Création dans les QPV : ce qui change en 2024

Les entreprises qui souhaitent s’installer dans l’un des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) peuvent bénéficier d’allègements fiscaux. Pour 2024, les plafonds d’exonération de cotisation foncière des entreprises (CFE) ont été réévalués à la hausse.

On compte actuellement quelque 1 300 quartiers prioritaires de la ville, en France métropolitaine et en outre-mer. Pour soutenir l’attractivité et le développement dans ces quartiers urbains en difficulté, une politique d’allègement fiscal a été mise en place en faveur des entreprises installées ou souhaitant s’y installer, notamment une exonération temporaire de cotisation foncière des entreprises (CFE). À ce titre, pour l’année 2024, les plafonds d’exonération de CFE pour les entreprises situées dans une zone urbaine en difficulté ont été réévalués à la hausse (+6 %) compte tenu de la variation des prix constatée par l’Insee.

Modification des plafonds d’exonération

L’exonération s’applique, en effet, dans la limite d’un montant de base nette imposable, actualisé chaque année. Ainsi, pour les créations ou extensions d’établissements réalisées depuis le 1er janvier 2015 dans les QPV (ou dans les anciennes ZUS avant le 31 décembre 2014), la limite des plafonds d’exonération de CFE s’élève à 32 468 € de base nette imposable pour 2024 (contre 30 630 € en 2023). Pour les activités commerciales dans les QPV, la limite s’élève à 87 584 € de base nette imposable (contre 82 626 €).

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Actes accomplis pour le compte d’une société en formation : du nouveau !

La procédure de reprise des actes accomplis par les futurs associés pour le compte d’une société en formation est assouplie. La mention selon laquelle ces actes sont conclus « au nom » ou « pour le compte » de la société en formation n’est plus exigée.

Lorsqu’elle est en cours de formation, une société n’a pas encore la personnalité morale car elle n’a pas encore d’existence juridique. Elle n’a donc pas la capacité juridique d’accomplir des actes tant qu’elle n’est pas immatriculée au Registre du commerce et des sociétés (RCS). Par conséquent, ce sont les futurs associés qui accomplissent les actes qui sont nécessaires à la création de la société et au démarrage de son activité (signature d’un bail, souscription d’un prêt…) pour le compte de celle-ci. Et ces actes doivent, une fois que la société est immatriculée au RCS, être repris par celle-ci. Ils sont alors réputés avoir été souscrits dès l’origine par la société.

À ce titre, jusqu’à maintenant, pour que la reprise de ces actes soit valable, il fallait que les futurs associés inscrivent expressément qu’ils étaient conclus « au nom » ou « pour le compte » de la société en formation. Et attention, les tribunaux considéraient que les actes qui ne comportaient pas cette mention précise ne pouvaient pas être repris.

La Cour de cassation vient d’assouplir sa position et n’exige plus ce formalisme rigoureux. Désormais, elle considère qu’il appartient au juge d’apprécier si, au regard des mentions figurant dans l’acte et aussi de l’ensemble des circonstances, la commune intention des parties n’était pas que l’acte fût conclu au nom ou pour le compte de la société en formation. Le fait de ne pas mentionner dans l’acte qu’il est conclu « au nom » ou « pour le compte » de la société n’est donc plus rédhibitoire.


Cassation commerciale, 29 novembre 2023, n° 22-12865


Cassation commerciale, 29 novembre 2023, n° 22-18295

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Réussir sa création d’entreprise : les outils indispensables pour se lancer

La Banque publique d’investissement Bpifrance a proposé un webinaire, le 23 novembre dernier, pour présenter « Mon Pass Créa ». Disponible en replay, il détaille cette boîte à outils indispensable pour tout porteur de projet.

De nombreux porteurs de projet ont une idée de création d’entreprise mais ne savent pas par où commencer. Pour les accompagner dans leurs démarches, Bpifrance présente, à travers le replay d’un webinaire qui s’est tenu récemment, son dispositif « Mon Pass Créa », une boîte à outils pour les futurs créateurs. Ce dispositif les aide à construire leur projet de création de l’idée jusqu’au développement de leur entreprise.

10 étapes pour avancer dans la construction de son projet

Mon Pass Créa donne ainsi accès à un parcours personnalisé en 10 étapes pour avancer dans la construction de son projet d’entreprise, à un carnet d’adresses pour contacter le bon réseau d’accompagnement, à un business plan en ligne pour rédiger un dossier du projet, à un pitch deck pour élaborer son texte de présentation, à un coffre-fort pour stocker ses documents et les partager avec ses partenaires ainsi qu’à des actualités et à des évènements sur la création d’entreprise. Le support présenté pendant le webinaire est téléchargeable gratuitement.

Pour consulter le replay :

https://bpifrance-creation.fr/webinaires

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Deux concours pour soutenir les créations de start-up deeptech

Pour renforcer l’entrepreneuriat deeptech, l’État a lancé deux concours, I-PHD et I-LAB, qui offrent aux lauréats différents services d’accompagnement et de financement adaptés au niveau de maturité de leur projet.

Le gouvernement veut faire de la France un pays leader en matière de création et de développement d’entreprises innovantes, notamment créées à partir des avancées de la recherche de pointe française. Pour soutenir les chercheurs et créateurs d’entreprises innovantes, l’État a mis en place les Concours d’innovation i-PhD et i-Lab, qui sont financés dans le cadre de France 2030 et opérés pour le compte de l’État par la banque publique d’investissement Bpifrance en collaboration avec l’Agence de la transition écologique (ADEME).

Stimuler la dynamique entrepreneuriale des chercheurs

Destiné à stimuler la dynamique entrepreneuriale des jeunes chercheurs, le concours i-PhD accompagne le développement de start-up deeptech en div avec les organismes de transfert de technologies et les incubateurs de la recherche publique. Le concours i-Lab vise, quant à lui, à détecter des projets de création d’entreprises de technologies innovantes et à soutenir les meilleurs d’entre eux grâce à une aide financière et à un accompagnement adapté.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er février 2024.

Pour en savoir plus :

bpifrance.fr

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Nouvelle édition du prix Entreprendre pour demain

Lancé par la fondation Sopra Steria-Institut de France, le prix Entreprendre pour demain récompense les jeunes étudiants ou jeunes diplômés qui portent des projets au service de l’environnement et de la solidarité.

Le prix Entreprendre pour demain s’adresse aux jeunes entrepreneurs, étudiants en écoles d’ingénieurs, de commerce ou en université ou jeunes diplômés ayant des projets Tech responsables, pour l’environnement ou la solidarité. Il leur offre un accompagnement complet pour le démarrage concret de leur projet : une subvention financière, un accompagnement par des experts dans la durée, des ateliers méthodologiques entrepreneuriaux et une incubation.

Développer des solutions plus durables

Peuvent ainsi concourir les projets :

– qui font preuve de sobriété dans la conception et les usages des outils et services numériques ;

– qui permettent de développer des solutions plus durables ne nécessitant pas d’exploiter plus de ressources ;

– qui permettent de mettre en pratique une vision du numérique solidaire, associant dimension sociale et environnementale ;

– qui permettent de participer à l’équilibre énergétique, de construire un projet de réinsertion sociale ou d’imaginer une initiative pour s’engager en faveur de la transition agro-écologique…

Le dépôt des dossiers de candidatures s’effectue en ligne du 14 novembre 2023 au 26 février 2024.

Pour en savoir plus :

www.fondationsoprasteria.org/prix-entreprendre-pour-demain

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Une campagne de financement pour des projets engagés dans la transition durable

La Métropole Européenne de Lille (MEL), en partenariat avec KissKissBankBank, lance une nouvelle campagne intitulée « Produire bien, Consommer mieux ! ». L’objectif : accompagner 5 projets liés à la transition écologique et à l’innovation.

Depuis 2018, la Métropole Européenne de Lille (MEL) multiplie les expériences pour soutenir les initiatives locales par le financement participatif. Avec ses partenaires, notamment KissKissBankBank, elle a déjà permis la réalisation de quelque 50 projets, financés par plus de 305 000 € de dons récoltés grâce à la mobilisation et la générosité de 4 700 donateurs. Pour continuer dans cette lancée, cette fois-ci en faveur de l’environnement, elle lance une nouvelle campagne de financement pour des projets engagés dans l’innovation et la transition durable.

Des critères d’engagement responsable

Suite à un appel à manifestation d’intérêt, elle a ainsi sélectionné 5 porteurs de projets motivés et émergents, propices au financement participatif et répondant à des critères d’engagement responsable. Parmi eux, figurent un projet de décarbonation du secteur culturel et évènementiel via une solution logistique en vélos-remorques et cyclo-scène, ou encore un projet visant à offrir une alternative végétale au fromage à base d’ingrédients bruts cultivés en France.

La campagne de financement se déroule du 16 novembre au 24 décembre 2023.

Pour en savoir plus :

www.lillemetropole.fr

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Créateurs d’entreprise : comment se former en ligne ?

La Banque publique d’investissement Bpifrance propose une sélection de Moocs et de formations en ligne pour les créateurs et dirigeants de jeunes entreprises qui souhaitent faire évoluer leurs compétences.

De nombreux organismes proposent des cours en ligne ou des Moocs (Massive open online course, des cours accessibles 24h/24 depuis internet et proposés gratuitement), que ce soit des établissements de formation, des écoles d’ingénieurs, de management ou de commerce, des universités ou encore des entreprises privées. Les thématiques abordées sont très variées : elles peuvent être généralistes (par exemple, la méthodologie de création d’une entreprise, la gestion/pilotage d’une entreprise) ou plus pointues (par exemple, construire son business plan, financer son projet…).

Des ressources pédagogiques et documentaires

Souvent présentées sous forme de séquences vidéo, ces formations en ligne proposent, en outre, des espaces de ressources pédagogiques et documentaires, des forums et des réseaux sociaux en complément. Elles sont le plus souvent sanctionnées par des questionnaires d’étape pour valider les apprentissages, voire par la remise d’un certificat de réussite en fin de parcours.

Pour permettre aux créateurs de trouver une formation qui leur convient, Bpifrance livre une sélection de formations en ligne et de Moocs. Elle met notamment en avant le portail e-learning de Bpifrance Université qui propose aux dirigeants des ressources gratuites pour les accompagner dans le développement de leur entreprise.

Pour consulter la sélection :

https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/porteur-projet-preparation-droits-obligations/formation/se-former-ligne-selection

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La France, propice à l’engagement entrepreneurial

La 4 édition de l’Indice Entrepreneurial Français (IEF) révèle que 32 % des Français participent à la chaîne entrepreneuriale, avec un engagement en hausse de la part des femmes, des jeunes et dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

L’Indice Entrepreneurial Français (IEF) découle d’une enquête nationale d’envergure sur l’appétence à entreprendre en France. Il mesure l’engagement entrepreneurial et la culture d’entreprise des Français à partir de 5 500 réponses représentatives de la population. Malgré le contexte difficile, selon le dernier IEF, un tiers des personnes de 18 ans et plus, résidant en France, seraient engagées dans une dynamique entrepreneuriale en 2023, soit parce qu’elles ont l’intention de créer leur entreprise, soit parce qu’elles portent un projet, soit encore parce qu’elles sont déjà chefs d’entreprise ou anciens chefs d’entreprise. Un chiffre en hausse de 2 points par rapport à 2021.

Une image positive de l’entrepreneur

Cette hausse est particulièrement visible chez les femmes, les jeunes et dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Autres enseignements du dernier indice : 1 Français sur 4 considère l’entrepreneuriat comme un choix de carrière idéal et 9 sur 10 ont une image positive de l’entrepreneur. Pour 81 %, il donne, en effet, l’image d’un épanouissement personnel et, pour 74 %, une reconnaissance sociale, et ce malgré un sentiment de forte pression (pour 79 %, être entrepreneur pèse sur la santé mentale ou physique).


À noter : 1 sondé sur 7 serait même un serial entrepreneur.

Pour en savoir plus :

https://bpifrance-creation.fr/

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L’Urssaf accompagne gratuitement les créateurs d’entreprise

Avec l’offre « Mes premiers mois » de l’Urssaf, les créateurs d’entreprise peuvent bénéficier d’un accompagnement personnalisé et gratuit pour réussir le lancement et favoriser un bon développement de leur entreprise.

Les créateurs d’entreprise qui se lancent ont souvent des questions sur leurs démarches, sur leurs cotisations ou encore sur leur couverture sociale. À ce titre, l’Urssaf leur propose un accompagnement tout au long des étapes clés du démarrage de leur entreprise. Dénommée « Mes premiers mois », l’offre s’adresse aux créateurs d’entreprise de moins de 12 mois. Elle se compose d’un parcours de 9 mois pour les auto-entrepreneurs et de 15 mois pour les travailleurs indépendants (artisans, commerçants et professionnels libéraux).

Un interlocuteur Urssaf privilégié

Dans le cadre de cet accompagnement, les créateurs ont accès à un interlocuteur Urssaf privilégié pour une prise en charge rapide de leurs demandes et questions, et pour les appuyer dans leurs démarches en ligne, notamment leurs déclarations. Ils reçoivent une newsletter mensuelle personnalisée pour leur rappeler les grandes échéances, notamment déclaratives, et les informer sur les aides et prestations auxquelles ils peuvent prétendre.

Ils bénéficient aussi d’un suivi préventif de leur compte en cas d’anomalie détectée sur les déclarations et paiements, d’ateliers collectifs et de webinaires, et d’un espace web dédié pour accéder à des conseils ou informations complémentaires.

Pour en savoir plus :

www.urssaf.fr

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Dépôt de brevets : les start-up françaises championnes d’Europe

Selon une étude de l’Office européen des brevets (OEB) et de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), les start-up françaises détiennent le record d’Europe de dépôts de brevets et de marques. Un atout pour obtenir des financements.

Selon cette étude, 42 % des start-up françaises ont déjà déposé un dossier de propriété intellectuelle (contre 29 % en moyenne européenne) pour protéger des produits, des services ou un savoir-faire. Une place ex-aequo avec les start-up finlandaises, l’Allemagne arrivant en deuxième position (40 %). Globalement, les biotechnologies concentrent la plus grande proportion de titulaires de dépôts de propriété intellectuelle (75 %), devant l’agriculture (61 %) et la santé (59 %). Le secteur de l’IA se trouve à la cinquième place (55 %).

10 fois plus de chances d’obtenir un financement

Or, toujours selon l’étude, les start-up qui possèdent des brevets et des marques ont jusqu’à 10,2 fois plus de chances d’obtenir un financement, en particulier dans les industries de haute technologie dont les besoins en capitaux sont plus élevés. 96 % des start-up françaises en phase finale de financement détiennent d’ailleurs des brevets européens. À ce sujet, l’OEB vient de mettre en place le Deep Tech Finder, un moteur de recherche gratuit qui permet d’identifier les start-up européennes qui déposent des demandes de brevet auprès de l’organisation.

Pour télécharger l’étude :

https://link.epo.org/web/publications/studies/en-patents-trade-marks-and-startup-finance-study.pdf

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