Créateurs d’entreprise et maintien des allocations chômage

Le point sur les règles liées au versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi aux créateurs et repreneurs d’entreprise.

Les bénéficiaires de l’assurance chômage qui créent ou reprennent une entreprise peuvent, sous certaines conditions, cumuler les revenus de leur nouvelle activité non salariée avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Mais attention, le paiement de l’intégralité des sommes qui leur sont dues peut tarder à venir… En effet, l’assurance chômage règle seulement une avance sur l’ARE accordée au créateur/repreneur dans l’attente des justificatifs de ses revenus professionnels.


Rappel : seuls peuvent bénéficier de ce cumul les créateurs/repreneurs qui ne bénéficient pas de l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE). Et le versement de l’ARE implique d’effectuer une actualisation mensuelle de ses revenus auprès de France Travail.

Calculer le montant de l’ARE

Dans le cadre d’une création ou d’une reprise d’entreprise, il est possible de cumuler l’ARE avec les revenus d’une activité non salariée, dans la limite du salaire brut antérieurement perçu. L’ARE mensuelle due au créateur/repreneur est alors calculée de la façon suivante :

– première étape : définir le nombre de jours indemnisables dans le mois.

Nombre de jours indemnisé dans le mois = (Montant mensuel de l’ARE avant la création/reprise – 70 % des revenus d’activité non salariée) / Montant journalier de l’ARE avant la création/reprise.

– seconde étape : calculer le montant de l’ARE mensuelle.

Montant de l’ARE mensuelle dû au créateur/repreneur = nombre de jours indemnisés dans le mois (arrondi à l’entier le plus proche) x montant journalier de l’ARE.


Exemple : un demandeur d’emploi perçoit une ARE d’un montant mensuel de 992 € (mois de 31 jours) et d’un montant journalier de 32 €. Sa reprise d’activité lui procure un revenu mensuel de 600 €. Le nombre de jours indemnisés est égal à [992 € – (70 % x 600 €)] / 32 € = 17,87, soit 18 jours. L’ARE mensuelle qui lui est due est alors de 576 € (18 jours x 32 €).

Pour les revenus estimés mais non justifiés

Les créateurs/repreneurs d’entreprise qui, lors de l’actualisation mensuelle de leur situation, connaissent le montant de leurs revenus non salariés mais ne sont pas encore en mesure de les justifier (micro-entrepreneurs effectuant des déclarations d’activité mensuelles auprès de l’Urssaf et dirigeants assimilés salariés qui se voient remettre un bulletin de paie) perçoivent une avance de leur ARE mensuelle. Concrètement, le nombre de jours indemnisés dans le mois est affecté d’un coefficient fixé à 0,8.


Exemple : dans notre exemple précédent, 18 jours sont indemnisés dans le mois. Le nombre de jours qui est immédiatement indemnisé par France Travail s’élève à 18 jours x 0,8 = 14,4, soit 14 jours. L’avance réglée par France Travail au créateur/repreneur correspond donc à 448 € (14 jours x 32 €).

Le complément de l’ARE mensuelle due au créateur/repreneur, soit, dans notre exemple, 128 € (576 € – 448 €), lui est réglée une fois ses justificatifs de revenus transmis à France Travail. Des justificatifs qui doivent être adressés dans le mois qui suit le paiement de l’avance d’ARE.

Pour les revenus non connus

Les créateurs/repreneurs qui ne connaissent pas le montant mensuel de leurs revenus professionnels non salariés (micro-entrepreneurs effectuant des déclarations d’activité trimestrielles auprès de l’Urssaf, entrepreneurs individuels, gérants majoritaires de SARL…) perçoivent un montant mensuel forfaitaire au titre de l’ARE. Ce montant correspond à 70 % du montant mensuel de l’ARE calculé avant la création/reprise, soit, dans notre exemple, à 694 € (992 € x 70 %).


Important : le montant total de l’ARE due au créateur/repreneur est régularisé au bout d’un an (ou d’un trimestre), compte tenu de sa déclaration de revenus. Celui-ci est toutefois tenu d’effectuer une actualisation mensuelle auprès de France Travail sans y porter de revenus, mais en précisant le nombre d’heures qu’il estime avoir consacrées à son activité non salariée.

Un changement à venir

La nouvelle convention d’assurance chômage conclue en fin d’année dernière vient durcir les conditions de versement de l’ARE aux créateurs/repreneurs d’entreprise.

Ainsi, à compter du 1er avril 2025, le montant total des allocations versées au créateur/repreneur sera plafonné à 60 % du reliquat de ses droits à chômage. Les 40 % de droits non réglés pouvant alors être utilisés en cas de reprise d’indemnisation.


À noter : le créateur/repreneur qui justifie d’une absence de revenus au titre de l’activité créée ou reprise peut demander le versement des 40 % restants de l’ARE.


Arrêté du 19 décembre 2024, JO du 20

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Hormur aide les artistes à se produire chez les particuliers

Parce qu’il est parfois très difficile pour un artiste de trouver des salles où se produire, la start-up Hormur leur propose une plateforme pour se mettre en relation avec des particuliers qui ont des espaces à disposition.

Hormur connecte artistes, hôtes et spectateurs pour créer des événements artistiques dans des lieux non conventionnels, que ce soit dans un appartement, une librairie, un commerce ou un jardin. « Notre mission est de rendre l’art accessible à tous, tout en valorisant les artistes et en transformant les espaces du quotidien en lieux d’expression éphémères », explique Martin Jeudy, fondateur d’Hormur. Tout est parti d’une expérience personnelle. « Je suis metteur en scène et artiste. J’ai donc connu la difficulté de trouver des lieux où me produire. Un jour, par nécessité et par envie de proximité avec mon public, j’ai joué chez l’habitant. Une expérience unique, où l’art devient un véritable moment de partage, loin des grandes salles impersonnelles ». Il gère alors tout lui-même : trouver un lieu, organiser la billetterie, mobiliser les spectateurs… Un travail colossal qui, malgré les difficultés, lui révèle quelque chose d’essentiel : le besoin des artistes d’avoir des espaces d’expression conviviaux et le désir des hôtes d’accueillir des événements culturels chez eux. C’est à ce moment-là que l’idée d’Hormur germe dans son esprit.

Plus de 600 lieux recensés en France

Pour développer son concept, Martin part des besoins des artistes et des hôtes, puis créer une plateforme simple et intuitive. « Il a fallu convaincre les premiers hôtes de se lancer dans l’aventure et de les accompagner pour qu’ils aient confiance en eux. Nous avons travaillé pour que la plateforme soit à la fois sécurisée, transparente et conviviale pour tous les utilisateurs ». Un peu plus d’un an après son lancement, Hormur est aujourd’hui en pleine croissance avec un nombre d’événements en augmentation. « La communauté compte désormais plus de 3 000 artistes et plus de 600 lieux recensés en France. Les retours positifs confirment l’engouement pour ce concept novateur. Nous avons constaté un fort bouche-à-oreille et aussi une part des spectateurs qui deviennent eux-mêmes hôtes après avoir assisté à un évènement Hormur ». La start-up va continuer à développer sa communauté d’hôtes et à multiplier les lieux partenaires dans les grandes villes. « À long terme, notre ambition est de faire de Hormur une référence incontournable dans le domaine des événements artistiques hors les murs, en étendant notre présence à l’international ».

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : Hormur réunit déjà plus de 10 000 utilisateurs en France un an et demi après l’ouverture de la plateforme. Un conseil : « Connaissez vos utilisateurs et créez une solution qui répond à leurs véritables besoins mais n’essayez pas de plaire à tout le monde. L’écoute, l’adaptation et l’analyse sont essentielles pour construire une offre équilibrée entre exigences administratives et attentes des utilisateurs. »Un contact : Martin Jeudy,

hormur.com

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Bpifrance : des formations en ligne gratuites

La Banque publique d’investissement Bpifrance fait évoluer son Pass Créa, la boîte à outils des créateurs d’entreprise, avec l’ajout d’un nouveau service : l’accès à des formations en ligne entièrement gratuites.

Pour aider les futurs entrepreneurs à construire leur projet de création ou de reprise d’entreprise, Bpifrance met à leur disposition le

Pass Créa

. Cette boîte à outils comprend différentes ressources, notamment des tutos vidéo, des articles, un business plan en ligne, des modèles de pitch deck ou encore un coffre-fort sécurisé pour stocker ses documents. Et aussi désormais des formations en ligne accessibles gratuitement.

Une simple inscription

Ces formations doivent permettre aux porteurs de projet d’acquérir les compétences nécessaires pour créer et développer leur entreprise. Il peut s’agit au choix de marketing, de développement commercial, de juridique, de financement, etc. Pour en bénéficier, il suffit de se connecter à son Pass Créa pour accéder à la plateforme de formation et de s’inscrire à la formation choisie.


Isabelle Capet

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Evvest : la plateforme d’investissement qui place les femmes au centre

Engagée pour l’émancipation financière des femmes, la plateforme d’épargne Evvest propose des solutions automatisées et personnalisées d’investissement pour les aider à gérer et à faire fructifier leur épargne.

Evvest est une plateforme d’investissement innovante dédiée à l’autonomisation financière des femmes. « Elle répond aux besoins spécifiques des femmes dans la gestion de leur patrimoine en offrant des solutions d’épargne et un accompagnement sur mesure », explique Anne-Laure Frischlander-Jacobson, sa fondatrice. « L’objectif est de permettre à chaque femme de prendre le contrôle de son avenir économique, avec des outils financiers adaptés à ses réalités et de contribuer à leur autonomie économique. » Un abonnement permet d’accéder à des conseils, des formations, des ateliers, ainsi qu’à une communauté et un réseau d’experts. Cette idée de créer Evvest est née lors de ses fonctions de direction en Asset Management. « Nous avions travaillé sur la plus grande étude réalisée sur l’investissement et les femmes. Le constat était alarmant. Les femmes n’investissaient pas et cela contribuait à encore plus d’inégalité patrimoniale. C’était évident que la finance ne s’adressait pas aux femmes, qu’il était temps de le faire et de les accompagner comme il se doit ».

Comprendre le besoin réel des femmes

Pour comprendre le besoin réel des femmes et en quoi il est différent de celui des hommes, Anne-Laure réalise un sondage auprès d’un échantillon de femmes. « Il m’est apparu évident que la problématique était de répondre à la charge mentale de la femme en offrant une gestion automatisée, simplifiée et en toute confiance ». Elle sous-traite la technologie, cherche des financements pour le projet et constitue une équipe. Mais la thématique des femmes est parfois mal comprise. « Il a fallu expliquer à certain l’importance d’une approche distincte pour cibler ce public non encore adressé ». L’activité, tout juste lancée, démarre bien. « Nous avons pour ambition d’être plus qu’une plateforme traditionnelle d’épargne. Nous souhaitons être de vrais acteurs du changement. Pour cela nous souhaitons à la fois créer de la valeur avec l’innovation technologique en intégrant les solutions d’Open banking et d’agrégation pour un conseil sur mesure. Nous souhaitons également créer des produits qui répondent à certaines valeurs notamment éthiques en forte demande de la part de femmes ».

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : Frais de 0,85 % à 1,35 % (selon les profils de gestion), soit moitié moins qu’une banque traditionnelleUn conseil : « Il faut rompre avec l’idée que l’entreprenariat c’est la liberté. Lancer une entreprise c’est donner vie à une conviction profonde. Il faut accepter les difficultés et les frustrations d’avoir tout à faire soi-même au départ. »Un contact : Anne-Laure Frischlander-Jacobson,

evvest.fr

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Bpifrance s’engage auprès des cédants et repreneurs d’entreprises

La banque publique d’investissement Bpifrance lance un grand Plan Transmission pour accompagner cédants et repreneurs d’entreprises dans leur projet et augmenter le nombre d’opérations en France.

Les enjeux d’une transmission d’entreprise réussie sont nombreux, qu’il s’agisse de maintenir les emplois, de continuer à créer de la valeur ou encore de préserver un savoir-faire. Or de nombreuses entreprises vont être à transmettre dans les prochaines années. En effet, 41 % des dirigeants de PME en France indiquent leur intention de céder leur entreprise dans les 5 prochaines années. Pour accompagner ce mouvement sans perdre de vue les enjeux qui y sont liés,

Bpifrance

a choisi de placer la transmission au cœur de sa stratégie.

Un nouveau dispositif de prêt sans garantie

Ainsi, la banque publique souhaite notamment aider les cédants qui n’ont pas encore défini de projet de transmission en raison d’un manque de temps ou de difficultés à identifier un repreneur. Pour cela, elle met à leur disposition deux rubriques éditoriales dédiées sur son site internet : « Je cède mon entreprise » et « Je veux reprendre une entreprise », elle enrichit son catalogue de formations à leur attention et elle va déployer des actions de sensibilisation et des événements régionaux. Elle va également étayer son outil Mon Pass Créa en 2025 d’un parcours dédié au cédant. Enfin, elle entend présenter, dans les prochains mois, un nouveau dispositif national de prêt sans garantie qui permettra de financer la reprise des PME et ETI.

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Zéro Biodéchet : une solution innovante au service des déchets de cuisines

Avec ses technologies innovantes, Zéro Biodéchet veut révolutionner la gestion des déchets des professionnels de la restauration, hôtellerie, EHPAD, cantines, écoles et des collectivités publiques.

Zéro Biodéchet s’est spécialisée dans la gestion écologique des déchets notamment avec une technologie innovante permettant de transformer en 24 heures des biodéchets en eau non polluante après une fermentation-décomposition totale grâce à un procédé par microbiotes. « C’est lorsque j’ai entendu que le tri des biodéchets allait devenir obligatoire notamment chez les professionnels en janvier 2024, que je me suis interrogée, étant Coréenne, sur les solutions techniques qu’utilisait à ce sujet la Corée. Car ce pays est un champion du tri depuis plus de 20 ans », explique Yejin Mulot, la fondatrice de Zéro Biodéchet. Elle commence alors à faire une étude marché des constructeurs coréens les plus sérieux qui pouvaient proposer les dernières innovations techniques. « Une fois le meilleur fabricant choisi j’ai négocié un contrat d’exclusivité d’importation en France ». Elle optimise alors cette technologie grâce à un partenariat avec un laboratoire français spécialisé en microbiotes et l’appui de son mari, directeur d’une entreprise de matériel ostréicole. Ensemble ils adaptent la machine au marché français, qui est capable de décomposer entièrement les déchets alimentaires tels que les retours de service, les restes de nourriture, les épluchures, le poisson ou le pain grâce à des microbiotes naturels.

Un partenariat avec les installateurs d’équipement de cuisine

Tout juste commercialisée, cette technologie suscite l’intérêt. « L’innovation comportant de nombreux avantages par rapport aux solutions existantes comme les broyeurs déshydrateurs ou les composts, qui sont plus énergivores avec des désagréments en terme d’odeurs et de chaleurs, nous avons de nombreux contacts arrivant de divers secteurs où sont produits des biodéchets. Plusieurs collectivités nous contactent pour leur présenter notre solution afin de pouvoir guider les restaurateurs et hôteliers de leur région. Les restaurants et hôtels demandent eux-mêmes à essayer notre machine au sein de leur établissement avant de passer commande ». Présenté en novembre 2024 au salon EQUIPHOTEL, le concept a remporté beaucoup de succès. Yejin veut continuer à faire connaître cette solution partout en France grâce à une collaboration avec les revendeurs/installateurs spécialisés dans l’équipement de cuisine. « Je souhaiterai également reproduire ce modèle économique dans un autre pays européen ayant une obligation de tri cherchant une solution durable ».

Fiche de l’entreprise

– Un chiffre : 50 000 euros en fonds propres ont été investis pour importer les machines, les présenter au salon Equip hotel à Paris et réaliser les supports marketing.
– Un conseil : « Restez éveillé, quand la société change ! »
– Un contact : Yejin Mulot,

zerobiodechet.fr

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CréaScope : un nouvel outil pour diagnostiquer son projet entrepreneurial

Depuis janvier 2025, France Travail expérimente, dans trois régions et pour 6 mois, une nouvelle prestation, dénommée CréaScope, qui permet à un demandeur d’emploi d’établir un diagnostic de son projet entrepreneurial de création/reprise d’entreprise avec un expert.

France Travail entend continuer à promouvoir l’entrepreneuriat et à soutenir les créateurs d’entreprise. À ce titre, elle teste, depuis le début du mois de janvier, un nouveau dispositif, appelé Créascope, destiné à aider les demandeurs d’emploi à établir un diagnostic de viabilité de leur projet entrepreneurial. Trois régions ont été retenues pour ce test grandeur nature, à savoir la Bretagne, la Martinique et la Nouvelle Aquitaine.

Un entretien de 3 heures

Ce dispositif prend la forme d’un entretien, d’une durée de 3 heures environ, qui se déroule individuellement avec un expert d’un réseau de la création d’entreprise. Il permet d’évaluer la situation du porteur de projet, ses compétences, ses motivations, ses contraintes, etc., ainsi que la faisabilité du projet, les caractéristiques de l’offre, l’état du marché, ou encore les aspects financiers et juridiques. À l’issue de cet entretien, le porteur de projet dispose alors de toutes les cartes en main pour décider de poursuivre ou non son projet. Si c’est le cas, il sera orienté vers les bons interlocuteurs.

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Magma Energy : Donner une seconde vie aux équipements agricoles

Magma Energy propose une solution complète pour faciliter les échanges au sein de la filière agricole de la méthanisation : méthaniseurs et agriculteurs peuvent y acheter, vendre ou échanger des équipements qu’ils n’utilisent plus ou souhaitent remplacer.

Magma Energy est la première centrale d’achats dédiée aux producteurs de biogaz venant majoritairement du monde agricole. « L’objectif est de centraliser et standardiser les besoins de plusieurs installations pour réduire leur coût d’exploitation, explique Thierry Gahamanyi, fondateur de l’entreprise. Magma Energy accompagne les producteurs en direct ou via une plateforme en ligne dédiée aux achats de fourniture et de services liés à la méthanisation ». C’est grâce à son expertise du monde énergétique combiné à une proximité du monde agricole que Thierry a créé Magma Energy en 2020 après plusieurs années en tant que responsable d’achats de la filière méthanisation de GRDF et une thèse à HEC (Paris/Doha). « La production du gaz renouvelable (biogaz) est portée majoritairement (80 %) par le monde agricole, cette profession qui nous nourrit, qui subit une précarité des revenus et qui travaille à 200 %. Du coup il fallait mettre en place un concept pour que la production de cette énergie propre soit la plus simple possible en baissant les couts d’acquisition et en facilitant l’exploitation des unités ».

Cibler des exploitations vieillissantes

Sélectionné pour le concours de startup Plug & Start organisé par la Technopole de l’Aube Champagne, le projet est incubé au sein d’un structure d’accompagnement et dans un environnement innovant. « La difficulté a été d’affronter la pandémie COVID et l’arrêt de plusieurs projets au lancement. Ça m’a poussé à revoir mon business model et à le rendre plus résidivt, en ciblant majoritairement des projets en exploitation (plus de 1 500 à dates) qui sont vieillissantes et qui ont des besoins d’optimisation et des pièces de rechange ».

Une stratégie payante puisque l’activité est en croissance. « Notre chiffre d’affaires est quasiment multiplié par deux depuis la création et cela ne devrait pas s’arrêter. Nous avons déjà pu accompagner plus de 250 producteurs de biogaz en France. Et l’activité se développe à l’export : Suisse, Belgique, Tunisie… ». L’entreprise veut consolider ses parts de marché sur la France et continuer à se développer l’international. « Nous voulons aussi proposer des offres toujours plus innovantes tout en conservant l’agilité d’une structure à taille humaine. Nous intégrons de l’intelligence artificiel aussi bien dans le parcours cdivt que dans l’optimisation des process internes ».

Fiche de l’entreprise

– Un chiffre : 850 produits peuvent être achetés via notre plateforme en ligne
– Un conseil : « Se lancer et de bien s’entourer. Surtout ne pas se fixer des limites (The Sky Is The Limit) »
– Un contact : Thierry Gahamanyi,

magma-energy.net

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Nouvelle édition du « Be a boss Women Tour »

Pour sa 11 édition, le « Be a boss Women Tour » permet, comme chaque année, aux femmes porteuses d’un projet ou déjà entrepreneures d’assister à un forum régional et de présenter leur projet pour concourir aux « Be a Boss Awards ».

Le « 

Be a boss Women Tour

 », c’est à la fois un forum et un concours qui se tient tous les ans en région (Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de la Loire, Hauts-de-France, Île-de-France, Sud, Antilles-Guyane, Grand-Est). Pour y participer, il suffit de s’inscrire. Le forum régional permet d’échanger avec d’autres femmes entrepreneures de sa région, de rencontrer des experts de l’accompagnement et de découvrir des projets portés par des femmes.

30 000 € en espace média

Organisé à l’occasion de chaque forum en région, ce concours permet de sélectionner deux finalistes qui assisteront à la journée de clôture parisienne. Lors de cette journée de clôture, et à l’issue d’un dernier pitch, le jury sélectionnera les trois lauréates des Be a boss Awards. Chacune recevra une dotation de 30 000 € en espace média, à consommer dans les supports partenaires, et une invitation dans l’émission radio « Les Vraies Voix qui font bouger la France ». Des dotations pourront également être offertes en région aux deux finalistes.

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LivingPackets : des emballages de livraison réutilisables et sécurisés

Des services d’expédition sécurisés avec des emballages réutilisables et intelligents, c’est ce que propose LivingPackets aux entreprises et particuliers qui veulent réduire leurs déchets et optimiser leur logistique.

LivingPackets propose des services d’expédition sécurisés avec des emballages réutilisables et intelligents, simples d’utilisation. « Notre emballage The Box est disponible à la location, sans investissement, détaille Denis Mourrain, Directeur des opérations et cofondateur de LivingPackets. Elle est née de la prise de conscience croissante des impacts environnementaux dus à l’emballage à usage unique. La grande majorité des consommateurs ont désormais intégré cet enjeu, et souhaite disposer de solutions simples et vertueuses. Avec son affichage d’étiquette inviolable et son système de verrouillage, notre colis The Box intègre tous les services d’un emballage, de la logistique et de sécurité. Notre plateforme permet aux cdivts de suivre leurs expéditions et de recevoir des alertes en temps réel. Et nos services permettent aux entreprises de mieux gérer leurs expéditions, de résoudre leur sinistralité et de créer des services de circulation durables ». Les emballages THE BOX sont réutilisables plusieurs centaines de fois, éco-conçus et recyclables. Cette innovation vient en outre d’être validée par l’IATA (International Air Transport Association).

60 brevets internationaux déposés

Le développement de cette solution a demandé des recherches approfondies sur les matériaux et la technologie. « Six années de R&D et près de 60 brevets internationaux ont été nécessaires. Si l’accès au financement initial et la transformation des réseaux logistiques ont été difficiles, la législation joue en notre faveur. Elle évolue progressivement pour faciliter la réutilisation et la récupération. Nous observons une attention de plus en plus forte des entreprises pour des solutions durables, poussées par les attentes des consommateurs et par une prise de conscience des enjeux écologiques ». LivingPackets constate en effet une augmentation de la demande pour ses solutions, « et grâce à des partenariats stratégiques, nous avons élargi notre réseau de cdivts, y compris des entreprises de e-commerce. Nos produits sont plébiscités par des acteurs majeurs comme SFR et Louis Vuitton ». À court terme, l’entreprise prévoit d’élargir sa gamme de produits et de renforcer sa présence sur le marché B2C. « À plus long terme, notre objectif est de devenir un acteur majeur dans le domaine des emballages durables et d’étendre notre modèle à l’international. Nos emballages et services sont visibles dans près de 135 pays ».

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : près de 5 millions de kilomètres ont été parcourus par les emballages The BoxUn conseil : « La qualité essentielle de tout entrepreneur est de rester résidivt et ouvert aux feedbacks. Les défis et les échecs font partie du processus entrepreneurial, et chaque retour d’expérience est une opportunité d’apprendre et d’ajuster sa voie vers le succès. »Un contact : Denis Mourrain,

fr.livingpackets.com

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