et conférences en ligne chaque mois, animés par des intervenants partageant leur expertise et expérience, mais aussi des e-books et des infos, pour aider les parents à avancer dans leur rôle. En 2024, l’entreprise a dû faire face à plusieurs défis, notamment des ruptures d’emballage. « Notre fournisseur a rencontré de grosses difficultés informatiques qui l’ont beaucoup impacté et par ricochet, nous également. La situation se normalise ces dernières semaines, mais il nous aura fallu faire preuve de beaucoup d’agilité pour maintenir au maximum l’activité malgré un catalogue restreint ces derniers mois ».

    25 000 parents livrés en 2024

    Malgré tout, l’entreprise se porte bien. « Le contexte général fait parfois peur, mais la marque continue de faire ses preuves, sur tous les réseaux. Certains canaux sont très dynamiques, comme la pharmacie ou le e-retail qui sont en plein déploiement, mais nos canaux historiques du réseau bio ou de notre propre e-shop continuent aussi à bien grandir avec une offre qui se structure et se renforce. Nos produits sont désormais disponibles dans 2 500 points de vente, qui s’ajoutent à notre e-shop qui a livré plus de 25 000 parents l’année dernière ». Popotte veut aussi s’exporter. « La Belgique et le Luxembourg sont bien implantés, nous travaillons la Suisse sur le même modèle et nous plantons les premières graines dans le reste de l’Europe pour écrire la suite. Nos Popote voyagent parfois dans des contrés plus lointaines, sur lesquelles nous faisons jouer des synergies de distribution de partenaires historiques ». Popote va également ouvrir un lieu pour elle, « l’occasion de rencontrer nos parents dans la vraie vie. Cette année verra également l’arrivée de nouvelles innovations pour enrichir notre catalogue… avec notamment l’arrivée de trois nouveaux segments que nous n’adressions pas jusque-là. Popote grandit ! »

    Fiche de l’entreprise
    Un chiffre : 7,5 millions d’euros de CA en 2024, soit une croissance de près de 40% en un anUn conseil : « Prenez soin de vous ! Ça veut dire écoutez-vous et pensez aussi un peu à vous ! »Un contact : Tiphaine Béguinot,

    www.popote-bebe.fr

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    Un livret des bonnes pratiques pour entreprendre en ruralité

    Dans le cadre du programme Entreprendre la Ruralité de la Fondation Entreprendre, un livret reprenant les bonnes pratiques des dispositifs d’accompagnement en faveur de l’entrepreneuriat en milieu rural, expérimentées sur 13 départements, vient d’être publié.

    Récemment publié, le livret

    Entreprendre la Ruralité

    rassemble les expériences d’un collectif de financeurs (Fondation Entreprendre, Fondation RTE, Fondation Terre & Fils…) et de lauréats qui ont expérimenté les dispositifs d’accompagnement des créateurs en milieu rural. Il entend être une boîte à outils permettant de diffuser les initiatives innovantes mises en place sur les territoires de 13 départements.

    Mobiliser les écosystèmes locaux

    Ces dispositifs s’appuient sur la mobilisation des écosystèmes locaux qui permet de mettre en place un « circuit court de l’accompagnement à l’entrepreneuriat de territoire » à travers trois grands enjeux : « Susciter et désintermédier la mobilisation citoyenne » pour définir des problématiques et des projets d’entrepreneuriat au service du territoire ; « Engager des démarches d’aller-vers les entrepreneurs », avec des accompagnateurs qui vont à la rencontre des entrepreneurs au plus près de leur lieu de vie et de travail ; « Renforcer l’ingénierie d’accompagnement à l’entrepreneuriat sur les territoires », pour pallier le déficit d’ingénierie des collectivités locales.

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    Elax propose un boitier pour réduire la consommation électrique des chauffe-eaux

    Pour optimiser la consommation électrique des chauffe-eaux, Elax a inventé un boitier anti-gaspi doté d’un thermostat intelligent qui permet de réduire de 25 % leur consommation électrique tout en garantissant le confort des utilisateurs.

    Elax a créé un dispositif, simple à installer (20 min seulement) qui s’adapte à tous les types de chauffe-eau et permet ainsi d’équiper rapidement de vastes parcs de logements. « Ce thermostat connecté se branche sur les chauffe-eaux pour réduire leur consommation en chauffant uniquement l’eau au bon moment. Résultats : des factures plus légères, une meilleure durée de vie des chauffe-eaux et moins de carbone émis », explique Thomas Tirtiaux, Directeur général d’Elax Énergie. L’idée est née d’une prise de conscience : « Les chauffe-eaux, de base, sont programmés pour chauffer à une température trop élevée toute la journée. Nous avons donc imaginé une solution qui permette de piloter la température de chauffe en fonction des besoins réels des locataires. Le matin, avant les douches, par exemple ». Doté d’une carte SIM 4G, il envoie les données de manière sécurisée et autonome aux serveurs de la start-up. Pour développer son concept, l’entreprise préfère travailler uniquement avec les bailleurs sociaux, conscient de leur envie de soutenir le pouvoir d’achat de leurs locataires et de diminuer leur impact carbone.

    Soutenir le pouvoir d’achat des locataires

    Et pour fabriquer le boitier, elle choisit un fabriquant français, basé en Bretagne, afin de soutenir l’industrie locale et réduire l’empreinte carbone. « Nous avons débuté en 2020 avec des tests chez certains bailleurs sociaux et avons amélioré peu à peu notre solution grâce aux retours des premiers logements équipés. Les difficultés ont été multiples : créer les bons algorithmes pour s’assurer que le confort des locataires restait optimal ou encore travailler avec notre usine partenaire Novatech sur l’amélioration continue du boîtier ». Aujourd’hui, plus de 80 bailleurs sociaux sont déjà partenaires d’Elax et plus de 25 000 boîtiers ont été déployés en France. Un bilan très positif qui devrait continuer à croître dans les prochains mois. « Nous nous lançons cette année dans le BtoBtoC avec pour objectif d’identifier des partenaires avec lesquels nous pourrons équiper des logements de particuliers. En parallèle, nous nous sommes lancés dans le soutien au réseau électrique grâce à l’utilisation des mécanismes de flexibilité. Concrètement, nous pilotons les chauffe-eaux pour qu’ils chauffent au moment des pics de production d’électricité, notamment lorsque les panneaux solaires ou les éodivnes fonctionnent. »

    Fiche de l’entreprise

    Un chiffre : Elax vise 50 000 logements équipés en 2025
    Un conseil : « Etudiez à fond vos potentiels cdivts et leurs besoins afin de bien comprendre leurs enjeux et d’arriver avec une solution qui y réponde ».
    Un contact : Thomas Tirtiaux,

    www.elaxenergie.com

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    Un accompagnement renforcé pour les entrepreneurs des quartiers

    Les réseaux Initiative France et 60 000 rebonds s’associent pour proposer, d’ici décembre 2026, un accompagnement renforcé à 3 200 porteurs de projets situés dans les quartiers prioritaires.

    Initiative France

    , le réseau d’accompagnement et de financement des créateurs repreneurs d’entreprises, et 60 000 rebonds, le réseau qui aide les entrepreneurs ayant connu l’échec, entendent développer l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV). Ainsi, dans le cadre du plan « Entrepreneuriat Quartiers 2030 », opéré par Bpifrance et financé par l’État et la Banque des Territoires, ils vont prochainement proposer à ce public spécifique un accompagnement renforcé ainsi qu’un financement sous forme de prêt d’honneur à taux zéro. Une sensibilisation à l’échec entrepreneurial sera également dispensée.

    Maximiser ses chances d’obtenir des financements

    Entièrement gratuit, l’accompagnement renforcé sera notamment composé de plusieurs ateliers pour maximiser ses chances d’obtenir des financements. Une aide sera également apportée pour boucler son tour de table de financement (comités d’octroi de prêts sensibilisés aux problématiques des quartiers, ingénierie financière renforcée par de l’accompagnement individualisé). Enfin, une attention sera spécifiquement apportée à la sécurisation du projet et au pilotage de l’entreprise au travers d’ateliers collectifs, de formations en ligne, d’un suivi individuel renforcé les premiers mois, de networking et d’une mise en réseau au niveau local.

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