6 mois pour lancer son projet à impact

Le Parcours Entrepreneur de Ticket for Change est un programme de 6 mois pour aider des entrepreneurs à transformer leur idée en projet concret, et ce à travers du mentorat, des séminaires et l’accès à une communauté d’entrepreneurs.

Ticket for Change accompagne la nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux et de leaders engagés. Son programme vise les créateurs qui ont une idée de projet innovant ou de réplication, reprise ou franchise d’entreprise sociale ou environnementale. De juin à novembre, une cinquantaine de porteurs de projet, qui devront avoir rempli un dossier de candidature en ligne avant le 26 avril, bénéficieront ainsi d’une aide concrète pour se lancer.

3 séminaires et 17 masterclass

Au programme, 3 séminaires de 4 jours en présentiel sont organisés pour avancer sur le projet, échanger avec des entrepreneurs et des experts ou encore apprendre à développer sa posture entrepreneuriale. En parallèle, chaque semaine durant les 6 mois du parcours, une masterclass en ligne est également proposée sur des thématiques précises de développement du projet entrepreneurial (choisir et déposer ses statuts, communiquer sur soi et sur son projet, construire un business plan…), soit 17 masterclass au total.

La clôture du Parcours a lieu fin novembre : il s’agit alors, devant une centaine de personnes, de pitcher son idée et de convaincre le public.

Pour en savoir plus :

https://ticketforchange.org/parcours-entrepreneur/

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Utiliser le dispositif Démission-Reconversion pour créer son entreprise

Selon une étude menée par l’Unédic, les bénéficiaires du dispositif Démission-Reconversion se dirigent majoritairement vers des projets de création d’entreprise.

Mis en place depuis novembre 2019, le dispositif Démission-Reconversion permet de percevoir des allocations chômage lors d’un changement de vie professionnelle. À ce titre, l’Unédic s’est basée sur les données du dispositif, couvrant les 24 premiers mois suivant l’inscription des intéressés à France Travail ainsi que sur les données France Travail, pour suivre le parcours de ces derniers dans ce dispositif. Ainsi, en 2023, 22 000 dossiers ont été déposés, dont 4 % n’ont pas été validés. Concernant les dossiers validés, 63 % concernaient une création d’entreprise, 30 % une formation et 7 % une formation liée à la création d’entreprise.

Combiner création et formation

Sur les 7 bénéficiaires sur 10 qui créent leur entreprise, 5 mènent à bien leur projet sans suivi d’une formation tandis que 2 combinent création et formation. Les créateurs sont majoritairement des hommes (60 %), âgés de 30 à 49 ans (79 %), diplômés du supérieur (61 %) et cadres (28 %). La création d’entreprise intervient rapidement, en moyenne 3 mois après l’ouverture des droits. Sachant que 24 mois après l’ouverture des droits, 1 bénéficiaire sur 10 a repris un emploi durable (CDI ou CDD/intérim d’au moins 6 mois) et 2 sur 10 un emploi, quel qu’il soit.

Pour en savoir plus sur ce dispositif :

www.unedic.org

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Lemrock AI construit l’infrastructure du « commerce agentique »

Intermédiaire indispensable entre les agents IA et les catalogues des e-commerçants, la start-up propose de connecter les produits, afficher les prix et stocks en temps réel et de suivre la performance commerciale.

Le e-commerce n’échappe pas à l’IA qui devient un véritable Assistant Shopping personnel en anticipant les questions du cdivt, en recommandant les bons produits et le guidant vers l’achat. Ces nouvelles pratiques, connues sous le nom de commerce agentique, imposent aux marques de repenser leurs processus d’achat. « Lemrock propose de construire l’infrastructure du commerce agentique pour que les marques puissent vendre et offrir une expérience personnalisée directement via les agents IA conversationnels (ChatGPT, Gemini, Perplexity…), explique Roxane Laigle, la fondatrice. La solution connecte catalogues, disponibilités et transactions via un point d’intégration unique, pour que les enseignes puissent adresser ce nouveau canal tout en gardant le contrôle de leur image, de leurs données et de leurs marges. » C’est lorsqu’elle était Directrice de la stratégie et de l’innovation chez Fnac Darty, que Roxane a constaté que l’hyperpersonnalisation dans le commerce restait un problème non résolu. « Malgré des années de tentatives, personne n’avait vraiment craqué le sujet. Puis est arrivée une rupture technologique majeure : l’IA conversationnelle et agentique. Elle a rendu possible ce qui ne l’était pas avant, inverser la logique traditionnelle du commerce. Ce n’est plus le cdivt qui cherche le produit, c’est le bon produit qui vient au bon cdivt, en temps réel. À ce moment-là en 2024, l’expression « commerce agentique » n’existait même pas, nous avons été parmi les premiers à poser ce concept ! »

Un nouveau marché à construire

Le projet a été structuré techniquement grâce au programme Entrepreneurs First où Roxane a rencontré ses deux associés. « La principale difficulté a été l’évangélisation. C’est un nouveau marché à construire, nécessitant d’éduquer les enseignes (et leurs cdivts) à ces nouveaux usages. » Pourtant, le produit n’est commercialisé que depuis 6 mois, mais l’entreprise est déjà en phase d’hypercroissance. « Nous comptons plus de 80 marques cdivtes, parmi lesquelles Maisons du Monde, i-run, Cdiscount et DIM. Plus de 100 millions d’interactions mensuelles sont déjà traitées. Nous voulons rapidement recruter les meilleurs talents tech pour accélérer le développement produit, puis nous développer aux États-Unis. Notre ambition est de devenir la couche standard d’intégration des marques dans toutes les IA conversationnelles mondiales. » Roxane vient tout juste de recevoir le prix Margaret 2026 de la catégorie Entrepreneure lors de la 14e cérémonie des Margaret Awards 2026 by JFD qui récompense chaque année des femmes aux projets innovants.

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 7 millions de dollars de levée de fonds réalisée récemmentUn conseil : bien choisir ses associés : la complémentarité des compétences et la confiance sont essentielles pour traverser les phases de croissance et d’incertitude.Un contact : Roxane Laigle, www.lemrock.com

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ReSoil favorise la transition vers une agriculture durable pour la planète

Grâce à ReSoil Carbon, les agriculteurs peuvent optimiser leurs pratiques et transformer leurs efforts en crédits carbone qui peuvent ensuite être rachetés par des entreprises qui souhaitent compenser une partie de leurs propres émissions.

ReSoil veut accompagner les entreprises dans leur stratégie climat et décarbonation. « Nos outils permettent de mesurer les impacts carbone, eau et biodiversité sur les fermes en fonction des pratiques agricoles, explique Grégoire Alston, cofondateur de ReSoil. Ce qui permet à nos ingénieurs agronomes de construire un plan de transition avec les agricultures grâce à des pratiques agroécologiques. On valorise alors ces résultats auprès d’entreprises concernées par ces enjeux environnementaux afin de permettre aux agriculteurs de financer la mise en place de ces nouvelles pratiques. » L’idée est née d’un sentiment d’urgence autour du secteur agricole et l’envie d’avoir un impact positif sur le climat, la biodiversité et l’agriculture durable. « Beaucoup d’entreprises veulent avancer sur leur stratégie RSE et leur décarbonation, mais manquent de solutions concrètes et crédibles – notamment sur le scope 3 lié à l’amont agricole ou sur le volet de la séquestration carbone. Et du côté des agriculteurs, la transition est freinée par un manque de financement et de visibilité économique. On a donc créé ReSoil pour faire le div entre ces deux enjeux. »

Éviter tout risque de greenwashing

Lancée en 2022 par 3 associés, ReSoil doit faire avec la complexité des situations : « Chaque ferme est différente, il n’y a pas de solution standard. Il faut être crédible à la fois sur l’agronomie, la data et les sujets de contribution carbone. » Elle intervient aussi sur un marché contrasté. « On voit un contexte international chahuté sur les sujets climat, et des arbitrages budgétaires côté entreprises. Mais on observe également un mouvement de fond : les entreprises deviennent beaucoup plus exigeantes. Elles cherchent des solutions locales, certifiées, traçables, qui tiennent dans la durée et qui évitent tout risque de greenwashing. C’est précisément là que se situe ReSoil. » Aujourd’hui, l’entreprise suit environ 100 000 hectares agricoles et plus de 100 entreprises intègrent des projets dans leur stratégie carbone. « 300 000 tonnes de CO2 vont être évitées ou stockées dans les sols des fermes françaises qu’on accompagne sur la seule base des projets déjà engagés. Nous venons de lever 4 M€ qui vont nous permettre d’accélérer sur le produit et le passage à l’échelle. Nous voulons devenir le leader français pour la mesure, le suivi et le financement de la transition agricole. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : en 2024 et 2025, plus de 3 M€ collectés auprès des entreprises cdivtes pour financer la transition des agriculteurs.Un conseil : gardez bien en tête, chaque jour, votre raison d’être : pourquoi vous vous lancez et à quel enjeu votre solution veut répondre. Cela vous évitera de vous disperser en chemin, et vous permettra d’affronter les hauts et les bas inhérents à l’entrepreneuriat ! Cette aventure ne sera pas un sprint mais un long marathon.Un contact : Grégoire Alston, www.resoilag.com

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Un outil pour faire le point sur son projet de création d’entreprise

L’Institut national de la propriété industrielle (INPI), les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) et les Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) se sont associés pour créer un outil d’autodiagnostic en ligne, simple et gratuit, qui permet d’évaluer la solidité d’un projet.

Il y a quelques années, l’État a mis en place un Guichet unique, géré par l’INPI, qui permet de faciliter les démarches de la création d’entreprise. Mais avant d’en arriver à cette étape, la réussite et la pérennité d’un projet nécessitent une préparation solide en amont. Et pour évaluer la solidité d’un projet avant d’engager les démarches pratiques de création, un nouvel outil d’autodiagnostic a été mis en ligne sur le site portail e-procédures de l’Inpi.

Une première vision du niveau de préparation

Après avoir posé 7 questions clés qui touchent à la règlementation, au business plan ou encore aux aides accessibles, l’outil d’autodiagnostic donne aux porteurs de projet une première vision de leur niveau de préparation. Il peut également indiquer qu’un accompagnement leur serait utile et leur conseiller de se rapprocher du réseau consulaire (CCI ou CMA) le plus proche pour en bénéficier. Pour rappel, ces opérateurs sont présents sur tout le territoire pour apporter leur expertise et aider les créateurs à structurer leur projet.

Pour accéder à l’outil :

https://securisez-projet-formalite.inpi.fr/

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Un Baromètre de la transmission de fonds de commerce

Réalisé par Les Annonces du Commerce en partenariat avec Atometrics, le Baromètre de la transmission de fonds de commerce analyse les cessions par activité et par territoire. En 2025, 22 771 fonds de commerce ont été transmis.

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de fonds de commerce changent de main. Pour avoir une vision objective des volumes, des niveaux de prix et des dynamiques du marché de ces cessions et ainsi aider les cédants et les repreneurs à obtenir des indicateurs fiables pour prendre les bonnes décisions, un nouveau baromètre a été lancé. Réalisé par Les Annonces du Commerce en partenariat avec Atometrics, ce baromètre propose une approche comparative du marché réel avec le marché affiché.

Des écarts entre prix demandés et prix réellement constatés

Ce baromètre se base, en effet, sur l’analyse des transactions réellement conclues, publiées au Bodacc. Sont ainsi disponibles les données des volumes de cessions, les niveaux de prix constatés, les dynamiques sectorielles et régionales… Ces données sont ensuite confrontées à l’analyse des annonces de fonds de commerce en ligne, représentant le marché « affiché », notamment les attentes des vendeurs, les écarts entre prix demandés et prix réellement constatés…

Le Baromètre couvre 5 grands secteurs : les commerces alimentaires, les commerces non alimentaires, l’hôtellerie & chambres d’hôtes, les restaurants & cafés bars, l’artisanat & services.

Pour consulter le Baromètre :

https://atometrics.com/barometre-transmission/

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Altrove développe des alternatives aux matériaux contenant des terres rares

Pour réduire la dépendance géopolitique de l’Europe, Altrove transforme des prédictions d’IA en matériaux réels, produits à grande échelle, capables de soutenir la transition énergétique.

Éodivnes, voitures électriques, écrans d’ordinateur, smartphones… aujourd’hui, les technologies utilisent toutes des terres rares. Mais entre tensions géopolitiques et contraintes réglementaires, leur approvisionnement est de plus en plus incertain. « Grâce à un laboratoire automatisé couplé à une IA propriétaire, nous identifions, synthétisons et produisons des alternatives plus vite et moins cher que la R&D traditionnelle, explique Thibaud Martin, cofondateur d’Altrove. Nous travaillons directement avec des industriels pour mettre en place ces substitutions. » Cette prise de conscience est venue d’un double constat : d’un côté, l’Occident est fortement dépendant de matériaux dont il ne contrôle pas la chaîne de valeur. De l’autre, développer un nouveau matériau, qui était une affaire de centaines de millions d’euros et de dizaines d’années, est aujourd’hui fortement accéléré par l’IA. « Joonatan Laulainen, mon cofondateur, a réalisé un PhD en science des matériaux à l’université de Cambridge. Lors de notre rencontre, la technologie devenait disponible, c’était le bon moment pour se lancer dans ce secteur. Pour ma part, je suis entrepreneur dans le milieu de l’IA depuis 10 ans, j’ai lancé et vendu une première société avant de créer Altrove. »

Un produit qui répond à une réelle demande du marché

Dès le départ, en 2024, les deux créateurs veulent partir du besoin marché, pas de la technologie. « Nous avons rencontré des centaines d’industriels et noué des partenariats. En échange de données sur leurs besoins (les matériaux utilisés, le cahier des charges des matériaux), nous leur livrons des candidats alternatifs screenés par notre IA. Ainsi, on crée un produit qui répond à une réelle demande du marché. Pour rendre cela possible, notre IA génère des recettes de synthèse, le laboratoire les teste à haut débit, les résultats alimentent l’IA en retour, et ainsi de suite. ». L’entreprise recrute des profils venant du monde entier (MIT, Cambridge, Polytechnique…) et vise des groupes industriels dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’automobile, de la défense. Elle fait d’ailleurs partie des start-up sélectionnées pour la finale du Grand Prix ACF Autotech qui se déroule ce 15 avril et qui récompense le meilleur de l’innovation automobile. « À court terme, notre priorité est de démontrer que notre matériau est non seulement synthétisable, mais scalable, c’est-à-dire qu’on peut le produire à l’échelle industrielle avec des coûts compétitifs. À plus long terme, notre ambition est de devenir la référence mondiale pour la découverte et la production d’alternatives aux matériaux inorganiques critiques. »

Fiche de l’entreprise

Un chiffre : l’entreprise a réalisé une levée de fonds de 10 M$ l’été dernier, ce qui amène le total levé à près de 15 M$.
Un conseil : bien cerner les besoins du marché avant de construire quoi que ce soit. Construire une solution en « market pull » plutôt qu’en « market push ». Et s’entourer de personnes brillantes techniquement.
Un contact : Thibaud Martin, www.altrove.ai

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La franchise, un tremplin pour se lancer dans l’entrepreneuriat

La 22 enquête annuelle de la Banque Populaire/FFF démontre une nouvelle fois que la franchise joue un important rôle de levier dans l’entrepreneuriat, notamment en raison de l’environnement sécurisant qu’elle apporte.

La Banque Populaire vient de publier les résultats de son enquête annuelle sur la franchise, réalisée avec la Fédération Française de la Franchise (FFF) et Kantar. Selon cette enquête, 30 % des sondés aimeraient créer leur entreprise (-2 points en 5 ans), dont plus de la moitié (51 %) en franchise. Un chiffre qui grimpe à 65 % chez les 18-24 ans. Parmi les raisons invoquées figurent l’accompagnement et les moyens mis à disposition pour développer l’activité, qui créent un environnement sécurisant pour le porteur de projet, devant la perspective d’une meilleure rentabilité.

Un tiers des franchisés n’auraient pas créé sans ce modèle

Pour 26 % des porteurs de projet, la création en franchise permet aussi de redonner du sens à leur vie professionnelle (plus de liberté, d’autonomie, maîtrise du lieu de vie…) et pour 24 %, elle constitue un levier facilitant un changement de carrière. Côté franchisés, 35 % indiquent qu’ils n’auraient pas créé leur entreprise sans ce modèle, tandis que 92 % d’entre eux recommandent la franchise (+4 points en un an).

L’enquête aborde également la perception des enjeux clés dans la franchise, comme la cession-transmission, l’utilisation de l’IA ou encore l’éco-responsabilité.

Pour consulter l’enquête :

banquepopulaire.fr

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Kipli réinvente l’ameublement durable

Sur un marché dominé par la production de masse et les remises permanentes, Kipli fait le pari d’une marque française de literie et de mobilier naturel, bâtie sur un modèle rentable et engagé.

Kipli conçoit et vend des produits de literie haut de gamme fabriqués en matières naturelles comme le latex naturel, la laine, le coton biologique, pour offrir un sommeil plus sain, plus profond, plus conscient. « Ce n’est pas juste un matelas, explique Antoine Loredo, cofondateur de Kipli. C’est une invitation à reconsidérer la qualité de son repos comme un acte de soin envers soi. » Diplômé d’école de commerce, Antoine a une conviction fondatrice forte : on ne devrait pas dormir sur de la mousse issue du pétrole et des matériaux synthétiques sans le savoir. « J’ai fait le constat que le marché de la literie était à la fois opaque sur les matières et assez faible sur l’expérience cdivt, deux choses que Kipli a voulu changer dès le départ. » L’entrepreneur choisit donc une autre voie, celle où il n’y a pas de fausses remises, pas de surproduction, pas de compromis sur la qualité des matières. Les produits sont conçus pour durer et l’objectif n’est pas la simple performance économique. Antoine veut bâtir une entreprise cohérente, alignée avec ses valeurs : « Nous voulons prouver qu’un modèle responsable peut être rentable. La croissance ne doit pas se faire au détriment de l’impact. »

Faire de la pédagogie cdivt

Pour démarrer, Kipli commence en direct-to-consumer sur le web, avant d’ouvrir des boutiques physiques à Paris, Lyon et Bordeaux pour offrir une expérience sensorielle que l’écran ne peut pas remplacer. « Les défis ont été de faire de la pédagogie cdivt pour expliquer pourquoi le naturel coûte plus cher et est meilleur, la logistique du grand format (nos matelas pèsent 60 kg, nos canapés convertibles jusqu’à 150 kg), et la construction d’une marque de confiance dans un secteur où les promesses sont souvent survendues. » Avec 10 000 nouveaux cdivts par an, et près de 9 M€ de CA, l’activité est rentable. Et continue à s’élargir progressivement au mobilier naturel, avec toujours le même ADN : matières naturelles. production maîtrisée, transparence totale. « Prochains objectifs, nous voulons intégrer la logistique et une partie de la production, augmenter notre présence retail, et optimiser notre fonctionnement ». L’entreprise est aussi engagée dans la lutte pour la préservation de la planète et reverse 10 % de ses bénéfices à des associations, soit plus de 100 000 € reversés depuis sa création.

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : la note de 4,8/5 sur plus de 6 000 avis cdivtsUn conseil : vendre avant de fabriquer. La vraie validation, c’est un cdivt qui sort sa carte bancaire, pas une étude de marché.Un contact : Antoine Loredo, https://kipli.com/fr/

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Formalités

Un certain nombre de formalités doivent être réalisées avant de pouvoir démarrer son activité. Ces formalités sont centralisées auprès d’un guichet unique des formalités des entreprises. Un service accessible sur internet.

1 – La rédaction des statuts

Si le créateur choisit d’exercer sa nouvelle activité sous la forme d’une société, il doit en établir les statuts. Ceux-ci définissent les règles de fonctionnement de la société et les relations entre les associés. La plupart de ces règles sont imposées par la loi, mais parmi elles, certaines peuvent être adaptées.

Des modèles de statut sont proposés par les chambres consulaires, sur Internet ou dans des ouvrages spécialisés ; mais ces statuts types ne prennent pas en compte les spécificités de la nouvelle entité et l’environnement du créateur. Il est donc préférable, lors de la constitution d’une société, de faire appel à un professionnel dont le rôle est d’analyser avec l’intéressé tous les besoins et de proposer des clauses en parfaite adéquation avec le fonctionnement futur de la nouvelle société. Par ailleurs, outre la rédaction, ce notaire, avocat ou expert-comptable se charge également de l’ensemble des formalités liées à la création. Le créateur gagne ainsi un temps précieux qu’il peut consacrer à d’autres aspects plus importants de la création, et il est assuré de la fiabilité des démarches accomplies.

Certaines mentions des statuts méritent une attention particulière. Parmi celles-ci, nous citerons notamment :

Le nom de la société, appelée aussi raison sociale : son choix définitif s’effectue après une recherche d’antériorité, le rédacteur devant s’assurer qu’il n’est pas déjà utilisé par une autre structure.

La raison sociale peut être distincte du nom commercial qui, lui, sera utilisé pour faire la promotion de l’entreprise.

L’objet de la société : il définit les domaines d’activités dans lesquels l’entreprise interviendra. Il ne peut pas être trop général, mais le créateur doit veiller à le rendre suffisamment large car la société n’a pas le droit de développer une activité hors du champ de son objet social.

Par ailleurs, l’objet social sert de référence pour l’attribution du code APE (activité principale exercée) qui classe les entreprises françaises par type d’activité. Ce code peut engendrer certains droits (l’attribution d’aides, par exemple) ou certaines obligations (adhésion à une caisse de retraite ou de congés payés…).

Le pouvoir des dirigeants : les statuts organisent la répartition des pouvoirs dans la société, notamment entre le dirigeant et l’assemblée des associés. Suivant le degré d’ouverture du capital social, les pouvoirs du dirigeant seront plus ou moins importants. Il faut toutefois veiller à ce que le dirigeant ne soit pas trop limité dans ses fonctions.

L’exercice social : la date de clôture de l’exercice est définie par les statuts, la durée du premier exercice n’étant pas forcément de douze mois.

La clause d’agrément : obligatoire dans une EURL et une SARL, cette clause organise la cession des parts ou actions en prévoyant un agrément préalable pour l’entrée de tout nouvel associé. Ainsi permet-elle d’empêcher l’arrivée d’un nouvel associé si certains associés en place ne le souhaitent pas. Bien souvent, les statuts prévoient que cette clause n’est pas applicable en cas de transmission des titres dans l’environnement familial.

L’option à l’impôt sur les sociétés : dans une EURL, cette option peut être insérée dans les statuts. Il en est de même pour l’option à l’impôt sur le revenu d’une SARL de famille.

2 – L’immatriculation de l’entreprise

Aujourd’hui, le créateur n’a plus à frapper à toutes les portes des administrations. Un guichet unique opéré par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a été spécialement créé. Cette plate-forme (

https://formalites.entreprises.gouv.fr

) se charge, dès lors que le dossier est complet, de transmettre tous les éléments aux diverses institutions pour procéder à l’immatriculation de la nouvelle entreprise et de son responsable, dont notamment :

– la déclaration aux services des impôts ;

– l’affiliation à l’Urssaf, à France Travail et aux caisses générales de Sécurité sociale ;

– l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers ;

– l’immatriculation à l’Insee pour attribution du numéro Siren, Siret et du code Naf ;

– la déclaration à l’inspection du travail ;

– si des recrutements immédiats sont prévus, la déclaration aux caisses retraite des salariés.

L’ensemble des formalités accomplies, l’entreprise reçoit son extrait K-bis, comparable à une carte d’identité, prouvant son existence. Pour éviter tout temps d’attente, le créateur reçoit un récépissé de dépôt de dossier. Ce document, remis au créateur dès lors que son dossier est complet, lui permet d’entreprendre toutes ses démarches et de justifier des formalités en cours. Ce récépissé ne permet pas de démarrer l’activité mais il autorise par exemple une déclaration à La Poste ou l’ouverture de lignes électriques ou téléphoniques.

Le coût d’intervention de ce guichet unique varie selon que l’entreprise est créée sous forme individuelle ou sous la forme d’une société.

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