Malgré un contexte difficile, la création d’entreprises en France connaît un nouveau succès en 2025 avec près de 1,2 million de nouvelles entreprises immatriculées, soit +5 % en un an, autant que l’année record de 2024.
C’est à partir du milieu d’année et surtout en fin d’année 2025 que la dynamique entrepreneuriale s’est accélérée, avec une hausse des créations d’entreprises dans l’industrie, les activités de commerce, l’information et la communication et les activités de soutien aux entreprises. Cette augmentation pourrait s’expliquer en partie par une anticipation de la réforme de l’Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) entrée en vigueur en janvier 2026, qui prévoyait une restriction du périmètre d’éligibilité et une diminution du taux d’exonération de cotisations sociales sur certains revenus.
L’entrepreneuriat est en vogue
Plus globalement, selon l’indice entrepreneurial français 2025, l’entrepreneuriat est en vogue. 3 Français sur 10 estiment ainsi qu’il est plus intéressant de travailler à son compte (contre 1 sur 4 en 2021). Et 1 Français sur 10 indique avoir l’intention de créer ou de reprendre une entreprise un jour (soit +2 points en 4 ans). C’est particulièrement vrai en Outre-mer (+16 %), en Île-de-France (+7 %), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+6 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+4 %). Les zones rurales ne sont pas en reste avec +2 %. On note également +4 % dans les Zones France Ruralités Revitalisation (ex-ZRR) et +5 % dans les Petites villes de demain et les Actions cœur de ville.
Pour en savoir plus :
https://bpifrance-creation.fr/observatoire
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Depuis le 1 janvier 2026, le montant de l’exonération de cotisations sociales accordée au titre de l’Acre ne peut dépasser le quart des cotisations dues pour les créateurs et repreneurs d’entreprise.
L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) permet aux personnes qui créent ou reprennent une entreprise de bénéficier d’une exonération de certaines cotisations sociales personnelles (cotisations d’assurance maladie-maternité, de vieillesse de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales) pendant les 12 premiers mois de leur activité.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a diminué le montant de cette exonération pour les créations ou reprises d’activité intervenues depuis le 1er janvier 2026.
En pratique : l’Acre n’est plus automatiquement attribuée aux créateurs et repreneurs d’entreprise. Ces derniers doivent en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent la date d’ouverture de l’activité mentionnée sur le justificatif de création d’activité délivré par le
Guichet unique
.
Une diminution du montant de l’exonération de cotisations
Jusqu’alors, le créateur ou repreneur d’entreprise qui percevait un revenu annuel inférieur ou égal à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass), soit à 36 045 € en 2026, bénéficiait d’une exonération totale de ses cotisations sociales personnelles. Depuis le 1er janvier 2026, le montant de cette exonération s’élève à 25 % du montant total des cotisations d’assurance maladie, maternité, veuvage, de vieillesse de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales dû par l’entrepreneur.
Attention : cette nouvelle règle ne concerne pas les créateurs et repreneurs d’exploitation ou d’entreprise agricole.
Comme auparavant, l’exonération de cotisations :– est dégressive pour un revenu supérieur à 75 % et inférieur à 100 % du Pass (48 060 € en 2026) ;– est nulle pour un revenu au moins égal au Pass.
Art. 23, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, JO du 31
Décret n° 2026-69 du 6 février 2026, JO du 8
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Un webinaire, coorganisé par l’Urssaf et le réseau d’appui aux entrepreneurs BGE, apporte des réponses concrètes aux questions que se posent les entrepreneurs qui se lancent dans la création de leur entreprise.
Comment créer mon activité ? Quelles démarches dois-je effectuer ? Quelles cotisations sociales vais-je payer ?… Autant de questions que se posent fréquemment les porteurs de projet. Pour les aider à s’y retrouver, le réseau BGE et l’Urssaf ont organisé un webinaire disponible en replay, qui balaie tous ces sujets. Ce webinaire traite notamment du choix stratégique du statut juridique de l’entreprise, lequel a des conséquences sur le statut social et fiscal du créateur.
Réussir le lancement de son activité
Le webinaire présente également les aides dont peut bénéficier un porteur de projet, comme l’Acre, ou encore les droits dont il bénéficie en termes de couverture maladie, d’allocations familiales, de retraite, de formation… Enfin, il rappelle que l’Urssaf a mis en place le dispositif « Mes premiers mois avec l’Urssaf », un accompagnement personnalisé et gratuit d’une durée de 9 à 15 mois pour réussir le lancement de son activité.
Pour regarder le replay du webinaire :
www.youtube.com/watch?v=kdmQABbHpK8
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Chaque année depuis plus de 20 ans, le concours Petit Poucet récompense les meilleurs projets entrepreneuriaux d’étudiants ou de jeunes diplômés. Cette année, la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 10 avril 2026.
Depuis l’an dernier, le concours Petit Poucet s’est recentré sur les projets touchant la Tech en remettant 5 prix, un pour chacune des catégories suivantes : indusTech (aéronautique, défense, automobile, industrie, chimie, cleanTech, énergie…), consumerTech (biens et services de consommation, retail, foodTech, communications et médias…), serviceTech (services à la personne, service public, services financiers…), healthTech (santé, bien-être, sciences de la vie) et techforTech (high-tech, software & platform, cybersecurity…). Chaque gagnant se voit attribuer un prix de 10 000 € pour lancer son projet, sans contrepartie.
Dernier diplôme de moins de deux ans
Le concours s’adresse aux étudiants-entrepreneurs, qu’ils aient ou non déjà créé leur entreprise. Les postulants doivent donc être encore étudiants, être bénéficiaires du statut national étudiant-entrepreneur ou avoir obtenu leur dernier diplôme universitaire il y a moins de deux ans. Le dossier doit être déposé en ligne et présenter l’équipe fondatrice, l’ambition et le projet. Un jury sélectionnera les finalistes en avril pour une remise des prix à Paris en mai.
Pour en savoir plus :
www.petitpoucet.fr
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Dans la foulée d’une enquête qu’il a récemment réalisée, le réseau associatif de financement et d’accompagnement des entrepreneurs, Initiative France, propose 5 mesures pour mieux aider les entrepreneurs en situation de handicap.
Alors que les entrepreneurs en situation de handicap ne représentent que 1,4 % du total des chefs d’entreprise en France, Initiative France vient de publier les résultats d’une enquête menée auprès d’entrepreneurs en situation de handicap qu’il a accompagnés. Cette enquête révèle qu’il existe encore trop de freins à l’accès aux financements et aux dispositifs adaptés, que l’accompagnement joue un rôle central et qu’il apparaît nécessaire de structurer une approche plus lisible et plus efficace.
Un module de formation en ligne
Pour y remédier, le réseau propose 5 engagements concrets :– Ne laisser aucun porteur de projet en situation de handicap sans solution d’accompagnement, que ce soit avec une association Initiative ou d’autres acteurs de l’accompagnement ;– Renforcer la formation des bénévoles et des salariés aux problématiques liées au handicap, pour une meilleure prise en compte dans l’accompagnement ;– Développer un module de formation en ligne pour les porteurs de projets en situation de handicap, sur les aides, dispositifs et réseaux de soutien ;– Expérimenter un service de médiation bancaire dans une vingtaine de territoires pilotes ;– Offrir un parrainage aux entrepreneurs, partout où des bénévoles sont disponibles.
Parallèlement, le réseau a lancé une campagne digitale pour faire sauter certains clichés.
Pour en savoir plus :
www.initiative-france.fr
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Enjeu stratégique pour l’artisanat, la transmission-reprise des petites entreprises vient de faire l’objet d’un livre blanc publié par CMA France (Chambres de Métiers et de l’Artisanat) qui dresse notamment un état des lieux du marché.
310 000 TPE artisanales seront à reprendre à l’horizon 2030, avec des conséquences qui dépassent de loin le simple cadre d’une opération économique, comme le maintien des savoir-faire, la préservation des emplois ou encore la vitalité des territoires. Il est donc impératif tant pour les cédants que pour les repreneurs de pouvoir anticiper et de se faire accompagner. C’est dans cet esprit qu’a été rédigé le livre blanc « La transmission-reprise d’entreprise dans l’artisanat et les TPE ».
Un marché « caché » de la transmission
Ce livre blanc comporte des données et des analyses permettant aux acteurs de l’artisanat, aux décideurs et au grand public de mieux comprendre les défis et les opportunités de la cession-reprise d’entreprise artisanale. Il rappelle, par exemple, que l’un des principaux freins à la transmission-reprise réside dans la difficulté de mettre en relation des cédants avec des repreneurs, et notamment l’absence de connaissance des opportunités de reprise, sorte de marché « caché » de la transmission. Qu’il soit dû à une volonté de discrétion des cédants ou à une méconnaissance des dispositifs existants, ce phénomène entraîne malheureusement la disparition d’entreprises viables, faute de repreneurs identifiés à temps.
Pour télécharger le livre blanc :
www.artisanat.fr
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Pour mieux comprendre pourquoi l’accompagnement est un accélérateur du développement des entreprises et de la création d’emplois, le Réseau Entreprendre réalise tous les deux ans un panorama auprès de ses membres et entrepreneurs-lauréats.
La dernière édition du Panorama du Réseau Entreprendre vient de paraître. Élaboré à partir des retours de plus de 2 000 chefs d’entreprise, il révèle que, de 2020 à 2024, près de 8 000 emplois ont été créés par les entreprises accompagnées par le réseau, et que ces entreprises présentent un taux de pérennité à 5 ans de 96 %. Le profil de ces entreprises indique qu’elles sont issues principalement du secteur des services (42 %) et dirigées par des entrepreneurs dont l’âge moyen est de 45 ans.
Un prêt d’honneur de 34 000 €
95 % des sondés ont bénéficié d’un prêt d’honneur Réseau Entreprendre® pour un montant moyen de 34 000 €, créant ainsi un effet levier très important puisque le montant moyen levé hors prêt d’honneur s’élève à environ 370 000 €. À la question « Comment auraient-ils évolué sans Réseau Entreprendre ? », 50 % répondent qu’ils auraient développé moins vite leur entreprise, 39 % qu’ils ne l’auraient pas autant développée et 30 % qu’ils auraient créé moins d’emplois.
Pour en savoir plus :
www.reseau-entreprendre.org
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Choisir le statut de travailleur indépendant entraîne des conséquences sur sa protection sociale. Pour informer les indépendants sur leurs droits et démarches en matière de santé, l’Assurance maladie vient de mettre en ligne un guide pratique.
Qu’ils soient auto-entrepreneurs ou entrepreneurs individuels, commerçants, artisans ou professionnels libéraux, les travailleurs indépendants bénéficient d’une protection sociale pour laquelle ils cotisent. Pour les aider à y voir plus clair dans le fonctionnement de leur régime, l’Assurance maladie vient de publier le guide « Travailleurs indépendants : à vos côtés pour votre santé ». Ce document aborde notamment la santé au quotidien (accès aux soins, prévention santé, suivi médical des enfants) ou encore la préservation de l’activité dans certains moments de la vie (arrêt de travail, congé parentalité, invalidité, accident du travail ou maladie professionnelle).
L’accompagnement personnalisé en cas de difficultés
Le guide détaille également un sujet souvent moins connu des assurés : l’accompagnement personnalisé en cas de difficultés (difficultés administratives ou d’accès aux soins, fragilités économiques). Le dispositif Help propose, en effet, une aide globale et coordonnée financière, médicale, familiale et sociale des organismes de Sécurité sociale (Urssaf, Allocations familiales, Assurance retraite et Assurance maladie). Enfin, le document rappelle 5 démarches essentielles à appliquer telles que mettre à jour sa carte Vitale ou encore déclarer un médecin traitant.
Pour consulter le guide :
www.ameli.fr
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La 6 édition du Baromètre réalisé par le groupe de conseil en stratégie BCG et le collectif de femmes entrepreneures SISTA étudie l’état de l’égalité des genres dans la tech européenne, de l’accès au financement à la place des femmes dans l’IA.
Améliorer la parité hommes-femmes dans les start-up est à la fois une question d’équité et un moteur pour renforcer l’innovation et la résidivce économique. À ce titre, les résultats de l’édition 2025 du Baromètre BCG SISTA révèlent que les structures qui comptent au moins une femme parmi les fondateurs sont en progression (+19 % de créations en un an et +4 % par rapport à 2019). Mais des inégalités persistent. Ainsi, si un quart des levées de fonds françaises concernent désormais des entrepreneuses, le secteur de l’intelligence artificielle, qui capte l’essentiel des investissements, reste largement masculin.
Des levées de fonds faibles
En effet, les équipes masculines y lèvent en moyenne 19 fois plus que les équipes féminines (contre 4 fois pour l’ensemble). Toutefois, les montants moyens levés par les femmes tous secteurs confondus progressent, avec 5,4 M€ en 2025, contre 4,4 M€ en 2022. Mais ces levées concernent principalement des petits montants : 94 % de leurs levées sont inférieures à 15 M€. Les femmes ne captent que 1 % des montants totaux levés en France, contre 10 % pour les équipes mixtes et 88 % pour les équipes masculines…
Pour consulter le baromètre (en anglais) :
www.bcg.com
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La Fondation Entreprendre, en partenariat avec OpinionWay, lance un observatoire pour interroger les Français sur leur vision de l’entrepreneuriat et questionner l’écosystème associatif entrepreneurial sur les freins et leviers à mettre en place.
En quoi l’entrepreneuriat peut-il aujourd’hui être un levier concret de transformation de notre société ? C’est pour répondre à cette question que l’Observatoire de l’utilité d’entreprendre a été créé. Ce baromètre s’appuie sur les réponses de quelque 1 000 Français, 500 entrepreneurs et une centaine d’associations. Après 13 mois de travail, il a donné lieu à la rédaction d’un livre blanc tout juste publié qui détaille les principaux constats relevés.
Impulser le changement
Cette première édition du baromètre révèle notamment que la quête de sens est le principal moteur de la démarche entrepreneuriale, avant les gains financiers. Et que face aux défis sociétaux et environnementaux, l’entrepreneuriat est un outil puissant pour impulser le changement. L’ancrage local des entrepreneurs constitue également l’un des principaux leviers pour répondre aux enjeux d’inclusion, de durabilité, de préservation des savoir-faire et, plus largement, de développement des territoires. Le baromètre devrait être édité tous les 2 ans.
Pour consulter le livre blanc :
www.fondation-entreprendre.org
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