Les femmes dans les start-up

La 6 édition du Baromètre réalisé par le groupe de conseil en stratégie BCG et le collectif de femmes entrepreneures SISTA étudie l’état de l’égalité des genres dans la tech européenne, de l’accès au financement à la place des femmes dans l’IA.

Améliorer la parité hommes-femmes dans les start-up est à la fois une question d’équité et un moteur pour renforcer l’innovation et la résidivce économique. À ce titre, les résultats de l’édition 2025 du Baromètre BCG SISTA révèlent que les structures qui comptent au moins une femme parmi les fondateurs sont en progression (+19 % de créations en un an et +4 % par rapport à 2019). Mais des inégalités persistent. Ainsi, si un quart des levées de fonds françaises concernent désormais des entrepreneuses, le secteur de l’intelligence artificielle, qui capte l’essentiel des investissements, reste largement masculin.

Des levées de fonds faibles

En effet, les équipes masculines y lèvent en moyenne 19 fois plus que les équipes féminines (contre 4 fois pour l’ensemble). Toutefois, les montants moyens levés par les femmes tous secteurs confondus progressent, avec 5,4 M€ en 2025, contre 4,4 M€ en 2022. Mais ces levées concernent principalement des petits montants : 94 % de leurs levées sont inférieures à 15 M€. Les femmes ne captent que 1 % des montants totaux levés en France, contre 10 % pour les équipes mixtes et 88 % pour les équipes masculines…

Pour consulter le baromètre (en anglais) :

www.bcg.com

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Un Observatoire de l’utilité d’entreprendre

La Fondation Entreprendre, en partenariat avec OpinionWay, lance un observatoire pour interroger les Français sur leur vision de l’entrepreneuriat et questionner l’écosystème associatif entrepreneurial sur les freins et leviers à mettre en place.

En quoi l’entrepreneuriat peut-il aujourd’hui être un levier concret de transformation de notre société ? C’est pour répondre à cette question que l’Observatoire de l’utilité d’entreprendre a été créé. Ce baromètre s’appuie sur les réponses de quelque 1 000 Français, 500 entrepreneurs et une centaine d’associations. Après 13 mois de travail, il a donné lieu à la rédaction d’un livre blanc tout juste publié qui détaille les principaux constats relevés.

Impulser le changement

Cette première édition du baromètre révèle notamment que la quête de sens est le principal moteur de la démarche entrepreneuriale, avant les gains financiers. Et que face aux défis sociétaux et environnementaux, l’entrepreneuriat est un outil puissant pour impulser le changement. L’ancrage local des entrepreneurs constitue également l’un des principaux leviers pour répondre aux enjeux d’inclusion, de durabilité, de préservation des savoir-faire et, plus largement, de développement des territoires. Le baromètre devrait être édité tous les 2 ans.

Pour consulter le livre blanc :

www.fondation-entreprendre.org

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RegenBox redonne vie aux piles à usage unique

Alors que 2 piles alcalines sur 3 jetées en France contiennent encore de l’énergie, RegenBox permet de les régénérer via un chargeur individuel pour les foyers ou des bornes collectives pour les entreprises et collectivités.

Chaque année, plus d’un milliard de piles alcalines sont consommées en France et un grand nombre d’entre elles pourraient encore être utilisées quand elles sont jetées. Face à ce constat, RegenBox propose de les tester et de les régénérer grâce à une technique de micro-pulsions électriques, qui transforme un geste quotidien en action pour la réduction des déchets. « Notre technologie allonge la vie des piles, explique Cédric Carles, fondateur de l’entreprise. Les tests montrent que la durée peut être prolongée de 50 à 80 % dès le premier cycle de régénération. Cela réduit les déchets toxiques et offre une solution immédiate, simple et massive pour la sobriété énergétique ». Avec cette technique, il est possible d’effectuer jusqu’à 10 régénérations des piles alcalines AA et AAA. La durée de régénération est en moyenne de 8h, en slow charging, ce qui permet ainsi de préserver la pile. L’idée est née d’une intuition simple en explorant des archives scientifiques et des brevets oubliés. « Nous avons découvert que les co-inventeurs de la pile alcaline avaient déjà imaginé sa “recharge”. Nous avons remis ce savoir dans les mains du public, en version low-tech, accessible et 100 % Made in France. »

Un projet citoyen en open testing

Pour développer son produit, Cédric démarre par une phase expérimentale. « Nous avons envisagé RegenBox comme un projet citoyen, en open testing, avec des milliers d’utilisateurs avant même l’industrialisation. Il a fallu démontrer que la régénération fonctionne vraiment, chiffres à l’appui, et faire évoluer les mentalités dans une filière historiquement centrée sur le recyclage. » Depuis, l’activité accélère fortement : « Des collectivités, entreprises et enseignes nationales installent nos bornes. La version grand public rencontre un succès croissant, on bat des records de vente. Les demandes arrivent de France principalement, d’Europe mais aussi du monde entier, jusqu’au Japon. » La start-up veut déployer à grande échelle ses RegenStations dans les entreprises, collectivités et lieux publics et aborder le marché européen. « Nous souhaitons aussi contribuer à la création d’une filière officielle du réemploi des piles en France et en Europe, et élargir le concept aux batteries domestiques (jouets, outillage, équipements du quotidien). »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 100 000 piles ont pu être sauvées avec ce dispositif en 2025Un conseil : testez votre idée dans la vraie vie, tout de suite, avec de vraies personnes. Rien ne remplace la confrontation au terrain : c’est elle qui clarifie, accélère et fait grandir un projet.Un contact : Cédric Carles, www.regenbox.org

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Holus double la vie des fruits et légumes dans le réfrigérateur

Pour ne plus jeter des fruits et des légumes qui pourrissent dans le réfrigérateur, Holus propose un purificateur d’air qui élimine l’éthylène, ce gaz responsable du gaspillage alimentaire.

Holus est un purificateur d’air conçu pour le réfrigérateur. « Il élimine l’éthylène qui accélère le mûrissement des fruits et légumes, ainsi que les micro-organismes présents dans l’air, explique Mathis Desbrière, le créateur d’Holus. Résultat : les fruits et légumes durent deux fois plus longtemps, et les mauvaises odeurs disparaissent. L’utilisateur n’a rien à gérer : il allume Holus, le pose dans son frigo, et c’est tout. Comme 60 % des Français, je jetais régulièrement des fruits et légumes et ça me dérangeait. » Il cherche alors des moyens de réduire son gaspillage alimentaire. « J’ai découvert que des solutions existaient à l’étranger pour prolonger la durée de vie des fruits et légumes au réfrigérateur. Elles ne sont pas disponibles sur le marché français, et sont parfois sous des formes jetables ou néfastes pour la santé. L’idée était bonne, mais l’application pouvait être améliorée, c’est ce que j’ai tenté de faire. À force de recherches, de tests et de lectures scientifiques, j’ai découvert la photocatalyse, une technologie naturelle pour éliminer l’éthylène et les micro-organismes. Je me suis dit : Voilà la solution que je cherchais ! »

Un lancement réussi sans budget marketing

Après des études de commerce à Angers, Mathis travaille donc pendant 2 ans à la création de son appareil. « J’ai dû apprendre énormément de choses : les technologies de purification, les batteries, les matériaux, la réglementation… La principale difficulté a été d’adapter la photocatalyse à un environnement froid, humide et confiné. Les batteries, par exemple, perdent en autonomie dans le froid, il a fallu isoler le module pour que le produit reste utilisable au quotidien. Il a aussi fallu trouver un fournisseur capable de produire un appareil fiable et stable dans le temps, faire valider la technologie par un laboratoire indépendant, et gérer tout le processus de certification. » Une campagne de crowdfunding sur Ulule a été lancée pour produire les premières unités et les précommandes sont là ! « En un mois de campagne, nous avons atteint 1 200 % de l’objectif initial de précommandes, avec de nombreuses retombées presse. Pour un lancement sans budget marketing massif, c’est très encourageant. » Holus sera disponible en vente directe sur le site, avec une logistique stabilisée. « Je souhaite rapidement améliorer l’expérience cdivt et entrer en retail : magasins spécialisés, enseignes d’électroménager… J’aimerais aussi développer d’autres produits autour de la conservation alimentaire. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 632 précommandes obtenues en un mois.Un conseil : il faut persévérer : on a souvent l’impression que les entrepreneurs avancent de succès en succès, mais la réalité, c’est que tout prend du temps, qu’il faut apprendre en marchant, et que rien ne se passe comme prévu.Un contact : Mathis Desbrière, www.keepeatfresh.co/

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Un partenariat pour faciliter l’entrepreneuriat féminin

Paris Business Angels et WEConnect International s’allient pour proposer des opportunités concrètes aux femmes entrepreneures, stimuler l’innovation et accélérer la croissance de leur entreprise grâce à des initiatives partagées.

Paris Business Angels, réseau de Business Angels, membre de France Angels, et WEConnect International, réseau mondial facilitant l’accès au marché pour les entrepreneures, viennent de conclure un partenariat stratégique. Objectif : connecter les femmes entrepreneures à des investisseurs engagés et à des réseaux influents pour amplifier l’impact de leurs projets, alors qu’elles sont trop souvent sous-représentées dans les circuits de financement.

Un accompagnement « sur mesure » des start-up

Cette collaboration, qui va permettre d’unir deux leviers puissants que sont le financement et les opportunités commerciales, s’intègre dans la stratégie 2028 de Paris Business Angels, qui veut consolider un réseau d’investisseurs mobilisés autour de la performance et l’accompagnement « sur mesure » des start-up. Elle contribuera également à accroître la visibilité de Paris Business Angels et ainsi à renforcer encore plus ses capacités de sourcing de projets de qualité.

Pour en savoir plus :

www.franceangels.org

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Cuevr transforme les propositions commerciales en réussite

Alors que chaque jour, des milliers de propositions commerciales restent sans réponse, victimes d’un « ghosting » qui fragilise la relation entre vendeurs et prospects, Cuevr rend la proposition commerciale plus percutante.

Cuevr est un logiciel de construction de propositions commerciales qui aide les équipes BtoB à signer plus et plus vite. « Concrètement, la plate-forme agit à trois niveaux : elle aide à qualifier l’opportunité avant même de rédiger, elle permet de construire une « propale » percutante grâce à un builder intelligent, et elle offre un tracking précis pour savoir quand et comment relancer, détaille Gaëlle Boutaud, cofondatrice avec Nicolas Delignieres. Cet outil transforme la proposition commerciale en levier de closing. » C’est d’un constat de terrain au sein de son agence marketing et vente, Sales Odyssey, qu’est né Cuevr. « Nous avons réalisé que si les entreprises investissent massivement pour générer des leads, la phase après la qualification – la proposition – reste le parent pauvre, souvent bricolée sur Word ou PowerPoint. C’est une faille énorme dans le cycle de vente. Nous avons d’abord créé un prototype interne pour nos propres besoins en 2024. L’impact a été immédiat sur nos signatures, et nous avons compris qu’il fallait en faire un produit accessible à tous. »

Une véritable intelligence commerciale

Pour développer leur produit, les deux associés font le choix de garder la conception produit (« Product Management ») à 100 % en interne, afin de garantir que l’outil colle à la réalité des commerciaux, tout en s’appuyant sur un partenaire pour le développement technique. « Le défi majeur a été l’intégration de l’IA : nous ne voulions pas d’un gadget qui génère du texte générique, mais d’une véritable intelligence commerciale capable de repérer les « signaux faibles » d’un deal et de coacher le commercial pour augmenter ses chances de succès. » La commercialisation a démarré il y a 3 semaines et l’entreprise a déjà signé une dizaine de licences, une vingtaine sont prêtes à l’être, uniquement grâce au bouche-à-oreille et au réseau. « Nous n’avons pas fait de levée de fonds donc maintenant il faut vendre pour pouvoir continuer à développer. À horizon 2027-2028, nous visons l’international, avec une priorité sur l’Espagne et l’Amérique du Nord, des marchés où la culture de la performance commerciale est très mature. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 259 000 €, c’est le montant des financements sécurisés avant même le lancement commercial (fonds propres, Bourse French Tech, prêts d’honneur Réseau Entreprendre et bancaire).Un conseil : ne restez jamais seul. Même expert, on ne voit pas tout. S’entourer de pairs et de mentors est vital pour être challengé et garder le cap dans les tempêtes.Un contact : Gaëlle Boutaud, www.salesodyssey.fr

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370 000 entreprises à reprendre d’ici 2030

Selon une étude de Bpifrance Le Lab sur la transmission et la reprise d’entreprises, 40 % des dirigeants ont l’intention de transmettre leur entreprise dans les 5 prochaines années. Un enjeu stratégique pour l’économie française.

Ce sont 5 000 dirigeants de TPE, PME et ETI françaises qui ont été sondés par Bpifrance Le Lab sur la transmission. Parmi eux, près de 1 500 disent vouloir transmettre leur entreprise prochainement, ce qui pourrait concerner 3 millions d’emplois d’ici 2030. Pourtant, en 2024, seules 26 000 entreprises d’au moins 1 salarié ont été transmises, contre un potentiel de 74 000. Dans ce contexte, il devient impératif de se préparer collectivement à la transmission pour préserver les savoir-faire, la compétitivité, les emplois et le dynamisme des territoires.

Des cédants souvent mal préparés

L’étude de Bpifrance Le Lab révèle notamment que les cédants sont souvent mal préparés. Lorsque la transmission est prévue dans plus d’un an, 70 % des dirigeants n’ont pas entamé la préparation ou n’en sont qu’au stade de la réflexion, alors qu’une période de 12 à 18 mois minimum est nécessaire pour que le processus de transmission soit fluide. Autre enseignement : le financement du projet est souvent le motif bloquant. 44 % des repreneurs salariés indiquent avoir rencontré des difficultés pour trouver les financements nécessaires.

Pour consulter l’étude :

https://lelab.bpifrance.fr/

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Tribee, la cagnotte solidaire qui réinvente Noël

Tribee est une plate-forme de cagnottes solidaires permettant de consommer moins mais mieux, en remplaçant les cadeaux matériels par des dons porteurs de sens. Pour Noël, elle propose de transformer le traditionnel Secret Santa en expérience à impact positif.

À l’approche de Noël, des opérations « Secret Santa » se mettent en placent dans les entreprises. Avec souvent à la clé un échange de gadgets qui resteront oubliés dans les tiroirs. Pour faire de ce rituel un moment utile, Tribee propose pour Noël 2025 une version inédite du Secret Santa : « Même tirage au sort, même convivialité, mais un budget transformé en don utile, au profit de Make-A-Wish, qui réalise les rêves d’enfants gravement malades, explique Cécile Flament, la fondatrice. En parallèle, chacun offre une petite attention créative à son collègue, faite main ou de seconde main. Résultat : un moment convivial qui a du sens, où joie, partage et impact se rencontrent. » Depuis sa création en 2020, Tribee s’est donné pour mission de faire de chaque moment festif un geste solidaire et redonner du sens aux actes du quotidien. C’est à l’occasion d’une scène du quotidien, lors d’un anniversaire d’enfants, que Cécile a eu l’idée de lancer cette plate-forme de cagnotte solidaire : « Mes enfants recevaient souvent des cadeaux en double ou qui ne leur plaisaient pas. Cela représentait beaucoup d’argent dépensé pour des objets inutiles et un vrai gaspillage. Ils étaient sensibles à l’environnement et voulaient agir à leur échelle. »

Répondre au besoin de sens

L’entreprise commence par des anniversaires, des départs, des mariages ou des fêtes d’équipe. « Cette année, nous nous sommes demandé comment conserver la magie du Secret Santa tout en lui donnant un impact positif. Le projet a démarré par un brainstorming interne, puis nous avons challengé le concept auprès de nos collègues, co-workers et réseaux pour affiner le discours et l’expérience. La solution a été développée en interne lors d’une semaine task force dédiée. Et nous avons organisé notre propre Secret Santa Solidaire mi-novembre pour tester l’expérience en conditions réelles et ajuster les derniers détails. » Le concept Tribee plaît. Depuis sa création, ce sont plus de 4 millions d’euros qui ont reversés à des associations. « Notre modèle sans commission et à impact positif répond à un vrai besoin de sens dans les moments de partage. Nous voulons développer une communauté de personnes engagées qui croient en la force de la gentillesse collective. Et nous réfléchissons à de nouveaux usages pour nos cagnottes solidaires, pour continuer à donner du sens à chaque acte de générosité du quotidien. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 1,8 million d’utilisateurs ont choisi de donner du sens à leurs cagnottes.Un conseil : suivre son intuition, savoir bien s’entourer et persévérer. L’entrepreneuriat est un marathon, pas un sprint : croyez en votre vision, entourez-vous des bonnes personnes et avancez, même quand c’est difficile.Un contact : Cécile Flament, https://tribee.fr/

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Un nouveau programme d’accompagnement pour les entrepreneurs des quartiers

Pour contrer le manque d’accès au crédit bancaire des entrepreneurs issus des quartiers prioritaires de la ville (QPV), BGE et France Active proposent un nouveau programme comprenant notamment un parcours e-learning centré sur le financement de leur projet.

Si l’envie d’entreprendre est forte dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), la création d’entreprise n’aboutit pas toujours, notamment par manque d’accès au crédit bancaire. Pour mieux accompagner ces entrepreneurs en manque de crédit, sécuriser leur financement et les rendre autonomes dans le pilotage de leur entreprise, BGE et France Active, deux acteurs de l’accompagnement et du financement des créateurs d’entreprise, lancent un nouveau programme d’aide.

Préparer son entretien avec le banquier

À travers ce programme, les porteurs de projet pourront travailler la viabilité de leur projet et monter en compétences pour gérer et développer leur entreprise. Ils pourront, en outre, bénéficier d’un parcours e-learning spécialement dédié au financement de leur projet. Ils apprendront ainsi à choisir leur banque, à comprendre les termes bancaires et les outils de financement proposés par les banques, à préparer leur demande de financement, à maîtriser les cautions et à connaître les différents engagements financiers et enfin à préparer leur entretien avec le banquier. Au total, ce sont 6 000 créateurs qui vont pouvoir bénéficier de ce programme d’appui.

Pour en savoir plus :

www.franceactive.org

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Qui sont les entrepreneurs d’aujourd’hui ?

Le deuxième volet de l’étude du réseau d’accompagnement BGE et du Crédit Mutuel sur le profil des entrepreneurs dévoile de fortes envies d’entreprendre, mais illustre aussi la réalité entrepreneuriale avec les risques qu’elle comporte.

Initiée en 2022 et enrichie en 2025, l’étude réalisée par L’ObSoCo auprès de 10 000 personnes après leur passage chez BGE entend ne rien cacher de la réalité entrepreneuriale. Pour 42 % des sondés, l’objectif des créateurs d’entreprise était de devenir indépendant et d’éviter le salariat, pour 18 %, d’être utile et de contribuer au bien commun, et pour 15 %, de vendre un produit ou de saisir une opportunité. 78 % ont choisi la voie de l’entreprise individuelle ou unipersonnelle (22 % en société). À 68 %, ils fournissent une cdivtèle locale (18 % seulement vont à l’international).

Attirer et fidéliser les cdivts

Si 93 % des participants aux programmes BGE considèrent que l’expérience de la création d’entreprise a été bonne (90 % indiquent même que « si c’était à refaire, ils le referaient »), ils n’occultent pas les difficultés rencontrées. Attirer et fidéliser les cdivts restent la principale problématique rencontrée (34 % des sondés), suivie par la conjoncture défavorable (21 %) et les contraintes administratives et réglementaires (18 %). L’étude révèle enfin que le taux d’activité est multiplié par 3 pour les entrepreneurs ayant été accompagnés par le réseau d’accompagnement BGE.

Pour consulter l’étude :

www.bge.asso.fr/

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