Native Spaces : pour trouver des lieux exceptionnels

Tournage de films, shootings de produits, mariages… nécessitent de trouver le lieu parfait, exceptionnel ou atypique. Pour faciliter la recherche de la perle rare, Native Spaces propose une plate-forme qui recense les lieux d’exception en France.

Native Spaces propose à toute personne de louer ou de mettre en location un bien ou lieu atypique afin d’organiser un événement privé ou professionnel. Lancé par Tanya Bencheva-Vigier, le concept est né d’un constat simple : « Quand je suis arrivée en France en 2018, j’ai remarqué qu’il y avait énormément de lieux sous-utilisés et je me suis demandée comment les occuper et surtout les rendre rentables pour leurs propriétaires. Au même moment, j’organisais mon propre mariage. C’est alors que j’ai réalisé que c’était une tâche très compliquée notamment parce que le secteur de l’événementiel n’est vraiment pas au même niveau de digitalisation que le tourisme, beaucoup d’interactions se font encore hors ligne avec de nombreux intermédiaires ce qui rend la tâche complexe pour les non professionnels. » Le véritable déclic est venu lorsque qu’elle est invitée à un événement dans un lieu secret : « Il se trouve que la soirée se déroulait chez un fleuriste, qui proposait son magasin en dehors de ses heures d’ouverture. L’atmosphère de cet événement reste inoubliable. C’est à ce moment-là que le projet a pris forme : associer l’immobilier à la création d’événements grâce au digital ! »

Tout le marché de l’événementiel en pause

Lancée en 2019, la start-up connaît un démarrage difficile avec l’arrivée du Covid-19 l’année suivante. « Tout le marché de l’événementiel était en pause, Cela m’a pourtant permis de bien développer l’idée et d’être prête une fois les restrictions levées. Avec mon cofondateur et les premiers business angels, nous avons développé la première version bêta de la plate-forme que nous avons lancée avec environ 300 propriétés, générant un premier million d’euros de revenus pour nos hôtes la première année. Par la suite, nous avons levé d’autres fonds, poursuivi le développement de notre technologie et spécifiquement développé nos équipes de marketing et de customer success managers. » Aujourd’hui, la plate-forme gère quelque 500 demandes et 100 nouveaux hôtes activent de nouveaux espaces chaque mois. « Cette année, nous avons multiplié par 3 nos ventes et nous progressons de 15 % tous les mois. Nous avons lancé le reste de la France l’année dernière. Nous espérons nous lancer à l’international d’ici l’année prochaine. Notre prochaine étape est le déploiement d’une version améliorée de notre plate-forme. Et d’ici 2 ans, nous souhaitons être présents dans la plupart des pays méditerranéens pour accueillir des événements-voyages tout comme des événements professionnels internationaux. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 2 500 espaces sont recensés sur la plate-formeUn conseil : préparez-vous à un marathon, pas à un sprint, parce que cela prendra du temps et beaucoup d’efforts, et l’entrepreneur est le conducteur du projet, vous devez donc rester sain d’esprit !Un contact : Tanya Bencheva-Vigier, www.native-spaces.com

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La diversité de la réussite entrepreneuriale

Pour sa 4 édition des Talents, le réseau d’accompagnement BGE propose une web-série de 14 épisodes (1 par région), permettant de suivre en vidéo le parcours d’entrepreneurs et d’observer ainsi la réalité entrepreneuriale.

Ce sont 38 parcours de vie qui ont été sélectionnés dans toute la France pour être mis en lumière par le réseau BGE dans une web-série diffusée chaque jeudi à compter du 19 septembre. Ces vidéos d’une minute chacune suivent des commerçants, des artisans ou encore des promoteurs de nouvelles technologies, d’énergie renouvelable, de culture… Tous sont des Talents, révélés par les 31 structures du réseau BGE implantées partout en France.

Des doutes, parfois des échecs, puis des rebonds

Ces entrepreneurs ont été choisis pour leur parcours inspirant, leur sens de l’innovation et leur volonté de répondre aux enjeux sociaux, économiques et écologiques actuels en ayant développé des modèles économiques pérennes et adaptables. Car BGE veut témoigner de la diversité et de la réalité entrepreneuriale, loin des idées reçues, faites de réussites mais également de doutes et parfois d’échecs, puis de rebonds.

Pour visionner les vidéos :

www.youtube.com/@BGEReseau

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Monsieur Hugo automatise la gestion locative

Être bailleur n’est pas de tout repos, qu’il s’agisse de répondre aux demandes des locataires ou de gérer des urgences. Mais pour ceux qui ne souhaitent pas confier la gestion à une agence immobilière, la solution Monsieur Hugo est là.

Se passer d’une agence pour gérer son immobilier, sans y passer trop de temps ? C’est ce que propose Bruno Cantegrel, avec sa solution baptisée Monsieur Hugo. Cet outil est un assistant personnel en gestion locative pour les propriétaires qui veulent gérer leur location sans agence, dans le respect de la réglementation, voire à distance. « Notre plate-forme automatise 95 % de la gestion locative : détection des faux dossiers de location, réalisation de baux conformes, signatures électroniques, prélèvement des loyers, envoi des quittances… Mais elle va plus loin, elle prend en charge les frais d’avocats, d’huissiers, d’artisans pour traiter les pannes, fuites, litiges et impayés. » Depuis tout petit, Bruno est passionné par l’immobilier : « J’étais un grand fan des parties de Monopoly ! Dès que j’ai commencé à travailler, j’ai investi dans la pierre. Cela faisait plus de 20 ans que je gérai mes biens seul car le modèle agence immobilière ne m’a jamais convenu (tarif trop élevé au regard des prestations, peu d’implication des agences…). Et je n’ai jamais réellement trouvé de solution pour régler tous mes problèmes locatifs. J’ai donc décidé de lancer Monsieur Hugo. »

Coller aux besoins des propriétaires

En 2017 alors qu’il est toujours cadre dans une entreprise, il crée sa société avec des amis d’école d’ingénieur qui s’attèlent à construire le socle technique de la plate-forme. « Il a fallu plus de 3 ans pour faire les développements et trouver les partenaires avec qui s’associer. Mettre en place des partenariats avec des banques ou des assureurs est un parcours du combattant quand on est encore trop petit et qu’on n’a pas fait ses preuves. » S’en suivent plus de 12 mois de tests auprès d’une centaine de bailleurs recrutés via un groupe Facebook pour débugger, construire les discours cdivt et les argumentaires, et coller au plus près des besoins des propriétaires. Aujourd’hui, l’entreprise réalise une croissance de 7 % de CA par mois. « Nous espérons garder ce rythme aussi longtemps que possible. J’interviens régulièrement dans des podcasts dédiés à l’immobilier pour toucher au plus près notre cible cdivt et en tant que chroniqueur à la télé (émission Proprio à tout prix sur M6) et à Radio J. » Prochain développement ? Proposer l’état des lieux digital. « Et pour tous les propriétaires qui n’ont pas envie de le faire par eux-mêmes, ils pourront le déléguer à l’un de nos 700 agents professionnels répartis sur toute la France ! »

Fiche de l’entreprise

– Un chiffre : plus de 70 000 bailleurs sont abonnés aux newslettersUn conseil : monter une entreprise est un vrai marathon qui nécessite de savoir prendre des risques et de faire preuve de ténacité sur le long terme.Un contact : Bruno Cantegrel,

www.monsieurhugo.com

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Mon Pass Créa pour les repreneurs d’entreprise

Véritable boîte à outils proposée par la banque publique d’investissement Bpifrance, Mon Pass Créa aide les entrepreneurs à construire leur projet de création. Et depuis cet été, le pass concerne aussi les repreneurs d’entreprise.

Lancé en octobre 2023, « Mon Pass Créa » a pour objet de stimuler l’entrepreneuriat, d’encourager l’innovation et de favoriser la création d’entreprise en fournissant au porteur de projet tous les « essentiels » pour réussir. En plus d’octroyer des fonds au démarrage, le dispositif offre, en effet, des services de mentorat, des formations spécialisées et des opportunités de réseautage. Le créateur bénéficie ainsi, dès le démarrage de son activité, d’un soutien sur toutes les facettes de son projet, notamment à travers la réalisation de 10 étapes personnalisées.

Plus de 45 000 affaires à reprendre

Et depuis cet été, les repreneurs d’entreprise peuvent, eux aussi, s’inscrire à Mon Pass Créa gratuitement. La boîte à outils s’est, en effet, élargie pour aider les entrepreneurs à construire leur projet de reprise d’entreprise de A à Z. Sont ainsi proposés : un parcours en 8 étapes pour les guider pas à pas, un accès à plus de 45 000 affaires à reprendre, un prédiagnostic de reprise pour évaluer la faisabilité du projet, un carnet d’adresses des réseaux d’accompagnement et des actualités et évènements personnalisés sur la reprise d’entreprise.

Pour en savoir plus :

https://bpifrance-creation.fr/

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Reusses s’occupe de la revente de vêtements sans contraintes

Pour lutter contre le gaspillage vestimentaire, Reusses, une conciergerie composée de femmes expertes dans la valorisation des vêtements, propose de les récupérer au domicile des clients et de les vendre à leur place.

Avec le réchauffement climatique et la baisse du pouvoir d’achat, il devient indispensable de lutter contre l’accumulation de vêtements et d’accessoires non portés qui potentiellement deviennent des déchets textiles nuisibles à l’environnement. Le problème : même avec une armoire pleine à craquer, il n’est pas toujours facile de les vendre en ligne, souvent par manque de temps pour prendre des photos, répondre aux personnes intéressées, ou courir dans un Mondial Relay… Reusses propose d’aider les consommateurs dans la revente de leurs vêtements : « Nous mettons en relation ces cdivts avec des « Reusses », des femmes expertes en vente en ligne qui s’occupent de tout le processus de vente à leur place, explique Céleste Coez, l’une des cofondatrices qui s’est lancée avec ses deux sœurs. C’est parce que j’ai moi-même traversé une période de surconsommation de vêtements et, que je ne savais pas quoi en faire, qu’un jour, une amie m’a proposé de les revendre à ma place. C’est ainsi qu’est née l’idée de Reusses. Cette amie est d’ailleurs devenue la première Reusse. » Les bénéfices réalisés par la vente sont partagés entre la vendeuse et sa commanditaire, tandis que Reusses prélève une commission.

Un réflexe pour tous ceux qui veulent se débarrasser d’articles

Pour développer le concept, les créatrices s’attachent à construire une communauté de Reusses et à développer une plate-forme en ligne facilitant la mise en relation et le suivi des ventes. « Il a fallu gérer une croissance rapide tout en maintenant un service de qualité, équilibrer les besoins des cdivts et des Reusses, et se démarquer dans un marché en pleine évolution. » L’entreprise compte aujourd’hui plus de 5 000 cdivts, dont 35 % ont renouvelé l’expérience, et plus de 1 000 Reusses inscrites sur la plate-forme. À court terme, l’équipe souhaite améliorer la plate-forme pour la rendre encore plus intuitive, développer un service cdivt performant et étendre son réseau de Reusses. « Nous prévoyons aussi dans quelques temps d’élargir notre offre à d’autres types d’articles comme le mobilier, l’électronique ou l’électroménager. Et à plus long terme, nous ambitionnons de créer un nouveau métier désirable et de devenir le réflexe pour tous les Français souhaitant se débarrasser d’articles dont ils n’ont plus l’utilité. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : plus de 30 000 vêtements vendus en 2 ans, contribuant ainsi à réduire le gaspillage textile et à créer plus de circularité sur le marché de la mode.Un conseil : entourez-vous bien et n’ayez pas peur de partager vos idées : l’échange et le réseau sont essentiels pour surmonter les obstacles et faire évoluer votre projet.Un contact : Céleste Coez, https://reusses.com/

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Une semaine pour la création-reprise d’entreprise des demandeurs d’emploi

Du 23 au 27 septembre 2024, France Travail organise partout en France la 7 édition de ReStart, une semaine pour faire émerger des idées et accompagner les demandeurs d’emploi dans leur projet de création ou de reprise d’entreprise.

Avec ses partenaires (Chambre de commerce et d’industrie, Bpifrance, Adie, Banque de France…), France Travail se mobilise pendant une semaine pour aider les demandeurs d’emploi à révéler leur projet de création-reprise d’entreprise et à sécuriser leur parcours avec l’appui d’experts. Ainsi, de nombreuses actions vont se dérouler dans les agences de toute la France. Pour participer aux événements régionaux, il suffit de consulter le programme proposé sur le site

Mes événements emploi

ou de se rapprocher de son conseiller via son espace personnel.

Être conforté dans sa démarche

Les demandeurs d’emploi pourront ainsi bénéficier d’ateliers pratiques et/ou thématiques, de rencontres individuelles avec des experts chevronnés, d’outils et de contacts pour réaliser leur business plan et choisir le bon statut juridique, d’informations sur les aides financières ou encore sur les possibilités de faire porter son projet en couveuse avant de se lancer…

Cette semaine doit permettre aux futurs chefs d’entreprise d’être confortés dans leur démarche, pour pouvoir passer à la vitesse supérieure et réussir leur projet.

Pour en savoir plus :

www.francetravail.fr

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Certif-ia forme les entreprises à l’IA générative

Fondée en 2024 par trois jeunes entrepreneurs, Certif-ia propose de former les entreprises à l’intelligence artificielle (IA) générative pour maximiser leur productivité et encourager l’innovation.

Certif-ia forme les entreprises, mais aussi les experts-comptables et comptables à l’intégration de l’IA. « Nos programmes sont pensés pour répondre aux besoins concrets des professionnels, explique Leo Cohen, l’un des cofondateurs. L’une de nos offres propose ainsi une initiation immersive à l’IA et à ChatGPT, avec une série de démonstrations en direct devant les collaborateurs ; une autre organise des sessions sur-mesure pour maximiser l’efficacité et l’innovation dans chaque service ou métier de l’entreprise cdivte ; une troisième offre s’intéresse au développement d’outils IA personnalisés, directement intégrés à l’environnement de travail. » Leur plus : livrer un accompagnement personnalisé et humain. « Nous déployons des formateurs, experts en IA, qui étudient l’organisation et les cas d’usage spécifiques de chaque équipe avant de les former en présentiel. Cette approche sur-mesure permet d’intégrer l’IA dans l’ensemble des tâches quotidiennes des collaborateurs, pour un impact maximal. »

Doubler les capacités de chaque collaborateur

Car si l’intelligence artificielle devient incontournable, beaucoup de professionnels ne savent pas comment l’utiliser à leur avantage. « Nous sommes donc allés sur le terrain, en entreprise pour comprendre leurs tâches quotidiennes et leurs enjeux d’optimisation de temps et créer des programmes de formation réellement adaptés. Nous avons ensuite élaboré nos programmes en collaboration avec des experts en intelligence artificielle diplômés notamment du MIT. » Et pour faire face à la crainte que l’IA ne remplace les collaborateurs et soit un risque pour les systèmes d’informations, l’entreprise rappelle que l’IA est comme un assistant virtuel qui double les capacités de chaque collaborateur, sans les remplacer. Aujourd’hui, Certif-ia est en pleine croissance et a décroché les labels de La French Tech et Qualiopi. Elle devrait effectuer début 2025 une levée de fonds pour agrandir l’équipe et étendre son offre. « À plus long terme, nous prévoyons de nous adresser à d’autres marchés francophones, où l’impact de l’IA sera encore plus profond, notamment pour le marché du travail. Nous voulons être un acteur clé dans cette transformation, en apportant des solutions adaptées aux besoins spécifiques de ces régions. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 10 formateurs experts en IA par verticale métier composent l’équipe de Certif-ia aujourd’hui.Un conseil : il faut toujours rester proche de ses cdivts, de leurs préoccupations et de leurs besoins. Les cdivts doivent être au centre de toutes les préoccupations et de la stratégie d’une start-up. Cela signifie écouter leurs besoins, anticiper leurs attentes, et comprendre leurs défis quotidiens.Un contact : Leo Cohen, 01 83 64 54 61, www.linkedin.com/in/léo-cohen-910746139

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Le Prix du goût d’entreprendre

Organisé tous les ans par la ville de Paris, le Prix du goût d’entreprendre récompense les plus beaux projets et porteurs de projet de reprise et de création de commerces de bouche sur le territoire parisien lors de leur première année d’activité.

Parce qu’ils contribuent au rayonnement de Paris en tant que capitale mondiale de la gastronomie, la ville de Paris propose 40 000 € pour récompenser les meilleurs projets de commerces de bouche. Pour cela, il faut avoir repris ou créé un commerce d’artisanat alimentaire à Paris entre le 1er mai 2023 et le 30 avril 2024 dans les domaines de la pâtisserie, de la charcuterie, de la brûlerie, de la brasserie artisanale, de la poissonnerie, de la boulangerie, de la triperie, de la fromagerie, de la chocolaterie ou encore de la boucherie.

L’intégration dans la vie du quartier

Chaque projet sera examiné au regard de différents critères, comme le parcours professionnel du chef d’entreprise, la qualité du projet, les perspectives de développement sur 3 ans, l’inscription du projet dans une démarche de respect de l’environnement et de développement durable ou encore les actions visant l’intégration du commerce dans la vie du quartier.

Les candidatures, à envoyer par mail ou par voie postale, sont ouvertes jusqu’au 7 octobre 2024.

Pour en savoir plus :

https://www.paris.fr/pages/artisans-postulez-au-prix-du-gout-d-entreprendre-28206

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Jinko s’engage pour le bien-être des patients pendant et après un cancer

Jinko propose un accompagnement personnalisé aux personnes atteintes d’un cancer pour améliorer leur qualité de vie pendant et après la maladie grâce à une approche pluridisciplinaire.

Pour améliorer la qualité de vie des personnes touchées par le cancer, Jinko met en place un parcours personnalisé de soins de support (nutrition, activité physique adaptée, psychologie, gestion de la douleur, acupuncture, socio-esthétique, retour à l’emploi, etc.). Ce parcours comprend des soins hebdomadaires, des conseils réguliers et des micro-exercices adaptés, le tout accessible via une application mobile. L’infirmière reste l’interlocutrice privilégiée tout au long du parcours, assurant un suivi continu et personnalisé. « Il y a deux ans, Camille, ma meilleure amie, a été diagnostiquée d’un cancer, explique Faustine Aussedat Bouvier, cocréatrice de Jinko. À travers elle, j’ai découvert cette maladie mais surtout l’impact que ça pouvait avoir sur sa vie : les insomnies, les douleurs, les angoisses, la chute de cheveux, etc. Je me suis rendu compte que, comme Camille, des millions de patients vivaient avec ces séquelles terribles au quotidien. Ça m’a donné envie d’agir ! » La jeune femme quitte alors tout pour passer plusieurs semaines à s’immerger dans l’univers des patients à l’hôpital et dans des associations. « Après avoir dessiné les contours du projet, j’ai convaincu Anthony, un ingénieur, et Amélie, une infirmière, de lancer ce projet avec moi. »

Rendre ces soins gratuits pour tous

Les trois fondateurs rencontrent des centaines de patients, oncologues, chirurgiens, radiothérapeutes et autres professionnels en soins de support, « Nous voulions façonner un projet qui réponde le mieux possible à leurs besoins. » Jinko voit le jour en août 2023 et le lancement commercial a lieu un mois après, en septembre. « Ce lancement avait pour objectif de tester l’appétence et la pertinence du projet. Cela a très bien marché : +40 % d’augmentation de la qualité de vie des patients, 95 % de rétention mois après mois, un NPS à 85 et une note moyenne de 4,7/5 sur plus de 600 soins réalisés. » Depuis, l’activité démarre peu à peu et l’équipe déborde de projets. À court terme, Jinko veut développer l’application digitale au service des patients et accroître sa notoriété auprès des patients et des professionnels de santé. « À plus long terme, nous voulons rendre ces soins 100 % gratuits, pour tous. Un objectif ambitieux qui reflète la mission de Jinko : garantir à chaque personne touchée par le cancer l’accès aux soins nécessaires pour améliorer sa qualité de vie, sans que le coût ne soit un obstacle. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : Jinko vise l’accompagnement de près de 1 000 patients cette année.Un conseil : il ne faut que croire très fort en son idée et l’avoir dans la peau car on va te challenger, te mettre des bâtons dans les roues, te dire que c’est nul ou impossible mais tu ne devras jamais rien lâcher !Un contact : Faustine Aussedat Bouvier, www.jinko.care

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Quand le conjoint d’un associé renonce à la qualité d’associé

L’époux d’un associé qui a apporté des biens communs à une SARL ou à une société civile telle qu’un Gaec a le droit de revendiquer lui-même la qualité d’associé. Mais lorsqu’il renonce à devenir associé, sa renonciation est irrévocable, sauf si l’unanimité des associés consent à lui reconnaître cette qualité.

Dans les SARL, dans les sociétés en nom collectif et dans les sociétés civiles, le conjoint d’un associé qui a utilisé des biens communs du couple pour faire un apport à la société ou pour souscrire des parts sociales a le droit de revendiquer lui-même la qualité d’associé pour la moitié des parts sociales correspondantes.


En pratique : pour exercer ce droit, le conjoint, après en avoir été averti, doit notifier à la société son intention d’être personnellement associé.

Bien entendu, le conjoint peut renoncer à revendiquer cette qualité. Et attention, une fois qu’il y a renoncé, il ne peut plus, en principe, revenir sur sa décision. Toutefois, par exception, les juges viennent d’admettre que le conjoint renonçant puisse par la suite devenir associé, à sa demande, lorsque l’unanimité des associés en est d’accord.

Dans cette affaire, un groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) avait été constitué entre un père et son fils avec des biens communs du couple. Dans un premier temps, l’épouse avait renoncé à la qualité d’associé du Gaec, cette renonciation ayant été inscrite dans les statuts. Mais quelques années plus tard, elle avait changé d’avis et demandé à avoir cette qualité, ce que les associés du Gaec avaient unanimement accepté.

Par la suite, les rapports entre les époux s’étant dégradés, le mari avait contesté l’acquisition par son épouse de la qualité d’associé du Gaec, faisant valoir que la renonciation de celle-ci à devenir associé était irrévocable.

L’accord unanime des associés

La Cour de cassation, devant laquelle le litige avait fini par être porté, a d’abord rappelé que l’épouse ne pouvait pas, en effet, revenir sur sa décision, claire et non équivoque, de renoncer à la qualité d’associé. Mais ensuite, elle a considéré que la renonciation par l’épouse à devenir associé au moment de l’apport de biens communs réalisé à la société par son conjoint n’avait pas fait obstacle à ce que l’unanimité des associés lui reconnaisse ultérieurement, à sa demande, cette qualité.


Cassation commerciale, 19 juin 2024, n° 22-15851

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