Utiliser le dispositif Démission-Reconversion pour créer son entreprise

Selon une étude menée par l’Unédic, les bénéficiaires du dispositif Démission-Reconversion se dirigent majoritairement vers des projets de création d’entreprise.

Mis en place depuis novembre 2019, le dispositif Démission-Reconversion permet de percevoir des allocations chômage lors d’un changement de vie professionnelle. À ce titre, l’Unédic s’est basée sur les données du dispositif, couvrant les 24 premiers mois suivant l’inscription des intéressés à France Travail ainsi que sur les données France Travail, pour suivre le parcours de ces derniers dans ce dispositif. Ainsi, en 2023, 22 000 dossiers ont été déposés, dont 4 % n’ont pas été validés. Concernant les dossiers validés, 63 % concernaient une création d’entreprise, 30 % une formation et 7 % une formation liée à la création d’entreprise.

Combiner création et formation

Sur les 7 bénéficiaires sur 10 qui créent leur entreprise, 5 mènent à bien leur projet sans suivi d’une formation tandis que 2 combinent création et formation. Les créateurs sont majoritairement des hommes (60 %), âgés de 30 à 49 ans (79 %), diplômés du supérieur (61 %) et cadres (28 %). La création d’entreprise intervient rapidement, en moyenne 3 mois après l’ouverture des droits. Sachant que 24 mois après l’ouverture des droits, 1 bénéficiaire sur 10 a repris un emploi durable (CDI ou CDD/intérim d’au moins 6 mois) et 2 sur 10 un emploi, quel qu’il soit.

Pour en savoir plus sur ce dispositif :

www.unedic.org

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Un outil pour faire le point sur son projet de création d’entreprise

L’Institut national de la propriété industrielle (INPI), les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) et les Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) se sont associés pour créer un outil d’autodiagnostic en ligne, simple et gratuit, qui permet d’évaluer la solidité d’un projet.

Il y a quelques années, l’État a mis en place un Guichet unique, géré par l’INPI, qui permet de faciliter les démarches de la création d’entreprise. Mais avant d’en arriver à cette étape, la réussite et la pérennité d’un projet nécessitent une préparation solide en amont. Et pour évaluer la solidité d’un projet avant d’engager les démarches pratiques de création, un nouvel outil d’autodiagnostic a été mis en ligne sur le site portail e-procédures de l’Inpi.

Une première vision du niveau de préparation

Après avoir posé 7 questions clés qui touchent à la règlementation, au business plan ou encore aux aides accessibles, l’outil d’autodiagnostic donne aux porteurs de projet une première vision de leur niveau de préparation. Il peut également indiquer qu’un accompagnement leur serait utile et leur conseiller de se rapprocher du réseau consulaire (CCI ou CMA) le plus proche pour en bénéficier. Pour rappel, ces opérateurs sont présents sur tout le territoire pour apporter leur expertise et aider les créateurs à structurer leur projet.

Pour accéder à l’outil :

https://securisez-projet-formalite.inpi.fr/

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Un Baromètre de la transmission de fonds de commerce

Réalisé par Les Annonces du Commerce en partenariat avec Atometrics, le Baromètre de la transmission de fonds de commerce analyse les cessions par activité et par territoire. En 2025, 22 771 fonds de commerce ont été transmis.

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de fonds de commerce changent de main. Pour avoir une vision objective des volumes, des niveaux de prix et des dynamiques du marché de ces cessions et ainsi aider les cédants et les repreneurs à obtenir des indicateurs fiables pour prendre les bonnes décisions, un nouveau baromètre a été lancé. Réalisé par Les Annonces du Commerce en partenariat avec Atometrics, ce baromètre propose une approche comparative du marché réel avec le marché affiché.

Des écarts entre prix demandés et prix réellement constatés

Ce baromètre se base, en effet, sur l’analyse des transactions réellement conclues, publiées au Bodacc. Sont ainsi disponibles les données des volumes de cessions, les niveaux de prix constatés, les dynamiques sectorielles et régionales… Ces données sont ensuite confrontées à l’analyse des annonces de fonds de commerce en ligne, représentant le marché « affiché », notamment les attentes des vendeurs, les écarts entre prix demandés et prix réellement constatés…

Le Baromètre couvre 5 grands secteurs : les commerces alimentaires, les commerces non alimentaires, l’hôtellerie & chambres d’hôtes, les restaurants & cafés bars, l’artisanat & services.

Pour consulter le Baromètre :

https://atometrics.com/barometre-transmission/

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La franchise, un tremplin pour se lancer dans l’entrepreneuriat

La 22 enquête annuelle de la Banque Populaire/FFF démontre une nouvelle fois que la franchise joue un important rôle de levier dans l’entrepreneuriat, notamment en raison de l’environnement sécurisant qu’elle apporte.

La Banque Populaire vient de publier les résultats de son enquête annuelle sur la franchise, réalisée avec la Fédération Française de la Franchise (FFF) et Kantar. Selon cette enquête, 30 % des sondés aimeraient créer leur entreprise (-2 points en 5 ans), dont plus de la moitié (51 %) en franchise. Un chiffre qui grimpe à 65 % chez les 18-24 ans. Parmi les raisons invoquées figurent l’accompagnement et les moyens mis à disposition pour développer l’activité, qui créent un environnement sécurisant pour le porteur de projet, devant la perspective d’une meilleure rentabilité.

Un tiers des franchisés n’auraient pas créé sans ce modèle

Pour 26 % des porteurs de projet, la création en franchise permet aussi de redonner du sens à leur vie professionnelle (plus de liberté, d’autonomie, maîtrise du lieu de vie…) et pour 24 %, elle constitue un levier facilitant un changement de carrière. Côté franchisés, 35 % indiquent qu’ils n’auraient pas créé leur entreprise sans ce modèle, tandis que 92 % d’entre eux recommandent la franchise (+4 points en un an).

L’enquête aborde également la perception des enjeux clés dans la franchise, comme la cession-transmission, l’utilisation de l’IA ou encore l’éco-responsabilité.

Pour consulter l’enquête :

banquepopulaire.fr

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Starthèse 2026 accompagne les doctorants vers l’entrepreneuriat

Proposé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, le programme Starthèse entend faciliter l’émergence de projets entrepreneuriaux innovants issus des laboratoires.

De la recherche académique à l’entrepreneuriat, il n’y a qu’un pas. C’est pour valoriser les travaux de recherche et les compétences scientifiques des doctorants, et les inciter à se lancer dans la création d’entreprise, que le programme Starthèse a vu le jour. Ouvert aux doctorants et docteurs diplômés depuis moins de 5 ans, il propose d’accompagner la transformation d’un sujet de thèse en projet entrepreneurial, qu’il soit technologique, social, culturel ou environnemental.

31 dispositifs territoriaux

Pour l’édition 2026 du Challenge Starthèse, ce sont pas moins de 31 dispositifs d’accompagnement des jeunes chercheurs vers l’entrepreneuriat qui ont été recensés, répartis sur tout le territoire et proposant des formats variés (initiation à l’entrepreneuriat, ateliers, mentorat, challenges, parcours d’innovation…). Ils sont portés par une grande diversité d’acteurs, des universités et établissements d’enseignement supérieur aux pôles universitaires d’innovation en passant par des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat ou des acteurs du transfert de technologies.

Pour en savoir plus :

www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/starthese

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Entreprendre par passion : rêve ou opportunité ?

Peut-on transformer ce qu’on aime en activité rentable ? La passion est-elle un moteur suffisant pour entreprendre ? Le réseau BGE propose d’aborder ces questions lors d’un webinaire qui aura lieu le 30 mars prochain.

Le réseau d’appui aux entrepreneurs BGE se penche sur les coulisses des projets nés d’une passion. Déclic entrepreneurial, doutes, arbitrages, structuration, rapport à l’argent, équilibre personnel… qu’est-ce qui se joue réellement lorsqu’on décide de vivre de ce que l’on aime ?

Pour aborder ces aspects de la création d’entreprise, le webinaire accueillera les témoignages d’Estelle Robbino, fondatrice de Momentum (studio de Pole Dance) et de Lydia Chalabi, dirigeante de Sports In d’Or (complexe sportif et restaurant).

Équilibre entre plaisir et performance

Car si, pour se lancer, ces porteurs de projet connaissent leur secteur parfaitement, ce qui leur offre un gain de temps non négligeable, monter un business reste une activité à part entière, avec des compétences spécifiques à acquérir, un modèle économique à mettre en place et une stratégie à bâtir. Le webinaire proposera de s’interroger sur comment trouver l’équilibre entre plaisir et performance, comment professionnaliser sa passion sans la dénaturer ou encore comment passer du rêve à l’opportunité concrète.

Pour en savoir plus :

www.bge.asso.fr

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Le dernier Baromètre de l’Artisanat s’intéresse à la mixité

Réalisé par l’Institut Supérieur des Métiers (ISM) en partenariat avec la MAAF, le dernier Baromètre de l’Artisanat dévoile qu’un quart des entreprises artisanales sont dirigées par des femmes. Une part qui progresse peu depuis 2015…

Issu des données des fichiers nationaux (Insee, ACOSS-URSSAF, MEN-MESR DEPP, etc.) concernant l’artisanat, le Baromètre de l’Artisanat propose de dresser un état des lieux chiffré et cartographié du monde des artisans et de mesurer l’évolution de ce secteur. La dernière édition s’intéresse à la mixité. Le principal constat révèle que 24 % des chefs d’entreprises artisanales sont des femmes. Ce chiffre évolue peu depuis 2015 alors qu’il avait doublé entre 1985 et 2015. Il est également plus faible que dans le commerce (où 41 % des dirigeants sont des femmes) et chez les professions libérales (46 %).

Moins de moyens financiers

Autre caractéristique relevée par le baromètre : les dirigeantes d’entreprises artisanales ont un niveau de diplôme plus élevé que les dirigeants hommes. 59 % ont au moins un diplôme de niveau Bac, dont un quart sont diplômées de l’enseignement supérieur (contre 39 % chez les artisans). Elles créent aussi avec moins de moyens financiers, principalement dans des projets supposant une mise de fonds supérieure à 16 000 €. Ces projets représentent 5 % des entreprises créées par des femmes, contre 16 % par des hommes.

Pour télécharger le baromètre :

https://infometiers.org/

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Willa Start accompagne les porteuses de projets innovants

Le programme Willa Start propose d’accompagner pendant 6 mois des femmes qui portent un projet innovant et qui veulent valider leur business model et structurer le développement de leur activité.

Imaginé pour les femmes qui ont un projet innovant (de tous types – usage, produit, marché… –, de rupture ou d’amélioration) et scalable (capable de faire réaliser des économies d’échelle), le programme Willa Start propose de rejoindre un réseau mondial d’entrepreneuses et d’experts bienveillants. Pendant 6 mois, les lauréates bénéficieront d’un accompagnement sur mesure, en présentiel à Paris ou en distanciel partout en France. L’objectif étant de transformer une idée en entreprise viable et solide.

100 heures de formation en collectif et en individuel

Ce programme prévoit, en effet, 100 heures de formation en collectif et en individuel pour résoudre ses problématiques, avec des contenus et des exercices conçus pour challenger tous les aspects du projet. 18 rendez-vous individuels sont également programmés avec des experts, ainsi qu’un suivi personnalisé.

Les candidatures se font en ligne, en continu avec un comité de sélection qui se réunit tous les 3 mois (février, mai, septembre et novembre).

Pour en savoir plus :

https://hellowilla.co/programmes/willa-start/

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2025, un bon cru pour la création d’entreprises

Malgré un contexte difficile, la création d’entreprises en France connaît un nouveau succès en 2025 avec près de 1,2 million de nouvelles entreprises immatriculées, soit +5 % en un an, autant que l’année record de 2024.

C’est à partir du milieu d’année et surtout en fin d’année 2025 que la dynamique entrepreneuriale s’est accélérée, avec une hausse des créations d’entreprises dans l’industrie, les activités de commerce, l’information et la communication et les activités de soutien aux entreprises. Cette augmentation pourrait s’expliquer en partie par une anticipation de la réforme de l’Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) entrée en vigueur en janvier 2026, qui prévoyait une restriction du périmètre d’éligibilité et une diminution du taux d’exonération de cotisations sociales sur certains revenus.

L’entrepreneuriat est en vogue

Plus globalement, selon l’indice entrepreneurial français 2025, l’entrepreneuriat est en vogue. 3 Français sur 10 estiment ainsi qu’il est plus intéressant de travailler à son compte (contre 1 sur 4 en 2021). Et 1 Français sur 10 indique avoir l’intention de créer ou de reprendre une entreprise un jour (soit +2 points en 4 ans). C’est particulièrement vrai en Outre-mer (+16 %), en Île-de-France (+7 %), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+6 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+4 %). Les zones rurales ne sont pas en reste avec +2 %. On note également +4 % dans les Zones France Ruralités Revitalisation (ex-ZRR) et +5 % dans les Petites villes de demain et les Actions cœur de ville.

Pour en savoir plus :

https://bpifrance-creation.fr/observatoire

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L’aide à la création d’entreprise moins généreuse

Depuis le 1 janvier 2026, le montant de l’exonération de cotisations sociales accordée au titre de l’Acre ne peut dépasser le quart des cotisations dues pour les créateurs et repreneurs d’entreprise.

L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) permet aux personnes qui créent ou reprennent une entreprise de bénéficier d’une exonération de certaines cotisations sociales personnelles (cotisations d’assurance maladie-maternité, de vieillesse de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales) pendant les 12 premiers mois de leur activité.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a diminué le montant de cette exonération pour les créations ou reprises d’activité intervenues depuis le 1er janvier 2026.


En pratique : l’Acre n’est plus automatiquement attribuée aux créateurs et repreneurs d’entreprise. Ces derniers doivent en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent la date d’ouverture de l’activité mentionnée sur le justificatif de création d’activité délivré par le

Guichet unique

.

Une diminution du montant de l’exonération de cotisations

Jusqu’alors, le créateur ou repreneur d’entreprise qui percevait un revenu annuel inférieur ou égal à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass), soit à 36 045 € en 2026, bénéficiait d’une exonération totale de ses cotisations sociales personnelles. Depuis le 1er janvier 2026, le montant de cette exonération s’élève à 25 % du montant total des cotisations d’assurance maladie, maternité, veuvage, de vieillesse de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales dû par l’entrepreneur.


Attention : cette nouvelle règle ne concerne pas les créateurs et repreneurs d’exploitation ou d’entreprise agricole.

Comme auparavant, l’exonération de cotisations :– est dégressive pour un revenu supérieur à 75 % et inférieur à 100 % du Pass (48 060 € en 2026) ;– est nulle pour un revenu au moins égal au Pass.


Art. 23, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, JO du 31


Décret n° 2026-69 du 6 février 2026, JO du 8

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