BlueSecure sensibilise à la cybersécurité

Parce que les incidents de cybersécurité en entreprise trouvent souvent leur origine dans une erreur humaine, BlueSecure s’est spécialisé dans une sensibilisation centrée sur l’humain au travers de formats ludiques et immersifs.

BlueSecure propose une plate-forme clé en main permettant de déployer un plan de sensibilisation à la cybersécurité personnalisé, s’appuyant sur des contenus engageants. « Escape games interactifs, jeux d’entraînement à la détection du phishing, simulations d’attaques sur tous les canaux (e-mail, SMS, QR code, clé USB, appels téléphoniques…), notre plate-forme permet à travers ces outils de mesurer en continu le niveau de vigilance des collaborateurs, explique Jean-Baptiste Artignan, fondateur de la start-up. Elle pilote ensuite des actions préventives individualisées. Des formations en présentiel (réalité virtuelle VR, démonstrations de piratage en live, conférences sur l’IA et les deepfakes) sont également possibles, idéales pour des événements comme le Cybermois. » En 2017, c’est lorsque Jean-Baptiste réalise des audits de systèmes de management de la sécurité (ISO 27001), qu’il remarque un angle mort : « Le chapitre sensibilisation des collaborateurs, pourtant identifié comme risque majeur, était partout sous-exploité. Les formations en ligne classiques affichaient des taux de complétion inférieurs à 30 %. Nous avons donc fait le pari qu’il était possible de faire mieux en rendant la sensibilisation immersive et ludique et nous avons créé à la fois la plate-forme et les contenus pour y parvenir. »

Une logique de coconstruction avec les cdivts

Le choix est fait dès le départ de tout développer en interne, plate-forme comme contenus : « Nous nous sommes appuyés sur les retours de nos premiers cdivts : une véritable mine d’or pour construire une roadmap produit ancrée dans la réalité du marché. Certains cdivts fidèles ont même coconstruit les nouvelles fonctionnalités en les testant en avant-première. Cette logique de coconstruction est aujourd’hui la marque de fabrique de BlueSecure. » Si s’imposer auprès des grands comptes n’est pas facile, notamment à cause des cycles de vente longs et du processus de référencement contraignant, le marché est porteur car l’IA a radicalement sophistiqué les attaques visant les utilisateurs. « Cette montée en puissance des menaces, combinée aux nouvelles exigences réglementaires et au contexte géopolitique, alimente une demande en forte croissance sur le marché de la sensibilisation. BlueSecure en bénéficie pleinement. » Prochaines étapes : structurer une offre dédiée aux partenaires revendeurs, afin d’accélérer la distribution via un réseau d’intégrateurs et de spécialistes cybersécurité. Mais surtout viser le marché européen : « Notre plate-forme et nos contenus sont déjà disponibles en 12 langues et nous travaillons pour ouvrir de nouvelles zones géographiques. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 700 000 collaborateurs ont été sensibilisés grâce à BlueSecure en 2025Un conseil : focalisez-vous sur ce qui rend votre offre unique et cultivez cette différence sans relâche, en écoutant chaque retour cdivt comme s’il était précieux. Parce qu’il l’est.Un contact : Jean-Baptiste Artignan, www.bluesecure.fr

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Un guide pour entreprendre dans la cosmétique

La FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté) publie un guide pratique pour permettre aux entrepreneurs qui veulent se lancer dans le secteur de la cosmétique de connaître les exigences liées à la fabrication de produits et à leur mise sur le marché.

La FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté) entend faire de la pédagogie, notamment auprès des jeunes marques, les indie brands, qui sont les véritables moteurs de l’avenir de la cosmétique en France. Lors d’une précédente étude socio-économique de la fédération, qui leur était consacrée, celles-ci avaient indiqué leurs fortes attentes en matière d’accompagnement, notamment face à la complexité réglementaire. C’est donc chose faite avec ce guide pratique qui a pour objet de rendre les règlementations plus accessibles et plus compréhensibles, afin que ces entreprises se concentrent pleinement sur le développement et la croissance de leurs marques.

Réalisation d’audits de matières premières

Le guide reprend, sous forme de checklist, les exigences liées aux différentes étapes de réalisation du produit, des ingrédients et process de fabrication (à quoi dois-je faire attention lors de la fabrication de mes produits cosmétiques ?) à l’étiquetage et la communication (que dois-je vérifier avant de communiquer une allégation sur mon produit ?) en passant par les procédures administratives à suivre (quelles démarches dois-je effectuer avant de me lancer dans la fabrication de cosmétiques ?). La FEBEA va même plus loin en proposant notamment deux services : la réalisation d’audits de matières premières, mutualisés entre plusieurs entreprises, et la délivrance de documents requis pour l’exportation de produits cosmétiques.

Pour en savoir plus :

www.febea.fr

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Entreprendre autrement : innover sans être une start-up

BGE, le réseau national d’accompagnement à la création et la reprise d’entreprises, propose un webinaire, disponible en replay, qui montre un autre visage de l’entrepreneuriat : celui de créateurs qui innovent à leur échelle sans se revendiquer start-up !

Si innovation rime souvent avec rupture technologique ou levée de fonds, il existe pourtant d’autres réalités qui ne passent pas forcément par la création d’une start-up ou d’une licorne. Dans un webinaire proposé récemment et disponible en replay sur son site, le réseau BGE a ainsi voulu montrer cet autre aspect, celui d’entrepreneurs qui innovent à leur échelle, dans des TPE ancrées dans le réel, sans se revendiquer « start-up ».

Transformer un secteur sans lever des millions

Ce webinaire partage ainsi l’expérience de deux entrepreneurs, Soo Jin Hwang, qui a fondé Bibim pop, des plats coréens proposés en distributeurs automatiques, et Clément Delattre, qui a créé Guscio, une matière innovante réalisée à partir de coquillages valorisés. À travers ces deux portraits, on découvre qu’innover n’est pas forcément technologique, qu’on peut transformer un secteur sans lever des millions d’euros ou encore apprécier les défis concrets qu’ont rencontrés ces deux porteurs de projet.

Pour regarder le webinaire :

www.bge.asso.fr

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Minimiil développe des boissons végétales fermentées riches en probiotiques

Proposer une nutrition saine et joyeuse à tous ceux qui veulent prendre soin de leur ventre, c’est l’objectif de Minimiil. Elle a lancé sa première super-drink : une boisson fermentée à base de lait végétal, riche en probiotiques vivants et en fibres prébiotiques.

L’alimentation moderne n’est pas toujours adaptée : trop de sucre, trop de calories, ultra transformée… et entraîne souvent des troubles digestifs. De plus en plus de consommateurs se tournent vers la nutrition fonctionnelle et les aliments capables d’agir sur le microbiote intestinal. « Minimiil, c’est le premier lait végétal fermenté en France. Un shot de 60 ml pensé comme un rituel quotidien pour prendre soin de son microbiote. Riche en fibres, en probiotiques, et Made in France, explique Annouk Voisin, cofondatrice de Minimiil. Le constat de départ est simple : le marché du probiotique est coincé entre des produits laitiers sucrés et des compléments en gélules. Ni l’un ni l’autre ne correspondent à la façon dont on mange aujourd’hui. On a donc créé une catégorie qui n’existait pas : un lait végétal fermenté, vivant, quatre souches actives, zéro compromis sur les ingrédients. La vraie difficulté n’a pas été la formulation, c’est la pédagogie. Quand vous créez une catégorie, vous ne pouvez pas emprunter le vocabulaire existant. Chaque point de contact devient un acte d’explication. Et ça, ça ne s’achète pas, ça se construit. »

L’abonnement, l’indicateur le plus honnête

Avec Fabien Marret et Olivier Gagneau, Annouk lance Minimiil en 2025 à Clermont-Ferrand. « Depuis, la dynamique est claire. Grâce à notre référencement à la Grande Épicerie de Paris en septembre 2025, le volume a été multiplié par 2. En direct-to-consumer, on accélère sur l’abonnement, qui reste pour nous l’indicateur le plus honnête : un cdivt qui revient chaque mois valide le produit mieux qu’aucun sondage. On est encore en phase de construction, mais les signaux sont bons. » La start-up va lancer 4 nouveaux goûts en mai 2026 et ouvrir son propre organe de production avec le soutien notamment de Bpifrance. « Nous venons d’effectuer une levée de fonds de 1 M€ avec Newfund, spécialiste de l’investissement early-stage dans les sociétés à fort impact. Ce tour va soutenir le développement de la marque en France et financer son entrée au Royaume-Uni, l’un des marchés européens les plus matures sur la nutrition fonctionnelle. À terme, nous voulons devenir la référence européenne du lait végétal fermenté. Pas un produit de plus sur le linéaire santé, une catégorie que les gens citent spontanément ».

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 10 milliards de probiotiques, et Yuka 100/100. C’est rare sur le marché de la boisson. Ça résume notre niveau d’exigence sur la formulation.Un conseil : croire en soi, garder le cap, et s’entourer de profils complémentaires.Un contact : Annouk Voisin, minimiil.com

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RPTech AI accompagne les entreprises dans l’intégration de l’intelligence artificielle

Si l’IA commence déjà à transformer en profondeur les entreprises, certaines sont moins bien armées pour l’intégrer concrètement dans leurs processus métiers. RPTech AI propose d’accompagner les PME et ETI dans ce passage à l’acte.

De nombreuses entreprises se demandent comment intégrer l’IA dans les processus existants sans bouleverser totalement leur organisation. RPTech AI propose une réponse simple, rapide et efficace. « Notre approche repose sur trois piliers : le développement de solutions sur-mesure, l’intégration d’outils existants et la formation des équipes pour garantir une adoption durable, explique l’un de ses cofondateurs, Mehdi Verpillon. Cette idée est née d’un constat simple : l’intelligence artificielle va profondément transformer le monde du travail, mais les entreprises manquent d’aide pour l’intégrer concrètement. Nous avons donc créé RPTech AI en nous spécialisant dès le départ sur les technologies IA. Nous avons rapidement identifié qu’il était désormais possible de déployer des solutions performantes avec un réel retour sur investissement pour elles. » Concrètement, avant toute intégration technologique, les équipes de RPTech AI prennent le temps d’analyser les méthodes de travail, les contraintes opérationnelles et les objectifs stratégiques de chaque entreprise. Puis, elles privilégient une approche progressive : améliorer les processus existants étape par étape, sans perturber l’organisation en place, tout en facilitant l’appropriation des nouveaux outils par les équipes.

Un retour sur investissement rapide et tangible

Le lancement de RPTech AI s’est lui-même fait de manière progressive. « Nous avons commencé par des cas simples avant de déployer des solutions de plus en plus complexes. Mais il faut faire avec les craintes qui existent encore sur l’IA. Une partie de notre travail consiste donc à faire de la pédagogie et à rassurer. Nous devons également démontrer la valeur économique des projets, car beaucoup d’entreprises ne mesurent pas pleinement l’impact que l’IA peut avoir. Nous avons donc d’abord ciblé des secteurs comme le bâtiment, le transport, la logistique et l’industrie, où le retour sur investissement peut être rapide et tangible. » Lancée en 2023, l’activité est en forte croissance. « Nous avons même récemment étendu notre présence aux États-Unis et au Royaume-Uni. » Dans les prochains mois, l’entreprise veut se lancer sur deux nouveaux secteurs : le recrutement et l’immobilier, où la demande est croissante. « À plus long terme, notre objectif est d’accompagner toujours plus d’entreprises, tout en poursuivant notre développement à l’international. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 12 mois, c’est le délai moyen du retour sur investissement des projets mis en place.Un conseil : être persévérant, ne rien lâcher et avancer en permanence. Il y aura forcément des moments de doute et des obstacles, mais c’est la capacité à continuer malgré tout qui fait la différence sur le long terme.Un contact : Mehdi Verpillon, www.rptechai.fr

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6 mois pour lancer son projet à impact

Le Parcours Entrepreneur de Ticket for Change est un programme de 6 mois pour aider des entrepreneurs à transformer leur idée en projet concret, et ce à travers du mentorat, des séminaires et l’accès à une communauté d’entrepreneurs.

Ticket for Change accompagne la nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux et de leaders engagés. Son programme vise les créateurs qui ont une idée de projet innovant ou de réplication, reprise ou franchise d’entreprise sociale ou environnementale. De juin à novembre, une cinquantaine de porteurs de projet, qui devront avoir rempli un dossier de candidature en ligne avant le 26 avril, bénéficieront ainsi d’une aide concrète pour se lancer.

3 séminaires et 17 masterclass

Au programme, 3 séminaires de 4 jours en présentiel sont organisés pour avancer sur le projet, échanger avec des entrepreneurs et des experts ou encore apprendre à développer sa posture entrepreneuriale. En parallèle, chaque semaine durant les 6 mois du parcours, une masterclass en ligne est également proposée sur des thématiques précises de développement du projet entrepreneurial (choisir et déposer ses statuts, communiquer sur soi et sur son projet, construire un business plan…), soit 17 masterclass au total.

La clôture du Parcours a lieu fin novembre : il s’agit alors, devant une centaine de personnes, de pitcher son idée et de convaincre le public.

Pour en savoir plus :

https://ticketforchange.org/parcours-entrepreneur/

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Utiliser le dispositif Démission-Reconversion pour créer son entreprise

Selon une étude menée par l’Unédic, les bénéficiaires du dispositif Démission-Reconversion se dirigent majoritairement vers des projets de création d’entreprise.

Mis en place depuis novembre 2019, le dispositif Démission-Reconversion permet de percevoir des allocations chômage lors d’un changement de vie professionnelle. À ce titre, l’Unédic s’est basée sur les données du dispositif, couvrant les 24 premiers mois suivant l’inscription des intéressés à France Travail ainsi que sur les données France Travail, pour suivre le parcours de ces derniers dans ce dispositif. Ainsi, en 2023, 22 000 dossiers ont été déposés, dont 4 % n’ont pas été validés. Concernant les dossiers validés, 63 % concernaient une création d’entreprise, 30 % une formation et 7 % une formation liée à la création d’entreprise.

Combiner création et formation

Sur les 7 bénéficiaires sur 10 qui créent leur entreprise, 5 mènent à bien leur projet sans suivi d’une formation tandis que 2 combinent création et formation. Les créateurs sont majoritairement des hommes (60 %), âgés de 30 à 49 ans (79 %), diplômés du supérieur (61 %) et cadres (28 %). La création d’entreprise intervient rapidement, en moyenne 3 mois après l’ouverture des droits. Sachant que 24 mois après l’ouverture des droits, 1 bénéficiaire sur 10 a repris un emploi durable (CDI ou CDD/intérim d’au moins 6 mois) et 2 sur 10 un emploi, quel qu’il soit.

Pour en savoir plus sur ce dispositif :

www.unedic.org

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Lemrock AI construit l’infrastructure du « commerce agentique »

Intermédiaire indispensable entre les agents IA et les catalogues des e-commerçants, la start-up propose de connecter les produits, afficher les prix et stocks en temps réel et de suivre la performance commerciale.

Le e-commerce n’échappe pas à l’IA qui devient un véritable Assistant Shopping personnel en anticipant les questions du cdivt, en recommandant les bons produits et le guidant vers l’achat. Ces nouvelles pratiques, connues sous le nom de commerce agentique, imposent aux marques de repenser leurs processus d’achat. « Lemrock propose de construire l’infrastructure du commerce agentique pour que les marques puissent vendre et offrir une expérience personnalisée directement via les agents IA conversationnels (ChatGPT, Gemini, Perplexity…), explique Roxane Laigle, la fondatrice. La solution connecte catalogues, disponibilités et transactions via un point d’intégration unique, pour que les enseignes puissent adresser ce nouveau canal tout en gardant le contrôle de leur image, de leurs données et de leurs marges. » C’est lorsqu’elle était Directrice de la stratégie et de l’innovation chez Fnac Darty, que Roxane a constaté que l’hyperpersonnalisation dans le commerce restait un problème non résolu. « Malgré des années de tentatives, personne n’avait vraiment craqué le sujet. Puis est arrivée une rupture technologique majeure : l’IA conversationnelle et agentique. Elle a rendu possible ce qui ne l’était pas avant, inverser la logique traditionnelle du commerce. Ce n’est plus le cdivt qui cherche le produit, c’est le bon produit qui vient au bon cdivt, en temps réel. À ce moment-là en 2024, l’expression « commerce agentique » n’existait même pas, nous avons été parmi les premiers à poser ce concept ! »

Un nouveau marché à construire

Le projet a été structuré techniquement grâce au programme Entrepreneurs First où Roxane a rencontré ses deux associés. « La principale difficulté a été l’évangélisation. C’est un nouveau marché à construire, nécessitant d’éduquer les enseignes (et leurs cdivts) à ces nouveaux usages. » Pourtant, le produit n’est commercialisé que depuis 6 mois, mais l’entreprise est déjà en phase d’hypercroissance. « Nous comptons plus de 80 marques cdivtes, parmi lesquelles Maisons du Monde, i-run, Cdiscount et DIM. Plus de 100 millions d’interactions mensuelles sont déjà traitées. Nous voulons rapidement recruter les meilleurs talents tech pour accélérer le développement produit, puis nous développer aux États-Unis. Notre ambition est de devenir la couche standard d’intégration des marques dans toutes les IA conversationnelles mondiales. » Roxane vient tout juste de recevoir le prix Margaret 2026 de la catégorie Entrepreneure lors de la 14e cérémonie des Margaret Awards 2026 by JFD qui récompense chaque année des femmes aux projets innovants.

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 7 millions de dollars de levée de fonds réalisée récemmentUn conseil : bien choisir ses associés : la complémentarité des compétences et la confiance sont essentielles pour traverser les phases de croissance et d’incertitude.Un contact : Roxane Laigle, www.lemrock.com

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ReSoil favorise la transition vers une agriculture durable pour la planète

Grâce à ReSoil Carbon, les agriculteurs peuvent optimiser leurs pratiques et transformer leurs efforts en crédits carbone qui peuvent ensuite être rachetés par des entreprises qui souhaitent compenser une partie de leurs propres émissions.

ReSoil veut accompagner les entreprises dans leur stratégie climat et décarbonation. « Nos outils permettent de mesurer les impacts carbone, eau et biodiversité sur les fermes en fonction des pratiques agricoles, explique Grégoire Alston, cofondateur de ReSoil. Ce qui permet à nos ingénieurs agronomes de construire un plan de transition avec les agricultures grâce à des pratiques agroécologiques. On valorise alors ces résultats auprès d’entreprises concernées par ces enjeux environnementaux afin de permettre aux agriculteurs de financer la mise en place de ces nouvelles pratiques. » L’idée est née d’un sentiment d’urgence autour du secteur agricole et l’envie d’avoir un impact positif sur le climat, la biodiversité et l’agriculture durable. « Beaucoup d’entreprises veulent avancer sur leur stratégie RSE et leur décarbonation, mais manquent de solutions concrètes et crédibles – notamment sur le scope 3 lié à l’amont agricole ou sur le volet de la séquestration carbone. Et du côté des agriculteurs, la transition est freinée par un manque de financement et de visibilité économique. On a donc créé ReSoil pour faire le div entre ces deux enjeux. »

Éviter tout risque de greenwashing

Lancée en 2022 par 3 associés, ReSoil doit faire avec la complexité des situations : « Chaque ferme est différente, il n’y a pas de solution standard. Il faut être crédible à la fois sur l’agronomie, la data et les sujets de contribution carbone. » Elle intervient aussi sur un marché contrasté. « On voit un contexte international chahuté sur les sujets climat, et des arbitrages budgétaires côté entreprises. Mais on observe également un mouvement de fond : les entreprises deviennent beaucoup plus exigeantes. Elles cherchent des solutions locales, certifiées, traçables, qui tiennent dans la durée et qui évitent tout risque de greenwashing. C’est précisément là que se situe ReSoil. » Aujourd’hui, l’entreprise suit environ 100 000 hectares agricoles et plus de 100 entreprises intègrent des projets dans leur stratégie carbone. « 300 000 tonnes de CO2 vont être évitées ou stockées dans les sols des fermes françaises qu’on accompagne sur la seule base des projets déjà engagés. Nous venons de lever 4 M€ qui vont nous permettre d’accélérer sur le produit et le passage à l’échelle. Nous voulons devenir le leader français pour la mesure, le suivi et le financement de la transition agricole. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : en 2024 et 2025, plus de 3 M€ collectés auprès des entreprises cdivtes pour financer la transition des agriculteurs.Un conseil : gardez bien en tête, chaque jour, votre raison d’être : pourquoi vous vous lancez et à quel enjeu votre solution veut répondre. Cela vous évitera de vous disperser en chemin, et vous permettra d’affronter les hauts et les bas inhérents à l’entrepreneuriat ! Cette aventure ne sera pas un sprint mais un long marathon.Un contact : Grégoire Alston, www.resoilag.com

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Un outil pour faire le point sur son projet de création d’entreprise

L’Institut national de la propriété industrielle (INPI), les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) et les Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) se sont associés pour créer un outil d’autodiagnostic en ligne, simple et gratuit, qui permet d’évaluer la solidité d’un projet.

Il y a quelques années, l’État a mis en place un Guichet unique, géré par l’INPI, qui permet de faciliter les démarches de la création d’entreprise. Mais avant d’en arriver à cette étape, la réussite et la pérennité d’un projet nécessitent une préparation solide en amont. Et pour évaluer la solidité d’un projet avant d’engager les démarches pratiques de création, un nouvel outil d’autodiagnostic a été mis en ligne sur le site portail e-procédures de l’Inpi.

Une première vision du niveau de préparation

Après avoir posé 7 questions clés qui touchent à la règlementation, au business plan ou encore aux aides accessibles, l’outil d’autodiagnostic donne aux porteurs de projet une première vision de leur niveau de préparation. Il peut également indiquer qu’un accompagnement leur serait utile et leur conseiller de se rapprocher du réseau consulaire (CCI ou CMA) le plus proche pour en bénéficier. Pour rappel, ces opérateurs sont présents sur tout le territoire pour apporter leur expertise et aider les créateurs à structurer leur projet.

Pour accéder à l’outil :

https://securisez-projet-formalite.inpi.fr/

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