Lancé en 2023, le programme gouvernemental de reconquête du commerce rural entend aider les commerces sédentaires multiservices et itinérants à s’installer dans les communes rurales.
Selon l’Insee, plus de 21 000 communes françaises ne disposaient d’aucun commerce en 2021, soit 62 % d’entre elles (contre 25 % en 1980). Ces communes, principalement rurales, souffrent d’une perte d’attractivité, allant souvent de pair avec un vieillissement de leur population. Pour pouvoir maintenir ces populations fragilisées dans leur commune, conserver des divs sociaux et rendre de l’attractivité aux territoires, le gouvernement a lancé un dispositif de soutien à l’installation de commerces dans les communes qui en sont dépourvues ou dont les derniers commerces ne répondent plus aux besoins de première nécessité de la population.
De 25 000 à 80 000 € d’aide
Lancé pour une durée de 3 ans, ce dispositif propose des aides à l’investissement pouvant aller jusqu’à 80 000 € pour des projets sédentaires et jusqu’à 25 000 € pour des projets non sédentaires. Le projet doit concerner une commune rurale classée (en métropole : bourg rural, rural à habitat dispersé, rural à habitat très dispersé. Dans les Drom : analyse au cas par cas) et le trajet routier pour se rendre à l’offre commerciale la plus proche doit être supérieur à 10 minutes. Pour un commerce non sédentaire, la tournée hebdomadaire doit prévoir un nombre minimal de jours de passage.
Les porteurs de projet doivent déposer leur demande directement sur la plate-forme dédiée.
Pour en savoir plus :
https://fondscommerce.anct.gouv.fr/
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Créé par l’Assurance Retraite, en partenariat avec la MSA, l’Agirc-Arrco, France Active et la Banque des Territoires, l’accélérateur VIVA Lab propose de soutenir les projets innovants visant la prévention et le vieillissement actif et en santé.
Aider à trouver de nouvelles solutions pour les retraités (nouveaux services, nouvelles aides techniques, etc.) en termes de bien-être, de prévention, de soutien aux aidants, de numérique ou encore de projets de lieux de vie collectifs, c’est l’objectif de VIVA Lab. Cet accélérateur accompagne tout type de structures (entreprises ESS ou non, start-up, association, etc.) qui propose des solutions servicielles, technologiques ou organisationnelles à fort potentiel et ayant prouvé leur concept (validation de la faisabilité, de l’existence d’un marché, etc.).
Des aides en fonction des besoins
Intégralement financé par VIVA Lab, l’accompagnement peut prendre différentes formes : aide au business plan, études d’usages, stratégie commerciale, accompagnement au processus de levée de fonds, subvention… en fonction des besoins et de la maturité du projet soutenu. Cette aide est assurée par tous les partenaires référencés sur le territoire (living labs, incubateurs, clusters, cabinets d’experts du domaine, etc.).
Pour en savoir plus :
www.vivalab.fr/
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Alors que les JO de Paris 2024 viennent de s’achever et que les Jeux paralympiques vont bientôt démarrer, le réseau d’accompagnement des entrepreneurs BGE propose une série d’articles pour envisager le sport sous l’angle de l’entrepreneuriat.
Selon BGE, 448 000 emplois et 11 000 entreprises ont été créés dans le domaine du sport en 2020, un marché évalué à quelque 64 milliards d’euros. Toujours selon les chiffres de BGE, 76 % des Français ont déclaré, en 2022, pratiquer une activité sportive régulière ou occasionnelle (+ 6 % par rapport à 2018), notamment pour être en bonne santé (70 %), pour améliorer leur bien-être (60 %) ou encore par plaisir ou par passion (41 %). Le sport santé est donc devenu une véritable tendance de fond, ce qui crée de nombreuses perspectives pour les entrepreneurs et industries du sport en France.
Des solutions innovantes
BGE s’est d’ailleurs intéressé, ces dernières semaines, à ce marché spécifique en proposant plusieurs articles de portraits d’entrepreneurs qui réfléchissent à des solutions innovantes, comme, par exemple, Kunto, une application pour démocratiser l’activité physique adaptée pour tous, ou encore Juin fait le lin, une entreprise qui fabrique des vêtements de sport à partir de lin.
BGE a rappelé également que le marché est contrasté : 80 % des entreprises du secteur n’ont pas de salariés et ne réalisent que 10 % du chiffre d’affaires total de la filière, alors que 3 500 PME, ETI et grandes entreprises concentrent plus de 70 % du chiffre d’affaires global.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur
le site de BGE
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Avec le programme « Entreprendre sa Liberté », le Fonds de dotation le Chant des Étoiles entend aider les personnes placées sous main de justice (PPSMJ) à se lancer dans la voie de l’entrepreneuriat.
Le Chant des Étoiles est un fonds de dotation familial créé en 2011 dont la mission consiste à accompagner les associations qui viennent en aide aux plus fragiles, par exemple aux personnes en fin de vie ou placées sous main de justice. Ces associations soutenues financièrement ou extra-financièrement (mise en réseau, travail collectif…) peuvent intervenir dans différents domaines comme le logement, la santé mentale, la réinsertion sociale et professionnelle ou encore le développement de compétences personnelles.
Permettre de retrouver sa place dans la société
C’est dans ce cadre que le Chant des Étoiles a choisi de soutenir l’entrepreneuriat des personnes placées sous mesure de justice (PPSMJ). Selon elle, 60 % des personnes condamnées récidivent au bout de 5 ans, ce chiffre tombant à 30 % lorsqu’elles sont accompagnées à la sortie. Et l’entrepreneuriat est l’un des moyens de leur permettre de retrouver leur place dans la société.
Le programme Entreprendre sa liberté est mené avec la Fondation Entreprendre, la Fondation du Groupe M6 et Cegid Solidaire, en partenariat avec l’ATIGIP. Il doit permettre aux PPSMJ d’élargir leur champ d’orientation professionnelle et de prendre conscience des réalités entrepreneuriales.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur
le site de la Fondation Entreprendre
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Créateur de passerelles entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise, le réseau Entreprendre pour Apprendre entend mettre l’entrepreneuriat au service de l’émancipation et de la réussite des jeunes.
Entreprendre pour Apprendre est une fédération d’associations présentes partout en France. Son objectif est d’aider les jeunes à révéler leur potentiel grâce à un projet pédagogique entrepreneurial et collectif. Elle propose ainsi ses programmes de Mini-Entreprise pour les jeunes de 9 à 25 ans en milieu scolaire. Cette méthode leur permet de réaliser un projet, guidés qu’ils sont par un binôme composé d’un encadrant (un enseignant, un éducateur, un conseiller en insertion) et d’un mentor (un entrepreneur, un intrapreneur, un salarié d’entreprise).
Expérimenter l’entrepreneuriat
Dans le cadre de la réalisation de leurs projets, les jeunes expérimentent l’entrepreneuriat de façon ludique et professionnelle. Ils découvrent le monde professionnel, leur environnement économique et développent leur esprit d’initiative.
Et tous les ans, un festival national des Mini-Entreprises rassemble l’ensemble des mini-entreprises régionales pour une journée de partage. Cette année, plus de 400 collégiens et lycéens de toute la France ont pu défendre leur projet auprès d’un jury d’experts.
Pour en savoir plus :
www.entreprendre-pour-apprendre.fr
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Un certain nombre d’activités professionnelles peuvent être exonérées de plein droit et de manière permanente de la contribution économique territoriale (CET). Bpifrance publie une fiche des activités pouvant bénéficier de cette exonération.
Pour rappel, la contribution économique territoriale (CET) est un impôt local composé de deux éléments qui ont chacun leurs propres modalités de calcul et d’imposition : la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Elle est, en principe, due par toute personne physique ou toute société exerçant une activité non salariée en France. Mais des exonérations sont possibles, et ce de manière permanente et de plein droit.
Les chauffeurs de taxis ou d’ambulances
Comme le rappelle Bpifrance, c’est le cas, par exemple, des artisans exerçant leur activité en entreprise individuelle ou en EURL sans option à l’IS, qui pratiquent une activité où le travail manuel est prépondérant, ne spéculent pas sur la matière première, n’utilisent pas d’installations « sophistiquées », travaillent seuls ou avec le concours de leur conjoint ou de leur partenaire de Pacs ou d’apprentis sous contrat.
Certaines autres professions sont également concernées, comme les chauffeurs de taxis ou d’ambulances sous certaines conditions, certains pêcheurs et sociétés de pêche artisanale, ou encore les vendeurs à domicile indépendants (VDI) s’ils perçoivent une rémunération inférieure à 16,5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Pour en savoir plus :
https://bpifrance-creation.fr/
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20 025 entreprises ont été accompagnées gratuitement ou financées en 2023 par le réseau associatif de soutien aux créateurs et repreneurs d’entreprise, Initiative France. C’est ce que révèle son rapport d’impact publié dernièrement.
Lancé au début des années 80, le réseau Initiative France propose aux créateurs et repreneurs d’entreprise des prêts d’honneur, sans intérêts ni garanties, et un accompagnement dans l’élaboration de leur projet, de l’intention jusqu’à sa réalisation. Il est, pour cela, épaulé par 207 associations locales présentes sur tout le territoire, avec le savoir-faire de 1 151 salariés et l’engagement de 23 710 experts bénévoles. En 2023, il aura encore accompagné de nombreux porteurs de projet, comme l’atteste son dernier rapport d’impact.
2,3 milliards d’euros investis
Malgré le contexte compliqué de l’année 2023, qui a connu l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et une incertitude internationale, le réseau a investi 2,3 Md€ dans les territoires, dont 189 M€ de prêts d’honneur. Ce sont 20 025 entreprises qui ont ainsi été soutenues, soit 11 950 créations d’entreprise accompagnées, 6 736 reprises et 1 339 entreprises en croissance et transition. Cette activité de soutien a permis au global de créer ou de maintenir 54 755 emplois.
Pour consulter le rapport d’impact :
https://www.initiative-france.fr/
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Fondée par deux ingénieurs et un médecin, la start-up Hocoia veut ramener la santé dans les zones rurales. Elle affrète pour cela des « médicobus » qui proposent des consultations de qualité là où elles avaient disparu.
Hocoia veut inverser le paradigme de la consultation : ce n’est pas le patient qui se déplace vers le médecin mais la santé qui va vers le patient. « Nous voulons apporter la santé en tout lieu et notamment au cœur des territoires en désert médical, explique Benoît Bourre, cofondateur et médecin. Comment ? Grâce à des médicobus de télésanté, ou Hocobus de santé connecté, sortes de cabinets mobiles aménagés dans des petits camions pouvant être conduits par toute personne ayant un permis B. Ils permettent de réaliser des dépistages et des consultations médicales en tout lieu en étant accompagné par un professionnel de santé. Il est possible de réaliser des téléconsultations assistées et augmentées avec un médecin dans une grande ville à distance. Les hocobus sont, en effet, équipés d’une infrastructure technologique avec plus de 10 dispositifs médicaux connectés et une station de télémédecine intégrée. » C’est la rencontre entre médecins et ingénieurs qui a fait naître cette idée. « En tant que médecin généraliste et urgentiste, j’ai été confronté dans différents contextes aux difficultés d’accès aux soins notamment en milieu rural et à l’engorgement aux urgences. Nous nous sommes associés avec 2 ingénieurs qui avaient la même vision : Gustavo Acosta, ingénieur spécialisé en télémédecine et Clément Pallière, ingénieur spécialisé en développement logiciel. »
Des unités mobiles de différentes spécialités
Pour développer leur concept, les fondateurs travaillent d’abord sur l’expérience soignants-patients de médecine générale avec un premier prototype de Bus santé connecté avec différents partenaires. « Pour le deuxième, nous avons déposé un brevet sur une unité de télésanté pour la mobilité et adapté la solution aussi pour les dépistages. En parallèle, nous avons élaboré notre propre logiciel. » La commercialisation a démarré mi-2023 et est actuellement en plein déploiement partout en France. « Nous aurons 10 médicobus itinérants en fin d’année. Nous sommes en pleine croissance et toujours en R&D pour des unités spécialisées et l’amélioration de nos produits et logiciels ». À court terme, la start-up souhaite, en effet, se déployer dans chaque région française. « Notre objectif est de devenir le leader de la santé en mobilité. Pour cela, nous devons accélérer, nous sommes d’ailleurs en début de levée de fonds. Nous souhaitons aussi déployer des unités mobiles de différentes spécialités : radiologie, pneumologie, santé de la femme… En octobre, nous lancerons la première unité mobile légère de mammographie pour réaliser des dépistages du cancer du sein en tout lieu. »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : 3 médicobus ont été déployés dans 3 régions– Un conseil : soyez déterminés à concrétiser votre idée malgré les réticences autour de vous.– Un contact : Benoît Bourre, www.hocoia.com
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Pour aider à changer ses habitudes alimentaires, la start-up Yumgo propose des ingrédients végétaux qui remplacent l’œuf entier, le blanc d’œuf et le jaune d’œuf aux professionnels de la restauration et aux industriels alimentaires.
Rodolphe Landemaine, boulanger-pâtissier, fondateur des boulangeries-pâtisseries Maison Landemaine et Land and Monkeys, et Anne Vincent, experte en conseil et management international, veulent faciliter l’accès à une gastronomie plus responsable et éthique. Ils ont lancé, en 2019, Yumgo qui propose aux professionnels de la restauration des solutions simples pour remplacer les œufs et accélérer la création de recettes végétales sucrées et salées.
Cette idée a été imaginée par Rodolphe alors qu’il cherchait une solution pour remplacer les œufs dans ses recettes. « Nous avons mis au point la première gamme professionnelle complète de remplacement des œufs, explique Anne Vincent. Des alternatives aux œufs entiers, aux jaunes et aux blancs d’œufs, simples à utiliser, sans allergènes, offrant des performances culinaires similaires à celles des œufs, une gourmandise équivalente et un impact carbone de 70 % inférieur à celui des œufs conventionnels. »
Vendus dans plus de 10 pays dans le monde
Pour développer leur concept, les deux créateurs collaborent avec ingénieurs agro-alimentaires et des chefs professionnels qui vont tester les produits, et faire des retours sur leur utilisation et leur performance. « Les fonctionnalités des œufs sont nombreuses (coagulation, foisonnement, émulsifiant, etc.), la difficulté a été de développer des solutions simples à utiliser, clean, performantes en termes de fonctionnalités et gustativement équivalentes à celles des œufs ». Aujourd’hui, l’activité de Yumgo se porte bien. « Les substituts végétaux à l’œuf Yumgo sont vendus dans plus de 10 pays dans le monde auprès des boulangers-pâtissiers, restaurateurs et industriels. Ils ont été récompensés par de nombreux prix d’innovation et sont utilisés par des chefs de renom en France et à l’international ». Pour développer leur activité ces prochaines années, les cofondateurs se sont fixés 3 objectifs : « Renforcer notre position en France et à l’international en accélérant au niveau commercial et marketing ; optimiser notre production industrielle sur les gammes liquides et poudre ; et poursuivre notre recherche & développement en renforçant l’innovation avec le lancement de nouveaux produits et l’amélioration continue pour les applications industrielles ! » Yumgo annonce, à ce sujet, avoir réalisé une levée de fonds de 3 millions d’euros auprès de Blast. Club, Bpifrance Amorçage Industriel, 50 Partners et de business angels de premier plan, qui devraient les y aider.
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : 1 million d’euros, c’est le chiffre d’affaires cumulé à fin 2023.– Un conseil : ne jamais lâcher son projet, toujours y croire et vouloir changer les choses pour un impact positif !– Un contact : Anne Vincent, www.yumgo.fr/
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Obtenir une garantie facilite l’obtention d’un prêt bancaire pour un créateur ou un repreneur d’entreprise. Les fonds de garantie régionaux sont habilités à délivrer ces sésames. Bpifrance vient de publier une fiche pour rappeler leur fonctionnement.
Sous certaines conditions, les collectivités territoriales peuvent accorder leur garantie aux emprunts contractés par des créateurs ou des repreneurs d’entreprise. Ce qui permet à ces derniers de diminuer leur caution personnelle et d’appuyer le sérieux de leur projet auprès des banques. Les régions utilisent pour cela un fonds de garantie constitué à cet effet dont les conditions varient selon les territoires. Il peut s’agir du nombre de créations d’emplois, de maintien de l’emploi en cas de transmission, de la taille de l’entreprise, du secteur d’activité…
50 à 65 % du montant du prêt garanti
Dans tous les cas, les fonds apportent leur garantie aux établissements de crédit qui financent les entreprises en création ou en développement. En contrepartie, l’entreprise règle une commission (le plus souvent inférieure à 2 % de l’encours garanti). En règle générale, la garantie s’applique à 50 % du montant du prêt voire à 65 % en cas de création, pour une durée de 2 à 20 ans selon les régions.
Pour en savoir plus :
https://bpifrance-creation.fr/
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