Plus de 400 millions de valises sont vendues chaque année dans le monde, soit plusieurs millions de tonnes de plastique. Or, près de 9 valises sur 10 sont jetées. Pour diminuer ce gâchis, Dot-Drops propose une gamme de valises écoresponsables réparables à l’infini.
L’industrie du bagage est une industrie polluante qui consomme plusieurs millions de tonnes de plastique chaque année et dont le modèle économique de masse pousse à remplacer sans laisser aucune alternative à la réparabilité. Très peu de valises sont réparées une fois cassées et encore moins recyclées, elles terminent en déchet. Une valise durable, réparable à l’infini, garantie 20 ans et assemblée en France, c’est ce que propose Judiv Ehret, fondateur de Dot-Drops. « L’allongement de la durée de vie du produit est un facteur essentiel puisque, sur 20 ans, nous évitons le remplacement de 3 produits neufs. Comment ? Grâce à une conception unique et simplifiée qui permet de remplacer toutes les pièces avec un seul outil et de réaliser 95 % des réparations à domicile soi-même avec des pièces détachées mises à disposition gratuitement autant de fois que nécessaire pendant 20 ans. » Pour que la valise ne devienne jamais un déchet, la start-up propose également d’inclure le recyclage à l’achat et sans consigne : la valise est récupérée gratuitement pour la démanteler et la recycler sur simple demande par mail.
Des analyses chiffrées vérifiées
Plusieurs prototypes ont été nécessaires : « Nos critères de résistance étaient plus élevés qu’une valise classique même haut de gamme. Et pour prouver cette solidité, nous avons réalisé un audit indépendant fin 2021 avec l’APAVE pour être labellisé Longtime® et ainsi valider la conformité du produit en termes de réparabilité et de durabilité sur la base du très contraignant référentiel établi par le label. »
Selon le créateur, la difficulté dans ce type de projet est que les consommateurs perçoivent la valeur ajoutée (consommation responsable, assemblage en France…) mais ne sont pas toujours prêts à payer le surcoût que cela induit. « De plus, les allégations environnementales à but marketing ne sont pas encadrées légalement donc c’est un peu la jungle du greenwashing ! Chez nous, tous nos chiffres proviennent de notre analyse du cycle de vie donc transparents et facilement vérifiables. »
Dot-Drops se donne comme objectif d’ici 2025 de recréer une filière pour arriver à produire en France une valise qui serait assemblée dans un ESAT pour pouvoir faire travailler des personnes en situation de handicap. « Pour cela, il faut des fonds, je suis en recherche d’investisseurs et/ou partenaires pour y arriver ! »
Fiche de l’entreprise
– Un chiffre : en 2022, Dot-Drops, c’est 90 tonnes de CO2 évitées, 25 100 m3 d’eau économisés et 1 000 arbres plantés.– Un conseil : ne pas rester seul, il y a beaucoup de réseaux d’entrepreneurs en France, mais aussi de structure pour aider les porteurs de projets. Pour ma part, je suis vice-président de la CPME du Bas-Rhin ce qui me permet de rencontrer des entrepreneurs d’horizons très variés grâce à qui j’ai pu être mis en contact.– Un contact : Judiv Ehret, https://dotdrops.fr/
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Créée en janvier 2017 par deux ingénieurs passionnés d’écologie, Laurent Bernard et Fabien Berlioz, la start-up Ecojoko a développé une intelligence artificielle pour aider les particuliers à réduire et optimiser leur consommation d’énergie chez eux.
Ecojoko est un assistant connecté qui permet aux particuliers d’économiser sur leur facture d’énergie : « Nous gaspillons tous à la maison notre électricité involontairement car il est impossible d’agir sur quelque chose d’invisible, explique Laurent Bernard. Notre solution permet de suivre en instantané la consommation électrique, de visualiser les principaux postes de dépenses, et propose des missions efficaces pour agir ». Cette idée est née alors que Laurent est étonné de voir certaines actions de ses proches sur leur consommation d’électricité : « Faire très attention à la lumière, mais oublier un sèche-serviette allumé ne paraissait pas absurde à tout le monde. Une étude du CNRS démontre que nous gaspillons 23 % de l’électricité que nous consommons à la maison. Ce qui représente en moyenne 300 € par foyer par an, soit 7 réacteurs nucléaires qui fonctionnent pour rien à l’échelle de toute la France. Pourquoi un tel gâchis ? Simplement car l’électricité est invisible. Sans que nous nous en rendions compte, certains appareils dysfonctionnent, d’autres sont mal réglés, d’autres encore pourraient être utilisés différemment pour consommer moins. Sans moyen de mesure, il est très compliqué de savoir où l’électricité est consommée. »
18 % en moyenne de baisse de consommation d’électricité
Pour lutter contre ce gaspillage, les deux créateurs veulent donner aux utilisateurs les clés pour voir, comprendre et agir. « Ecojoko est composé d’un petit boîtier qui affiche la consommation en temps réel. On peut ainsi détecter le gaspillage et les veilles cachées. Dans l’application, on suit la consommation des catégories d’appareils pour savoir où agir en priorité ». Aujourd’hui, Ecojoko compte plus de 25 000 cdivts qui réalisent 18 % en moyenne de baisse de consommation d’électricité. « Notre intelligence artificielle a nécessité plus de 10 000 heures de travail et continue à être améliorée. Nous avons énormément travaillé sur toute la partie électronique et mécanique du produit. Plus récemment, l’explosion des coûts de matières et de transport dus au Covid-19 ont engendré des problèmes de stocks et nous avons dû changer certains composants qui étaient devenus introuvables ». La start-up veut multiplier ses campagnes de communication pour informer sur le gaspillage d’électricité et les économies possibles. « À plus long terme, nous souhaitons également améliorer notre produit sur de nouveaux usages. Nos utilisateurs ont de plus en plus de besoins pour maîtriser leur consommation avec, par exemple, l’utilisation de panneaux solaires ou la recharge de leur véhicule électrique ».
Fiche de l’entreprise
Un chiffre : Ecojoko est disponible à l’achat (199 €) ou à la location (7,99 €/mois sans engagement).
Un conseil : il faut choisir un sujet pour la création de votre entreprise qui vous passionne. L’entrepreneuriat est un ascenseur émotionnel quotidien, et quand on est au plus bas, c’est beaucoup plus facile de travailler sur un sujet qui vous tient à cœur.
Un contact : Laurent Bernard, www.ecojoko.com
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Bpifrance propose le replay et le support de présentation du webinaire qu’il a proposé le 15 juin dernier sur le thème : les 5 tendances porteuses à suivre en 2023 pour créer ou développer une entreprise.
Animé par Laurence Tassone, responsable de l’Observatoire de la création d’entreprise chez Bpifrance, le webinaire « 5 tendances à suivre pour créer son entreprise » a permis avant tout de démystifier la notion de « secteur porteur », car les secteurs porteurs ne le sont pas pour tout le monde ! Mieux vaut miser sur les transformations de la société. Le webinaire a donc fait un tour d’horizon de ces tendances « transformantes » de la société, afin de se poser les bonnes questions pour définir un business model viable, tout en bénéficiant des conseils pratiques de l’experte.
Consommer et travailler autrement
Parmi les thèmes abordés, il a été question notamment de la tendance à consommer autrement, dans l’alimentation (bio, végétal, raisonné…), mais aussi dans les loisirs (DIY, écotourisme…) et avec la RSE (gestion des déchets, écoconception, transition énergétique…). Ou encore de la tendance à travailler autrement (avec la réalité virtuelle, le metavers, la mobilité, la formation…).
Pour voir le replay :
https://www.youtube.com/watch?v=NqkpJn6jQCg
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La Cartier Women’s Initiative (CWI) a créé le prix Diversité, équité et inclusion (DEI) pour encourager les solutions entrepreneuriales conçues pour combler les lacunes d’accès, de résultats ou d’opportunités des communautés sous-représentées ou mal desservies.
Crée en 2006, Cartier Women’s Initiative veut accompagner le changement en donnant aux femmes entrepreneures à fort impact des moyens d’agir, via un soutien financier et social et un renforcement de leur capital humain. Ce programme a d’ores et déjà permis d’accompagner 297 femmes de 63 pays, pour un montant global de 7 440 000 $ de subventions. Sachant que pour l’un de ses 11 prix, celui dédié à la Diversité et à l’Inclusion, les candidatures sont ouvertes aux hommes, de tous secteurs et de toutes régions.
Un appui en capital financier
Les trois lauréats recevront un appui en capital financier (de 30 000 à 100 000 $), un soutien au capital humain (formations individuelles et ateliers collectifs) ainsi qu’un soutien au capital social (exposition internationale et visibilité médiatique, accès à une communauté de plus de 700 experts et pairs, soutien continu au développement des entreprises des boursiers…).
Le formulaire de demande doit être rempli en ligne avant le vendredi 30 juin 2023 à 18h. Les premières décisions de sélection seront envoyées début août 2023.
Pour en savoir plus :
www.cwi-portal.com/submit/258077/2024-diversity-equity-inclusion-award
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Selon le gouvernement, le guichet unique sur lequel les entreprises peuvent accomplir leurs formalités sera pleinement opérationnel le 30 juin prochain. Mais l’utilisation d’Infogreffe et les dépôts sous format papier resteront possibles jusqu’au 31 décembre 2023.
Vous le savez : depuis le 1er janvier dernier, les formalités des entreprises doivent obligatoirement être accomplies de façon dématérialisée via un guichet unique électronique accessible via
le site internet www.formalites.entreprises.gouv.fr
.
Les entreprises, quels que soient leur forme juridique (micro-entreprise, entreprise individuelle ou société) et leur domaine d’activité (commercial, artisanal, libéral, agricole) doivent donc obligatoirement l’utiliser pour l’ensemble de leurs formalités de création (immatriculation), de modification (changements tenant à l’établissement ou aux dirigeants), de cessation d’activité ainsi que pour déposer leurs comptes annuels.
Précision : le dépôt des comptes sociaux auprès des greffes des tribunaux de commerce par voie « papier » reste toutefois possible.
Or, depuis sa mise en service, ce guichet unique connaît de sérieux dysfonctionnements. Aussi, une procédure de secours a-t-elle été mise en place pour permettre aux entreprises d’effectuer leurs formalités via d’autres canaux, à savoir l’ancien site
www.guichet-entreprises.fr
et la plate-forme
www.infogreffe.fr
.
Mais tout devrait bientôt rentrer dans l’ordre ! En effet, le gouvernement a annoncé que le guichet unique serait pleinement opérationnel le 30 juin prochain. À compter de cette date, toutes les formalités des entreprises (créations, modifications de personnes physiques ou de sociétés, cessations, dépôt des comptes) devraient donc pouvoir y être accomplies.
À noter : les canaux dérogatoires seront toutefois maintenus jusqu’au 31 décembre 2023 de façon à sécuriser les procédures et aussi pour tenir compte de l’intensité du volume des formalités en période estivale. Ainsi, jusqu’à cette date, les formalités de modification et de cessation pourront continuer à être accomplies sur le site infogreffe ou sous format papier auprès des greffes.
Ministère de l’Économie et des Finances du 20 juin 2023
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Le Réseau SATT lance un programme national qui vise à lever les freins propres à l’entrepreneuriat deeptech des femmes. Objectif : accompagner chaque année 100 chercheuses et favoriser la création de 50 nouvelles start-up innovantes.
Le Réseau SATT fédère, sur tout le territoire français, 13 Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) qui apportent aux entreprises des solutions technologiques dérisquées, à fort potentiel, pour gagner en compétitivité. Ce réseau a remarqué que, par manque de réseaux et de rôles modèles, par faible représentativité au sein des formations ou encore par manque d’accompagnement dédié dans l’entrepreneuriat, les femmes sont encore trop minoritaires au sein de la deeptech.
Un accompagnement personnalisé
Pour inciter davantage de chercheuses à s’engager dans des projets entrepreneuriaux innovants, le Réseau SATT lance un programme national d’accompagnement qui sera déployé à partir de septembre 2023 sur tout le territoire. Les chercheuses sélectionnées bénéficieront d’une aide au démarrage de leur projet via un accompagnement personnalisé, une sensibilisation aux thématiques clés de l’entrepreneuriat deeptech, une initiation aux étapes essentielles de la création d’une start-up et l’élaboration d’un premier business model.
Pour en savoir plus :
www.satt.fr
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Leonard, la plate-forme de prospective et d’innovation lancée par VINCI, le groupe mondial spécialisé dans les concessions, l’énergie et la construction, lance un nouveau recrutement de start-up et projets innovants dans les secteurs du groupe.
Depuis 3 ans, le programme SEED de Leonard accompagne des start-up qui apportent des solutions innovantes dans les secteurs de la construction, des mobilités, de l’énergie et de l’immobilier. 30 jeunes pousses ont ainsi été accompagnées et ont pu lever au global 11,4 M€ suite à leur passage dans le programme. Pour sa promotion 2024, SEED recrute 10 nouvelles start-up en phase de pré-amorçage.
Un hébergement de 6 mois
Les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un apport financier de 30 000 €, d’un hébergement de 6 mois chez Leonard, de l’appui d’un mentor externe et d’un mentor VINCI, d’une formation certifiante à l’entrepreneuriat, d’un catalogue d’experts pour un accompagnement sur-mesure ainsi que de la possibilité de participer au Demo Day et d’entrer en contact avec des entités de VINCI.
La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 15 octobre 2023.
Pour en savoir plus :
https://leonard.vinci.com/programmes/seed/
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Du 19 au 30 juin 2023, l’Association Pour l’Emploi des Cadres (Apec) et Bpifrance Création s’associent pour organiser des événements partout en France afin d’accompagner les porteurs de projet de création d’entreprise.
L’Apec, qui accompagne les cadres dans leur reconvention professionnelle suite au départ de leur entreprise, propose du conseil en évolution professionnelle (CEP), un dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé, qui peut s’appliquer à la création d’entreprise. Dans ce cadre, elle s’allie avec Bpifrance pour organiser une semaine dédiée à l’entrepreneuriat dans toute la France pour tous ceux qui réfléchissent à créer leur propre activité professionnelle mais qui ne savent pas par où commencer ni à qui s’adresser.
Webinaires, ateliers, after work
Pendant deux semaines, avec ses partenaires, nationaux, régionaux et locaux, en complément de son Accompagnement « Devenir entrepreneur », l’Apec proposera des webinaires, des ateliers, des after work… en distanciel comme en présentiel, sur différents thèmes et modalités, selon les régions, pour s’adapter au plus près des demandes de proximité. Avec un seul but : aider les porteurs à structurer leurs projets pour atteindre leurs objectifs.
Pour en savoir plus :
https://bpifrance-creation.fr/
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L’édition 2023 du salon Vivatech se tiendra du 14 au 17 juin à Paris Porte de Versailles. 2 400 start-up venues de 50 pays seront présentes sur plus de 50 000 m² pendant 3 jours pour accueillir les professionnels avant une quatrième journée ouverte au grand public.
VivaTech est le plus grand événement tech d’Europe. Plus de 400 intervenants, notamment des dirigeants de grandes sociétés, se succéderont pendant 4 jours pour échanger sur l’écosystème des start-up. Sont ainsi attendus cette année de grands groupes qui soutiennent les start-up (LVMH, L’Oréal, Amazon, Alibaba, La Poste…), mais aussi les géants que sont Meta (Facebook), Google et Microsoft.
Intelligence artificielle au programme
Plusieurs grandes thématiques seront à l’honneur, notamment l’intelligence artificielle, mais aussi les énergies et les innovations « climate tech » ou encore les dispositifs destinés à l’inclusion et à la diversité dans l’univers professionnel. La santé des femmes fait également son apparition au sein d’un village de start-up de la « FemTech ». Enfin, Jeux olympiques 2024 oblige, un forum international de l’écosystème sport Global Sports Week sera dédié aux innovations propres au monde du sport.
Pour en savoir plus :
vivatechnology.com
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En complément d’un microcrédit professionnel, l’association Adie propose désormais aux porteurs de projet de bénéficier d’un Prêt Apport en Capital à taux zéro jusqu’à 3 000 €, avec remboursement différé jusqu’à 2 ans.
Selon l’Adie, qui accompagne les créateurs d’entreprise, notamment ceux qui n’ont pas accès au système bancaire classique, trop de personnes renoncent à leur projet de création d’entreprise faute d’apport. C’est pour aider ces personnes à concrétiser leur projet qu’Adie lance le Prêt Apport en Capital à taux zéro sous forme d’avance remboursable avec un différé de remboursement jusqu’à 2 ans après le décaissement du crédit.
Pour tout type de dépenses et d’investissements
Le montant de cette avance peut aller jusqu’à 3 000 €, représentant au maximum un tiers du besoin de financement total. Cette aide s’adresse à toutes les personnes qui créent ou développent leur entreprise avec un microcrédit de l’Adie et peut financer tout type de dépenses et d’investissements nécessaires au lancement de l’activité (stock, avance de trésorerie, véhicule, local, travaux…). Elle peut être sollicitée via le formulaire en ligne sur le site de l’Adie ou dans l’une des 180 agences de l’Adie présentes sur le territoire.
Pour en savoir plus :
www.adie.org
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