Alors que certains territoires enregistrent des pertes d’eau pouvant atteindre 40 % de la distribution, la start-up Leakmited utilise l’intelligence artificielle pour identifier les fuites d’eau sur les réseaux.
Dans les réseaux de distribution, une partie de l’eau potable n’est jamais utilisée en raison de déperditions. Hubert Baya Toda, fondateur de Leakmited en 2019, est convaincu que le problème de cette perte d’eau réside principalement dans le manque de ciblage des zones à risque. « C’est pourquoi nous avons développé une IA capable d’identifier les 20 à 30 % d’un réseau d’eau qui concentrent près de 80 % des fuites, réduisant ainsi les zones à investiguer, donc les coûts et le temps dédiés à leur recherche. J’ai grandi au Cameroun, où j’ai été confronté à d’énormes problèmes de coupures d’eau, dus aux fuites et au mauvais entretien des réseaux. Après avoir passé plus de 10 ans en France, je me suis rendu compte que ce n’était pas un problème spécifique aux pays du Sud ou du Nord, mais un problème global. Fort de mon parcours d’ingénieur et de docteur en mathématiques appliquées, j’ai donc décidé de lancer Leakmited au sein du programme d’incubation Entrepreneur First. »
Viser les zones souffrant de fort stress hydrique
Pour développer une IA capable de localiser les fuites et d’aider ainsi à mieux allouer ses budgets, des tests R&D ont été menés sur le terrain pendant 3 ans. « Toute l’équipe de développement est allée au sein de régies de distribution d’eau pour comprendre le métier, se rendre compte des difficultés et améliorer les modèles ». Aujourd’hui, la start-up propose deux offres basées sur son IA : une offre Sprint, qui est une recherche de fuites rémunérée à la performance, et un jumeau numérique permettant une meilleure allocation des budgets de rénovation. Elle souhaite continuer à développer ses solutions en France, puis au-delà : « À moyen terme, nous souhaitons aller davantage à l’international, notamment dans les zones souffrant de fort stress hydrique : le bassin méditerranéen, l’hémisphère Sud. À plus long terme, nous visons les États-Unis, où les infrastructures d’eau sont de plus en plus vieillissantes. »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : en à peine 5 ans, près de 8 milliards de litres d’eau ont été économisés, soit l’équivalent de la consommation d’une ville comme Metz.– Un conseil : créer une entreprise, c’est comme se lancer dans un labyrinthe : il faut accepter d’emblée qu’on ne sait pas quelle est la bonne porte de sortie. Il est nécessaire de tester plusieurs voies, de comprendre celles qui ne mènent pas à la sortie, et, grâce aux résultats, avancer à l’étape suivante.– Un contact : Hubert Baya Toda, www.leakmited.com/
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1 051 500 entreprises ont été créées l’an dernier en France. Un chiffre en repli de 1 % par rapport à 2022.
En 2023, 1 051 500 entreprises ont été créées en France, soit 10 500 de moins qu’en 2022. Un repli d’à peine 1 % qui traduit une stabilisation des créations après les 5 ans de fortes hausses enregistrées entre 2016 et 2020. Pour rappel, le niveau de créations de 2023 « est près de deux fois supérieur à celui de 2015 », précise l’Insee dans
son étude
. Plus en détail, on note toutefois que cette stabilité est en partie portée par une progression, plus modérée qu’en 2022 mais toujours présente, des créations de microentreprises (+3 %). À l’inverse, le nombre de nouvelles sociétés s’inscrit en repli de 8 % sur un an et celui des nouvelles entreprises « classiques » de 6 %. Au total, les micro-entreprises ont représenté 63 % des créations de 2023. Pour mémoire, elles comptaient pour moins de la moitié des entreprises (48 %) lancées en 2017.
Un recul dans de nombreux secteurs
Le nombre de créations d’entreprises a reculé dans la majorité des secteurs. Et c’est dans l’immobilier (-12 % par rapport à 2022), un secteur plombé par la hausse des taux d’intérêt, que le recul est le plus notable. On note aussi le repli de 8 % des créations dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques. Un secteur qui, en 2022, avec une hausse de 15 %, était le premier contributeur à l’ensemble des créations. Un recul « de 15 700 créations qui provient du fort reflux des créations dans les activités de conseil (conseil en relations publiques et communication, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion), activités rassemblant la moitié des créations du secteur et exercées très majoritairement sous le régime du micro-entrepreneur », expliquent les auteurs de l’étude.
Le volume des créations d’entreprises s’inscrit également en baisse de 8 % dans la construction (contre +4 % en 2022), de 9 % dans la santé humaine et l’action sociale – un recul particulièrement vif chez les sage-femmes et les infirmières exerçant sous la forme d’entreprise individuelle classique – et de 6,9 % dans les activités financières et d’assurance.
En revanche, le secteur des activités de services administratifs et de soutien, porté par l’essor du nettoyage des bâtiments et des « petits travaux » destinés aux entreprises comme aux particuliers voit son nombre de créations d’entreprises augmenter de 17 % (contre +23 % en 2022). On observe également une progression dans le transport et l’entreposage (+6 %, après -35 % en 2022), dans les activités d’information et de communication (+8 %) et dans l’industrie (+5 %). Un essor « essentiellement dû à la production d’énergie photovoltaïque et aux incitations fiscales pouvant l’accompagner », conclut l’Insee.
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Le réseau associatif BGE et Crédit Mutuel Alliance Fédérale viennent de dévoiler les résultats d’une étude menée auprès de 6 000 entrepreneurs pour mieux comprendre leurs parcours et savoir comment les accompagner.
Être accompagné par un professionnel constitue le meilleur gage de réussite du créateur d’entreprise. Pour bien répondre aux attentes des entrepreneurs, BGE et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont réalisé une enquête avec deux objectifs à la clé : illustrer la réalité entrepreneuriale et ses mutations et tenter de définir des familles d’entrepreneurs. Ainsi, sur les 6 000 entrepreneurs sondés qui ont été accompagnés par BGE, 32 % se sont immatriculés à l’issue du programme d’accompagnement. Leurs principales motivations : la recherche d’indépendance (37 %), le souhait d’être utile (21 %), augmenter ses revenus et créer son propre emploi (14 %).
L’entrepreneuriat perçu comme une bonne expérience
Les femmes s’immatriculent plus que les hommes (33 %, contre 25 %). 41 % de ceux qui se lancent ont un niveau bac +4 (28 % ont un niveau CAP). Plus de la moitié des immatriculations s’effectuent dans le secteur du BTP (53 %). Viennent ensuite la logistique et les transports (41 %), la santé (40 %) et les activités liées à la transition écologique (20 %).
44 % des créateurs d’entreprise sont satisfaits de leur chiffre d’affaires. Après 3 ans d’activité, le CA moyen (tous statuts confondus) s’élève à 55 754 € et à près de 75 000 € après plus de 4 ans d’activité. Quel que soit le chiffre d’affaires réalisé, l’entrepreneuriat est perçu comme une bonne expérience par 96 % des répondants, qui se réengageraient dans cette voie si c’était à refaire pour 83 % d’entre eux.
Pour consulter l’étude :
https://www.bge.asso.fr/
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La jeune marque de bijouterie Némès mise sur l’innovation. Elle propose à chacun de créer son propre bijou de manière simple et ludique directement sur son site internet. Motifs et formes peuvent ainsi être combinés au gré des envies.
Chez Némès, il est possible d’assembler des motifs les uns avec les autres ce qui permet de créer un bijou complètement unique : « Il y a environ 172 milliards de possibilité, indique Julie Pascal, l’une des trois créateurs de l’entreprise. Une fois que vous avez terminé votre création, nous donnons vie à ce bijou en l’espace de 3 semaines, le tout en 100 % made in France. Nous sommes les premiers et encore les seuls à faire ça dans le monde ! Notre ambition, c’est de démocratiser la bijouterie sur-mesure et de prendre le contrepied de ce qui se fait actuellement sur la bijouterie accessible, des bijoux de mauvaise qualité produits en masse à l’autre bout de monde… Nous, au contraire nous cherchons à redonner du sens à ces bijoux et à notre consommation. » À l’origine, les créateurs sont persuadés que la personnalisation, c’est le monde de demain et veulent mettre les nouvelles technologies au service de cette ambition : « La personnalisation est un modèle beaucoup plus vertueux que la création de stock où le bijou va rester en moyenne 1 an sur un étal. Et c’est aussi redonner du sens aux objets qu’on porte. Grâce à elle, on peut donner vie à des objets qui sont porteurs de sens et pour lesquels vous aurez le même attachement que, par exemple, la montre que vous a légué votre grand-père. »
Pousser l’expérience de création toujours plus loin
Les 3 premières années sont consacrées à développer l’interface de création et la chaîne de production : « Ce sont les deux plus gros challenges que nous avons eu à relever. Pour le développement de l’interface, il nous a fallu, en plus de la complexité technique de la 3D, trouver une manière de créer qui permettent à nos cdivts de créer des bijoux assez différents les uns des autres sans les perdre complètement dans la création. Pour la chaîne de production, l’enjeu a été, et reste, de produire des bijoux à la demande tous différents les uns des autres. »
L’équipe a fait une très belle fin d’année 2023 : « Notre produit principal est le coffret création qui permet d’offrir l’expérience de création a un proche. L’idée, c’est de rester en hyper croissance en 2024 et ça va passer par une levée de fond en cours d’année et par le développement de nouveaux produits pour pousser l’expérience de création toujours plus loin et proposer des bijoux toujours plus différents et dans l’ère du temps ! »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : 76 %. C’est le pourcentage d’émission de CO2 en moins pour un bijou Némès, par rapport au leader français de la bijouterie.– Un conseil : n’entreprenez pas seul, entourez-vous.– Un contact : Julie Pascal, nemes-paris.com
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Une étude récente dresse le portrait des entrepreneuses innovantes en France. Elle révèle des parcours parfois compliqués, mais aussi des leviers qui les ont poussées à se lancer.
Alors que, malgré leur prédominance dans la population active, les femmes sont sous-représentées dans l’entrepreneuriat, particulièrement dans les créations de start-up, le cabinet de conseil Roland Berger, Willa, spécialiste de l’entrepreneuriat féminin, et France Digitale ont lancé une étude pour mieux connaître celles qui se décident à sauter le pas pour l’entrepreneuriat innovant et identifier les obstacles qu’elles ont à franchir. L’objectif final étant d’élaborer des recommandations concrètes pour rendre les parcours entrepreneuriaux plus paritaires.
Pas un choix de carrière initial
L’étude nous apprend par exemple que 44 % des femmes se lancent dans l’entrepreneuriat en attendant d’avoir 10 ans d’expérience, contre 25 % des hommes. Et que l’entrepreneuriat n’est souvent pas un choix de carrière initial. 28 % vont dans cette voie pour faire suite à une démission, un licenciement ou une rupture conventionnelle.
Parmi les propositions qui émergent, il est question notamment d’inviter les structures d’accompagnement à accentuer la formation de leurs équipes sur les sujets ayant trait aux biais de genre, ou encore de créer des fonds spécifiques pour financer des projets plus divers.
Pour télécharger l’étude :
www.rolandberger.com
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Depuis 2018, la marque Petits Cadors innove et renouvèle le design d’un domaine jusqu’à présent peu investi : les coussins pour les transports, la maison ou l’extérieur. L’un des produits phare de la marque a remporté le concours Lépine en 2019.
Petits Cadors est un designer fabricant expert du confort de la tête. « Nous proposons une large gamme de coussins que ce soit pour dormir dans un train, lire au lit, faire une sieste sur un fauteuil de bureau ou profiter du soleil sur une chaise longue, explique Laurent Padiou, l’un des cofondateurs de la marque. Nous avons créé une gamme de produits entièrement nouveaux (design, matériaux, look) fabriqués en France, et cette différence est perceptible dans nos avis cdivts. Nous avons apporté une réponse à des problèmes de confort concrets et investi un domaine qui avait été totalement négligé par les designers. » Leur première création, Isidor, l’oreiller de voiture, est née d’une expérience personnelle des créateurs, lors d’un trajet en voiture en famille avec plus de 8h30 de route. « Pour pouvoir nous reposer, nous avons acheté un coussin en forme de U. Impossible de fermer l’œil avec cet accessoire qui nous a semblé totalement raté. Sur le chemin du retour, nous avons imaginé notre coussin de voiture idéal. Nous avions inventé le premier coussin de la gamme. »
Maîtriser la chaîne de production et la qualité des produits
Les futurs entrepreneurs font le choix dès le départ de fabriquer français : « Alors que la grande majorité des personnes nous recommandaient de fabriquer en Asie, notre intuition nous poussait à produire en France. C’est en lisant le livre de Thomas Huriez, “Re-made en France”, que nous avons eu le déclic de fabriquer en France en vendant en direct via notre site internet. » Après une période de sous-traitance, l’entreprise crée son propre atelier en janvier 2021, dans un bâtiment éco-responsable de 300 m² près de Toulouse. L’entreprise maîtrise alors toute la chaîne de production et donc la qualité des produits, avec une réactivité impossible à obtenir en sous-traitance. Elle peut aussi améliorer sa R&D, avec tous les outils et matériaux à disposition pour faire du prototypage. À court terme, l’entreprise veut continuer à développer sa gamme de produits, mais aussi intégrer des réseaux de distribution comme Nature & Découverte ou Le Printemps. « C’est une démarche importante pour nous en termes de notoriété. C’est aussi une manière de valider la qualité de nos produits et leur appétence. Dans le même temps, nous prévoyons d’exporter sur des pays comme l’Allemagne ou l’Espagne. » Les créateurs veulent aussi construire un nouveau bâtiment pour permettre le développement de l’entreprise et proposer des visites, dans la mouvance du tourisme industriel.
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : 18 000 coussins ont été vendus en 2023.– Un conseil : il faut se faire conseiller et accompagner. Nous avons eu la chance d’intégrer le réseau Entreprendre qui met en relation des créateurs d’entreprise avec des dirigeants expérimentés. Une expérience irremplaçable, d’une immense richesse.– Un contact : Laurent Padiou – laurent@petits-cadors.com
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Destinés à favoriser l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), 11 nouveaux « Bus de l’Entrepreneuriat » vont sillonner davantage de régions pour toucher toujours plus de porteurs de projets.
Lancés en 2021 par Bpifrance dans le cadre du programme Entrepreneuriat Pour Tous, en partenariat avec la Caisse des Dépôts et l’État, les « Bus de l’Entrepreneuriat » vont à la rencontre des habitants des QPV pour leur faire découvrir les réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise et les encourager à recourir à leurs services. L’objectif étant d’assurer l’égalité d’accès à ces services dans tous les territoires et de faciliter l’identification des talents dans les QPV. 10 bus itinérants sont déjà en service et couvrent près de 260 quartiers de la politique de la ville, dans 6 régions différentes. Plus de 7 300 personnes ont ainsi pu être accueillies et près de 2 300 porteurs de projet orientés vers des acteurs locaux de l’accompagnement à la création.
Plus de 190 nouveaux quartiers touchés
Afin de renforcer l’axe entrepreneurial du plan « Quartiers 2030 », il a été décidé de déployer 11 nouveaux « Bus de l’Entrepreneuriat ». Ces bus seront affectés aux régions Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Bretagne, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Outre-mer. Ils toucheront plus de 190 quartiers de la politique de la ville, soit plus de 670 000 habitants.
Bpifrance facilitera parallèlement le partage de bonnes pratiques afin de capitaliser sur les expériences de chacun.
Pour en savoir plus :
https://bpifrance-creation.fr/
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Depuis 1962, Luxbag développe son savoir-faire dans la gainerie et la piqûre d’accessoires de musiques, mais continue d’innover. Dernière invention en date : une alternative plus légère aux étuis pour guitares électriques et basses, commercialisée sous la marque Plum’ case.
Spécialisée dans le haut-de-gamme, Luxbag conçoit et fabrique des étuis, housses et accessoires pour tout type d’instruments de musique. Labellisée EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) depuis 2010, un gage de qualité pour ses cdivts, elle s’appuie non seulement sur un savoir-faire traditionnel, mais mise aussi sur l’innovation pour apporter plus de confort et de facilité aux musiciens. Pour preuve, leur dernière invention : l’étui Plum’Case. « En tant qu’ancien guitariste, ce poids d’ensemble de la guitare avec l’étui a toujours été un problème, explique Patrice Pivron, directeur de Luxbag depuis 2009. J’avais en réflexion depuis plusieurs années un étui en aluminium. Nous avons intégré, il y a 2 ans, dans nos locaux implantés dans le Loir-et-Cher, un atelier de fabrication sur-mesure d’étuis de ce type. » Résultat : un étui deux fois plus léger en moyenne que les autres étuis, composé de matières originales qui donnent un design à l’esthétique épurée, avec un intérieur modulable en fonction des modèles ou marques d’instruments, et la possibilité de personnaliser par la gravure.
Fabrication avec des partenaires locaux
« Nous avons imaginé un nouveau système de fabrication, puis créé un archétype reprenant certains codes des modèles d’étuis existants, et en y apportant notre savoir-faire particulier. Cela a permis d’identifier la sous-traitance nécessaire à la mise en place du process de fabrication auprès de deux partenaires locaux et nécessité l’investissement d’un outil spécifique ». Le lancement de ce nouveau produit est prévu en plusieurs étapes : d’abord le marché français en BtoB pour les luthiers, en BtoC pour les musiciens professionnels, puis le marché européen via une plate-forme dédiée et enfin au niveau mondial en distribution.
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : l’investissement financier représente actuellement un coût d’environ 30 000 €. Des demandes d’aides sont en cours.– Un conseil : être un aventurier– Un contact : Patrice Pivron, luxbagparis@outlook.com
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L’Unédic est partenaire de Bpifrance Création dans le cadre de l’édition 2023 de l’Indice entrepreneurial français sur le volet « demandeurs d’emploi ». L’objet de cette collaboration : explorer le rôle de l’Assurance chômage dans le parcours des entrepreneurs.
L’Assurance chômage propose deux dispositifs aux créateurs d’entreprise : l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) et le cumul de l’allocation d’aide au retour à l’emploi avec les revenus non-salariés perçus (ARE entrepreneurs). Le premier consiste en un versement de capital, l’autre d’un revenu de remplacement en fonction des revenus de l’activité non-salariée. Pour mieux connaître l’utilisation qui est faite de ces deux accompagnements, l’Unédic s’est associée à Bpifrance Création dans le cadre des informations fournies pour l’Indice entrepreneurial français (IEF).
4 Md€ de financement en 2022
Selon les derniers chiffres de l’IEF, la moitié des chefs d’entreprise (51 %) déclarent avoir été inscrits à Pôle emploi lors de leur dernière création ou reprise d’entreprise en 2022. 98 000 allocataires ont demandé à bénéficier de l’ARE entrepreneurs et 51 000 de l’ARCE, portant le nombre de bénéficiaires à 236 000 allocataires pour l’ARE et 71 000 pour l’ARCE cette année-là. Les dépenses d’indemnisation pour les créateurs et repreneurs d’entreprises se sont ainsi élevées à plus de 4 Md€.
Pour consulter les chiffres :
https://www.unedic.org/publications/chefs-d-entreprise-et-assurance-chomage-premiers-elements
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Pour les personnes qui veulent exercer seul leur activité, en indépendant, Bpifrance vient de publier une fiche récapitulant les principaux dispositifs d’aide qui leur sont consacrés ainsi que les sources d’information fiables et pertinentes.
Solo, free-lance, professionnel libéral, artisan, commerçant… tous sont des travailleurs indépendants. Ils exercent leur activité seul, de manière indépendante, en leur nom et pour leur propre compte, et ils supportent seul le risque économique de leur activité. Ils sont affiliés, en principe, au régime de protection sociale des travailleurs indépendants (sauf s’ils choisissent d’exercer en SASU et sont alors considérés comme assimilés salariés). Et comme le rappelle la banque publique d’investissement Bpifrance, des aides existent pour les aider à se lancer, lesquelles peuvent prendre différentes formes selon la situation du bénéficiaire.
Accompagnement et soutien financier
Pour favoriser la création d’activités, de nombreux dispositifs d’accueil et d’accompagnement des créateurs et repreneurs existent sur tout le territoire, et dont Bpifrance a fait le relevé. Outre un accompagnement, il est possible pour les indépendants d’obtenir également un soutien financier. C’est le cas, par exemple, de l’ARCE, une aide financière accordée par France Travail correspondant à 60 % du reliquat de leurs droits à l’assurance chômage, ou encore du Prêt d’honneur solidaire, à taux zéro pour les demandeurs d’emplois, jeunes et autres porteurs de projet remplissant certaines conditions. Là aussi, Bpifrance se fait le relai des conditions à remplir et des interlocuteurs à contacter.
Pour en savoir plus :
https://bpifrance-creation.fr
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