Depuis le 1 janvier 2026, le montant de l’exonération de cotisations sociales accordée au titre de l’Acre ne peut dépasser le quart des cotisations dues pour les créateurs et repreneurs d’entreprise.
L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) permet aux personnes qui créent ou reprennent une entreprise de bénéficier d’une exonération de certaines cotisations sociales personnelles (cotisations d’assurance maladie-maternité, de vieillesse de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales) pendant les 12 premiers mois de leur activité.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a diminué le montant de cette exonération pour les créations ou reprises d’activité intervenues depuis le 1er janvier 2026.
En pratique : l’Acre n’est plus automatiquement attribuée aux créateurs et repreneurs d’entreprise. Ces derniers doivent en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent la date d’ouverture de l’activité mentionnée sur le justificatif de création d’activité délivré par le
Guichet unique
.
Une diminution du montant de l’exonération de cotisations
Jusqu’alors, le créateur ou repreneur d’entreprise qui percevait un revenu annuel inférieur ou égal à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass), soit à 36 045 € en 2026, bénéficiait d’une exonération totale de ses cotisations sociales personnelles. Depuis le 1er janvier 2026, le montant de cette exonération s’élève à 25 % du montant total des cotisations d’assurance maladie, maternité, veuvage, de vieillesse de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales dû par l’entrepreneur.
Attention : cette nouvelle règle ne concerne pas les créateurs et repreneurs d’exploitation ou d’entreprise agricole.
Comme auparavant, l’exonération de cotisations :– est dégressive pour un revenu supérieur à 75 % et inférieur à 100 % du Pass (48 060 € en 2026) ;– est nulle pour un revenu au moins égal au Pass.
Art. 23, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, JO du 31
Décret n° 2026-69 du 6 février 2026, JO du 8
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De trop nombreux vélos restent au fond des garages. Bikyy veut leur rendre leur utilité en mettant en relation les particuliers qui possèdent ces équipements avec ceux qui veulent en louer partout en France.
La pratique du vélo est en constante progression ces dernières années, avec le développement des pistes cyclables et la popularité grandissante des vélos électriques. Pour accompagner ce développement, Bikyy propose une marketplace de location de vélos entre particuliers. « Elle permet à des propriétaires de rentabiliser leur vélo lorsqu’ils ne l’utilisent pas, et à des cyclistes occasionnels ou de passage de trouver facilement un vélo adapté à leur besoin, sans passer par un loueur professionnel », explique Adrien Bey, son fondateur. Toutes sortes de vélos sont ainsi proposés à la location, de ville, VTT, cargo, électrique… C’est parce qu’il avait besoin de louer lui-même un VTT électrique pour une sortie avec son frère et que, là où il était, il ne trouvait pas de loueur qu’il a imaginé Bikyy. « Je connaissais ce type de service pour la voiture et bien sûr pour les logements de vacances. Pourquoi pas pour le vélo ? » Adrien y voit aussi un intérêt pour l’environnement en limitant la production et la consommation de ressources naturelles et en favorisant la réutilisation et le partage des biens existants. Il commence par réaliser un sondage auprès de la communauté vététiste. « Suite à de bons retours, j’ai fait un premier site de mise en relation entre propriétaires et locataires de vélos. Puis, j’ai beaucoup démarché et essayé de faire connaître Bikyy. »
Proposer des services associés à la location
La plate-forme joue aujourd’hui le rôle de tiers de confiance en proposant un paiement en ligne sécurisé et un contrat de location. Et Bikyy couvre les éventuels dommages causés au vélo loué pendant la période de location grâce à la caution prise lors de la réservation. La principale difficulté qu’a rencontré Adrien est qu’il n’est pas du métier. « Ce n’est pas du tout mon activité de départ, je suis développeur de logiciels. J’ai découvert beaucoup de chose en me lançant : le marketing, l’acquisition d’utilisateurs, la communication, la pédagogie autour du concept… Construire une marketplace demande du temps, car il faut développer l’offre et la demande en parallèle. » Malgré tout, l’activité est en croissance progressive. « Il y a régulièrement de nouveaux abonnés et de nouvelles annonces publiées sur la plate-forme. L’enjeu principal aujourd’hui est d’accélérer le volume de locations effectives, afin de renforcer la dynamique et l’effet réseau. » Adrien envisage également de lancer une appli mobile pour permettre des échanges plus fluides lors des mises en relation. « À plus long terme, je pense offrir la possibilité de créer des packs ou de pouvoir proposer des services associés à la location de deux-roues. »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : près de 1 000 annonces en ligne de vélos et accessoires cyclistes disponibles à la location.– Un conseil : un problème à la fois. à chaque solution le but approche.– Un contact : Adrien Bey, https://bikyy.com/
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Un webinaire, coorganisé par l’Urssaf et le réseau d’appui aux entrepreneurs BGE, apporte des réponses concrètes aux questions que se posent les entrepreneurs qui se lancent dans la création de leur entreprise.
Comment créer mon activité ? Quelles démarches dois-je effectuer ? Quelles cotisations sociales vais-je payer ?… Autant de questions que se posent fréquemment les porteurs de projet. Pour les aider à s’y retrouver, le réseau BGE et l’Urssaf ont organisé un webinaire disponible en replay, qui balaie tous ces sujets. Ce webinaire traite notamment du choix stratégique du statut juridique de l’entreprise, lequel a des conséquences sur le statut social et fiscal du créateur.
Réussir le lancement de son activité
Le webinaire présente également les aides dont peut bénéficier un porteur de projet, comme l’Acre, ou encore les droits dont il bénéficie en termes de couverture maladie, d’allocations familiales, de retraite, de formation… Enfin, il rappelle que l’Urssaf a mis en place le dispositif « Mes premiers mois avec l’Urssaf », un accompagnement personnalisé et gratuit d’une durée de 9 à 15 mois pour réussir le lancement de son activité.
Pour regarder le replay du webinaire :
www.youtube.com/watch?v=kdmQABbHpK8
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Chaque année depuis plus de 20 ans, le concours Petit Poucet récompense les meilleurs projets entrepreneuriaux d’étudiants ou de jeunes diplômés. Cette année, la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 10 avril 2026.
Depuis l’an dernier, le concours Petit Poucet s’est recentré sur les projets touchant la Tech en remettant 5 prix, un pour chacune des catégories suivantes : indusTech (aéronautique, défense, automobile, industrie, chimie, cleanTech, énergie…), consumerTech (biens et services de consommation, retail, foodTech, communications et médias…), serviceTech (services à la personne, service public, services financiers…), healthTech (santé, bien-être, sciences de la vie) et techforTech (high-tech, software & platform, cybersecurity…). Chaque gagnant se voit attribuer un prix de 10 000 € pour lancer son projet, sans contrepartie.
Dernier diplôme de moins de deux ans
Le concours s’adresse aux étudiants-entrepreneurs, qu’ils aient ou non déjà créé leur entreprise. Les postulants doivent donc être encore étudiants, être bénéficiaires du statut national étudiant-entrepreneur ou avoir obtenu leur dernier diplôme universitaire il y a moins de deux ans. Le dossier doit être déposé en ligne et présenter l’équipe fondatrice, l’ambition et le projet. Un jury sélectionnera les finalistes en avril pour une remise des prix à Paris en mai.
Pour en savoir plus :
www.petitpoucet.fr
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Pour mieux évaluer les compétences de candidats à un poste, Yuzu propose aux entreprises de remplacer les tests RH classiques par des jeux vidéo de mises en situation. Objectif : obtenir des données fiables et utiles pour le recrutement.
Yuzu est une plate-forme d’évaluation des compétences comportementales (soft skills) fondée sur la mise en situation. « Plutôt que de demander aux candidats de se décrire, nous les plaçons dans des environnements immersifs, développés à partir des dernières technologies issues du jeu vidéo, afin d’observer leurs comportements réels, explique Léo Fichet, cofondateur de Yuzu. Notre objectif est de produire des données fiables, prédictives et réellement utiles pour le recrutement, la mobilité interne et la formation. » Concrètement, les candidats doivent évoluer pendant une quarantaine de minutes dans un monde où ils doivent prendre un certain nombre de décisions. En fonction des choix, Yuzu analyse les compétences grâce à l’intelligence artificielle et les matérialise par des graphiques. « Le point de départ vient d’un constat simple : les soft skills sont devenues centrales dans les décisions RH, mais restent très mal évaluées. Les outils existants reposent majoritairement sur des questionnaires déclaratifs, biaisés et peu prédictifs. En parallèle, les équipes RH manquent de temps, et les candidats vivent souvent ces évaluations comme stressantes ou artificielles. Yuzu veut évaluer autrement, de manière plus fiable, plus objective et plus engageante. »
Créer ses propres mises en situation
Pour développer leur concept, les fondateurs travaillent en étroite collaboration avec des chercheurs en psychologie, en neurosciences et des experts RH. « Il a fallu trouver le juste équilibre entre rigueur scientifique et expérience utilisateur fluide, convaincre des acteurs parfois très habitués aux outils traditionnels, et adapter la solution à des contextes métiers variés. » L’activité est aujourd’hui en forte croissance. « La plate-forme est déjà déployée auprès d’une quarantaine d’entreprises, telles que La Poste, Metro, Dalkia ou l’AFPA, dans des secteurs très divers. Nous venons de rendre l’ensemble de nos expériences accessibles sur mobile, tablette et PC, afin de lever les freins liés aux contraintes matérielles. » L’entreprise propose également la possibilité de créer ses propres mises en situation à partir d’un simple prompt : « À terme, nos cdivts pourront générer leurs propres tests gamifiés à partir d’un besoin formulé en langage naturel, sans expertise technique. Nous préparons également l’internationalisation de Yuzu. Notre ambition est de devenir la référence mondiale de l’évaluation comportementale par la mise en situation. »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : 134 217 727, c’est le nombre de combinaisons possibles dont disposent les cdivts pour créer des évaluations comportementales sur-mesure.– Un conseil : tester très tôt son idée sur le terrain, auprès de vrais utilisateurs, et accepter de la faire évoluer en permanence.– Un contact : Léo Fichet, www.yuzu.hr
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Parce que selon l’OMS, près de 1,8 million de décès seraient évitables chaque année en Europe grâce à des mesures de prévention efficaces, Vipali propose d’aborder la prévention en combinant innovation, expertise scientifique et accompagnement humain.
Vipali propose de personnaliser et d’adapter aux modes de vie de chacun la prévention santé. « Notre solution répond directement aux principaux freins identifiés : manque de motivation en l’absence de symptômes visibles ; difficulté à savoir par où commencer ; sentiment de « déjà tout savoir » ou de manque de temps, explique Cécile Annequin, cofondatrice. Elle permet un accompagnement clé-en-main, adapté aux contraintes de chacun. » Fondé sur une approche scientifique validée par un comité scientifique et médical d’experts, Vipali analyse 12 piliers essentiels de la santé (sommeil, nutrition, mouvement, stress…) à travers une application alimentée par des données scientifiques. Elle permet ensuite de proposer un suivi personnalisé et des recommandations évolutives pour adopter de nouvelles habitudes afin de vivre mieux et plus longtemps. L’idée est née d’un constat simple : « Les entreprises investissent beaucoup d’énergie sur la performance, mais encore trop peu sur la prévention en santé, alors même que les enjeux humains, économiques et sociétaux explosent (stress, désengagement, absentéisme, maladies chroniques). Nous avons voulu créer une approche structurée, mesurable et accessible, qui parle autant aux dirigeants qu’aux collaborateurs : une approche qui engage individuellement et collectivement. »
Un partenariat avec l’Institut Pasteur
L’entreprise est lancée en novembre 2023 à Lille (59) par une équipe de 8 fondateurs, dont 5 sont issus du secteur de la santé. « Nous avons développé Vipali en étroite collaboration avec des experts en prévention santé et le terrain. Nous avons signé un partenariat scientifique fort avec l’Institut Pasteur de Lille dès mars 2025, aboutissement de plusieurs années de collaboration avec leurs équipes. » Porté par une prise de conscience forte des institutions et des entreprises sur les enjeux de santé, de qualité de vie au travail et d’attractivité, leur concept plaît. « Les attentes sont plus mûres, plus structurées, et les décideurs cherchent désormais des solutions concrètes, mesurables et durables. En 2 ans, Vipali a signé des contrats structurants avec des mutuelles, des services de santé au travail, des collectivités. » À moyen terme, Vipali ambitionne de devenir un acteur de référence de la prévention en santé, en France et à l’international, capable de contribuer plus largement aux enjeux de santé publique, de transformation des organisations et des modes de vie des populations.
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : plus de 120 cdivts BtoB avaient signé avec Vipali fin 2025– Un conseil : restez toujours à l’écoute du terrain, des usages et des besoins réels pour construire une entreprise utile, résidivte et durable.– Un contact : Cécile Annequin, www.vipali.com
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Dans la foulée d’une enquête qu’il a récemment réalisée, le réseau associatif de financement et d’accompagnement des entrepreneurs, Initiative France, propose 5 mesures pour mieux aider les entrepreneurs en situation de handicap.
Alors que les entrepreneurs en situation de handicap ne représentent que 1,4 % du total des chefs d’entreprise en France, Initiative France vient de publier les résultats d’une enquête menée auprès d’entrepreneurs en situation de handicap qu’il a accompagnés. Cette enquête révèle qu’il existe encore trop de freins à l’accès aux financements et aux dispositifs adaptés, que l’accompagnement joue un rôle central et qu’il apparaît nécessaire de structurer une approche plus lisible et plus efficace.
Un module de formation en ligne
Pour y remédier, le réseau propose 5 engagements concrets :– Ne laisser aucun porteur de projet en situation de handicap sans solution d’accompagnement, que ce soit avec une association Initiative ou d’autres acteurs de l’accompagnement ;– Renforcer la formation des bénévoles et des salariés aux problématiques liées au handicap, pour une meilleure prise en compte dans l’accompagnement ;– Développer un module de formation en ligne pour les porteurs de projets en situation de handicap, sur les aides, dispositifs et réseaux de soutien ;– Expérimenter un service de médiation bancaire dans une vingtaine de territoires pilotes ;– Offrir un parrainage aux entrepreneurs, partout où des bénévoles sont disponibles.
Parallèlement, le réseau a lancé une campagne digitale pour faire sauter certains clichés.
Pour en savoir plus :
www.initiative-france.fr
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Mettre l’Intelligence artificielle au service des abeilles, c’est ce que propose cet ingénieur agronome et apiculteur amateur qui a inventé une muselière électrique capable de détecter et neutraliser le frelon asiatique à l’entrée de la ruche.
Alimentée à l’énergie solaire, inspirée à la fois de la muselière traditionnelle et de la harpe électrique mais plus sélective, la muselière électrifiée de God Save The Bee pourrait bien être une révolution pour les apiculteurs. « Un capteur placé devant la ruche détecte en temps réel le frelon grâce à une IA embarquée, puis déclenche un arc électrique ciblé qui le neutralise, sans perturber les abeilles, explique Alexandre Giora, le créateur. Cette IA fonctionne sans cloud, sans connexion internet, avec simplement une pile et un petit panneau solaire. » C’est parce que lui-même apiculteur, il a tout essayé pour lutter contre le frelon asiatique, raquette de badminton, pièges bouteille, harpes électriques… qu’il s’est lancé dans la recherche d’une solution. « J’ai commencé à discuter avec des entomologistes et des apiculteurs. Le constat est revenu partout : le plus gros dégât vient du stress causé par la présence des frelons. Les abeilles n’osent plus sortir, la reine peut réduire sa ponte, et la colonie décline. L’enjeu n’est donc pas seulement de tuer des frelons, mais de les maintenir à distance, sans gêner le travail des abeilles. C’est là qu’est née l’idée de la muselière électrique… puis de l’IA embarquée pour la rendre la plus sélective possible. »
La phase d’industrialisation, une étape délicate
Pour développer son concept, Alexandre travaille à partir du « terrain » : échange avec des apiculteurs, observation du comportement des frelons devant la ruche, prototypes matériels de muselière et de circuit électrique. « En parallèle, nous développions une technologie d’IA dite neuromorphique, capable de tourner sur un microcontrôleur à quelques euros, sans connexion internet, en traitant des images ou des sons en temps réel. Nous avons donc combiné les deux. » La société Naturalink a été créée en avril 2025. « Aujourd’hui, le prototype fonctionne, mais nous restons prudents : la phase d’industrialisation et de tests à grande échelle est toujours une étape délicate. Nous avons récemment ouvert les pré-ventes de la muselière sur notre site et pensons lancer la première série de production pour la saison apicole 2026. À plus long terme, nous voulons faire de Naturalink une plate-forme d’IA embarquée au service des industriels et des développeurs, qui pourrait être utilisée pour surveiller des machines, analyser des signaux ou des images en usine, ou rendre des objets connectés plus intelligents. »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : plusieurs centaines de dispositifs God Save The Bee ont été précommandés en quelques semaines,– Un conseil : testez vos idées le plus tôt possible sur le terrain, avec les gens qui vivent le problème au quotidien. En ce qui me concerne, ce sont les apiculteurs et les entomologistes qui ont orienté la solution. Sans ces allers-retours terrain, j’aurais pu construire un bel objet… qui ne répond pas au vrai problème.– Un contact : Alexandre Giora, www.godsavethebee.fr
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Enjeu stratégique pour l’artisanat, la transmission-reprise des petites entreprises vient de faire l’objet d’un livre blanc publié par CMA France (Chambres de Métiers et de l’Artisanat) qui dresse notamment un état des lieux du marché.
310 000 TPE artisanales seront à reprendre à l’horizon 2030, avec des conséquences qui dépassent de loin le simple cadre d’une opération économique, comme le maintien des savoir-faire, la préservation des emplois ou encore la vitalité des territoires. Il est donc impératif tant pour les cédants que pour les repreneurs de pouvoir anticiper et de se faire accompagner. C’est dans cet esprit qu’a été rédigé le livre blanc « La transmission-reprise d’entreprise dans l’artisanat et les TPE ».
Un marché « caché » de la transmission
Ce livre blanc comporte des données et des analyses permettant aux acteurs de l’artisanat, aux décideurs et au grand public de mieux comprendre les défis et les opportunités de la cession-reprise d’entreprise artisanale. Il rappelle, par exemple, que l’un des principaux freins à la transmission-reprise réside dans la difficulté de mettre en relation des cédants avec des repreneurs, et notamment l’absence de connaissance des opportunités de reprise, sorte de marché « caché » de la transmission. Qu’il soit dû à une volonté de discrétion des cédants ou à une méconnaissance des dispositifs existants, ce phénomène entraîne malheureusement la disparition d’entreprises viables, faute de repreneurs identifiés à temps.
Pour télécharger le livre blanc :
www.artisanat.fr
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Pour mieux comprendre pourquoi l’accompagnement est un accélérateur du développement des entreprises et de la création d’emplois, le Réseau Entreprendre réalise tous les deux ans un panorama auprès de ses membres et entrepreneurs-lauréats.
La dernière édition du Panorama du Réseau Entreprendre vient de paraître. Élaboré à partir des retours de plus de 2 000 chefs d’entreprise, il révèle que, de 2020 à 2024, près de 8 000 emplois ont été créés par les entreprises accompagnées par le réseau, et que ces entreprises présentent un taux de pérennité à 5 ans de 96 %. Le profil de ces entreprises indique qu’elles sont issues principalement du secteur des services (42 %) et dirigées par des entrepreneurs dont l’âge moyen est de 45 ans.
Un prêt d’honneur de 34 000 €
95 % des sondés ont bénéficié d’un prêt d’honneur Réseau Entreprendre® pour un montant moyen de 34 000 €, créant ainsi un effet levier très important puisque le montant moyen levé hors prêt d’honneur s’élève à environ 370 000 €. À la question « Comment auraient-ils évolué sans Réseau Entreprendre ? », 50 % répondent qu’ils auraient développé moins vite leur entreprise, 39 % qu’ils ne l’auraient pas autant développée et 30 % qu’ils auraient créé moins d’emplois.
Pour en savoir plus :
www.reseau-entreprendre.org
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