Plan Deeptech : un bilan très positif pour les start-up

À l’occasion des 4 ans du plan Deeptech, Bpifrance dresse un bilan positif. 320 start-up deeptech ont été créées en 2022, soit le double depuis 2018. Prochain objectif : accompagner davantage les SATT (sociétés d’accélération du transfert de technologies).

Lancé en 2019 dans le cadre de France 2030, le plan Deeptech est porté par la banque publique d’investissement, Bpifrance. Doté à l’origine de 2,5 Md€, ce plan doit permettre notamment d’accroître l’émergence des start-up deeptech, avec l’objectif de 500 créations de jeunes pousses par an à horizon 2030, et de renforcer les relations entre les acteurs de la filière. Aujourd’hui, la France compte pas moins de 1 800 start-up dans la deeptech, dont 45 % dans le secteur de la santé, 30 % dans celui de la souveraineté industrielle et numérique et 25 % dans celui de la transition écologique et énergétique.

225 start-up accompagnées en 2022

En 2022, Bpifrance a dépensé 673 M€ auprès de 869 start-up deeptech et 225 ont bénéficié d’un accompagnement. Au total, 2 Md€ ont déjà été investis depuis le lancement du plan. Prochain objectif : accompagner davantage le monde universitaire et les SATT. Pour poursuivre cet objectif, le fonds a été abondé, en janvier dernier, de 500 M€ supplémentaires via le nouveau dispositif baptisé Bourse French Tech Lab qui accompagnera les chercheurs (mentoring, études de marchés et d’impact des technologies…).

Pour en savoir plus :

www.bpifrance.fr

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L’exonération d’impôt en cas de création d’une entreprise en zones franches urbaines

Les entreprises qui s’implantent dans les zones franches urbaines-territoires entrepreneurs (ZFU-TE) bénéficient d’un dispositif d’exonération d’impôt sur les bénéfices pendant 5 ans. Ce dispositif est encore valable jusqu’au 31 décembre 2023.

Les ZFU-TE (zones franches urbaines-territoires entrepreneurs) sont des quartiers de plus de 10 000 habitants situés dans des périmètres géographiques sensibles et défavorisés. La France en a recensé une centaine. Pour aider au développement économique de ces zones, l’État propose un dispositif d’exonération d’impôt sur les bénéfices pendant 5 ans.

Peuvent en bénéficier les entreprises qui exercent une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale et qui s’implantent dans la zone avant le 31 décembre 2023. Elles doivent notamment employer moins de 50 salariés et réaliser un chiffre d’affaires ou avoir un total de bilan inférieur à 10 M€. Et l’effectif de l’entreprise doit inclure au moins 50 % de salariés habitant en ZFU-TE ou dans un quartier prioritaire de la ville (QPV) dans laquelle est située la ZFU-TE.


Attention : certaines activités sont exclues du dispositif : la construction automobile et navale, la fabrication de fibres textiles artificielles ou synthétiques, la sidérurgie, les transports routiers de marchandises et les activités de crédit-bail mobilier et de location d’immeubles à usage d’habitation.

Une exonération d’impôt sur les bénéfices de 100 % pendant 5 ans

Les entreprises qui remplissent les conditions requises bénéficient d’une exonération d’impôt sur les bénéfices à hauteur de 100 % pendant 5 ans. L’exonération est ensuite dégressive les années suivantes (60 % la 6e année, 40 % la 7e année, 20 % la 8e année). Cette exonération est plafonnée à 50 000 € par période de 12 mois, majorée de 5 000 € par nouveau salarié résidant dans la ZFU-TE et embauché à temps plein pendant au moins 6 mois. La demande pour en bénéficier est à effectuer auprès du Service des impôts des entreprises (SIE).

Pour connaître les zones éligibles :

https://sig.ville.gouv.fr/atlas/ZFU

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Un nouvel incubateur pour une cosmétique responsable

Le biocluster Genopole lance un nouveau dispositif créé pour accélérer le développement d’innovations biotechs dans le secteur des cosmétiques : le « L’Oréal Green Sciences Incubator @Genopole ».

Le groupe de cosmétiques L’Oréal souhaite atteindre, d’ici 2030, un taux de 95 % d’ingrédients bio-sourcés, issus de minéraux abondants ou encore de procédés circulaires dans ses formules. Il s’associe à Genopole pour créer à Evry (Essonne) un incubateur dédié aux start-up des « sciences vertes » et de la biotech. Ce dispositif d’un an doit permettre aux start-up lauréates d’accélérer leurs programmes de recherche et d’acquérir la capacité de monter à l’échelle industrielle.

« Les sciences vertes »

Trois ou quatre jeunes pousses seront sélectionnées. Sont particulièrement visées les sciences vertes : la culture durable, la biotechnologie pour produire des matières et les transformer, la chimie verte et l’extraction verte. Les lauréates bénéficieront pendant un an d’une aide technique, d’un accès à l’ensemble des ressources de Genopole et, notamment, à ses 25 plates-formes technologiques et à ses 19 laboratoires de recherche, ainsi que de l’expertise des chercheurs de L’Oréal.

Pour en savoir plus :

www.genopole.fr/

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Block’Fire : une boule d’extinction de feu à déclenchement automatique

Après 7 médailles d’or obtenues au prestigieux concours Lépine, Jacques Pitoux a lancé, en 2022, l’entreprise Block’Fire qui commercialise sa dernière invention : la première boule d’extinction de feu à déclenchement automatique.

Équipée de la technologie Choc&Start, la boule extinctrice Block’Fire éclate au contact du sol et libère son produit anti-feu, permettant une utilisation active ou passive. « La boule est un extincteur portatif qui contient une poudre sèche chimique capable de combattre les feux de classe A, B et C, soit 98 % des départs d’incendie, explique Jacques Pitoux, son inventeur. Compacte, légère, elle ne nécessite aucun entretien ni maintenance. Pour une protection passive 24h/24, la boule doit être placée à proximité d’une source possible de départ d’incendie. Au contact d’une flamme, la boule s’activera automatiquement pour éteindre le feu. Un véritable soutien pour les pompiers ! Elle peut ainsi être disposée dans les locaux professionnels et de particuliers pour compléter et suppléer les extincteurs traditionnels ».

Éteindre un feu en restant à distance du foyer

DJ pendant 10 ans, puis publicitaire, Jacques Pitoux commence son parcours d’inventeur en 1996 avec un bouchon de champagne sans pression. 27 ans plus tard et plusieurs innovations reconnues, il lance l’entreprise Block’Fire International, spécialisée dans la conception de dispositifs de lutte contre les incendies. « L’idée m’est venue durant le développement d’un drone pompier utilisant des boules extinctrices, de mettre au point un dispositif de déclenchement à l’impact, qui permettrait d’éteindre un départ de feu incontrôlé tout en restant à bonne distance du foyer ».

Jacques se lance alors dans le développement en interne de la technologie Choc&Start, pendant la pandémie, ce qui nécessitera plusieurs prototypes et la recherche de fonds.

Aujourd’hui, Jacques a encore de nombreux autres idées et projets, mais il veut d’abord réussir le lancement commercial de son extincteur Block’Fire en France, puis à l’international.

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 30 brevets ont été déposés par Jacques Pitoux au cours de son existence d’entrepreneurUn conseil : si je dois donner un conseil, je donnerais celui de Steve Jobs : « Il faut avoir de la passion… parce que c’est tellement difficile que si vous n’avez pas de passion, et que vous êtes sain d’esprit, vous arrêterez… »Un contact : Jacques Pitoux, jacques.pitoux@blockfireinternational.com

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La Bourse des entrepreneuses engagées

La banque des professionnels Shine veut aider financièrement et concrètement les femmes qui s’engagent dans des projets à impact positif social ou environnemental à travers la remise de plusieurs prix.

Pour la 2e année consécutive, la banque Shine organise, en partenariat avec Harmonie Mutuelle et Mastercard, la Bourse des entrepreneuses engagées. Au programme : la remise de 3 prix de 15 000 € pour des entrepreneuses qui se situent à différents stades de développement de leur projet :– le Prix « Étoile » pour les femmes dirigeantes de TPE, Start-up et PME ;– le Prix « Étincelle » pour les solo-entrepreneuses ;– le Prix « Éclat » pour les projets en cours de développement.En bonus, un Prix « Mompreneuse » sera remis à l’une des gagnantes pour rembourser les frais de garde d’une maman pendant 1 an.

Un jury de femmes engagées

Les candidates ont jusqu’au 24 avril 2023 pour postuler en ligne. Une première étape consistera pour elles à être présélectionnées par des membres du personnel de Shine. Lors de la deuxième étape, un jury composé de femmes engagées du monde de l’entrepreneuriat choisira les finalistes. Celles-ci seront alors invitées à venir présenter leur projet devant les membres du jury le 31 mai prochain à Paris, à Station F. À l’issue de la session de pitch, ce même jury désignera les 3 gagnantes de la Bourse Shine parmi les finalistes.

Pour en savoir plus :

www.shine.fr/bourse-2023/

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L’entrepreneuriat féminin au sein des start-up à impact

La Journée de la femme digitale (JFD), un mouvement pour l’innovation des femmes, publie une étude sur l’entrepreneuriat féminin au sein des start-up à impact. Elle révèle que parmi les 1 008 start-up à impact créées depuis 5 ans, 34 % l’ont été par des femmes.

Intitulée « Invest in her », l’enquête de la JFD réalisée en partenariat avec le cabinet de conseil EY et France Digitale, indique que sur toutes les start-up à impact françaises, 27 % ont été fondées ou cofondées par des femmes. Ce qui suggère que l’entrepreneuriat féminin augmente dans ce secteur, même si 83 % des entrepreneuses ont toutefois cofondé leur structure et 80 % l’ont fait avec un homme.

La difficulté du financement

Les femmes sont plus souvent présentes dans les domaines de l’économie circulaire, de la consommation, du social ou de l’environnement. La majorité de leurs projets portent sur l’éducation ou l’inclusion. Ainsi, par exemple, sur les 15 % de start-up sondées ayant un impact social, 42 % sont portées par des femmes. Reste la difficulté du financement. Selon l’enquête, 98 % des investissements sont encore dirigés vers les hommes…

Pour en savoir plus :

www.joinjfd.com/

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Quaeso met la co-création à la portée de toutes les entreprises

Quaeso propose une plate-forme de co-création axée sur le marketing participatif. Les entreprises et les marques peuvent ainsi impliquer leurs clients dans la conception ou l’amélioration de leurs produits et services.

Selon une enquête réalisée par Kantar en 2021, 84 % des Français sont prêts à aider les marques à s’améliorer. Un chiffre qui fait de la co-création un enjeu crucial pour les entreprises. Pour répondre à ce défi, l’entreprise Quaeso propose une plate-forme de co-création. « Quaeso est une plate-forme dans laquelle les marques vont pouvoir proposer des projets à leurs cdivts, explique Quentin Bertrand, l’un des cofondateurs avec Pierre-Louis Fort. Ces projets peuvent être de nature variée : exploration des usages et détournements d’usages, analyse des besoins et attentes, tests de concepts ou d’idées… Les membres de la communauté contribuent via des enquêtes ou des sondages. Le bénéfice pour les marques est double : côté produit, les données vont permettre d’adapter les offres en épousant le contour des attentes des cibles, côté marketing, l’expérience va permettre de fidéliser les membres en leur offrant de passer derrière le rideau ! ». Dans leurs précédentes expériences professionnelles, les associés avaient constaté à quel point la consultation des cdivts générait non seulement une accélération du processus de création, mais en plus un sentiment d’appartenance très fort, une fidélisation renforcée et un bouche-à-oreille favorable. « Mais il n’existait pas d’outil simple et scalable permettant de réunir une vocation d’idéation, de brainstorming et d’intelligence collective avec une vocation d’animation de communauté, dans le sens de l’acquisition et la fidélisation de ses cdivts. C’est à ce manque que nous avons voulu répondre », ajoute Quentin.

Plus de 100 heures d’entretiens individuels

Pour développer leur concept, ils commencent par interroger le terrain. « Nous avons réalisé près de 60 entretiens représentant plus de 100 heures d’entretiens individuels avec des marques de secteurs variés (mode et prêt-à-porter, sports, hygiène et cosmétiques, logiciels et applications, alimentaire). À mesure que nous conduisions ces entretiens, nous avons commencé à construire le logiciel, et après près de 10 mois de R&D, nous avons sorti une version opérationnelle remarquablement adaptée au besoin. »

Aujourd’hui, l’entreprise mobilise tous ses moyens pour poursuivre son développement partenarial en faisant entrer de nouveaux utilisateurs de renom. « Nous envisageons également de lever des fonds pour accélérer notre développement en capitalisant sur nos premiers succès. À plus long terme, notre ambition est d’être la référence européenne pour les communautés de co-création ».

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : selon une étude d’OpinionWay, 92 % des consommateurs estiment que les produits co-créés correspondent mieux à leurs besoins.Un conseil : il n’y a qu’une seule vérité, celle des cdivts. Confrontez-vous rapidement à vos cibles pour les comprendre et ne pas projeter sur eux vos propres convictions.Un contact : Quentin Bertrand, https://quaeso.io/fr/

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Webinaire : comment financer sa création d’entreprise quand on est jeune ?

Parce que financer sa première entreprise peut relever du défi, Bpifrance propose aux jeunes créateurs un webinaire pour leur permettre de découvrir toutes les solutions de financement qui leur sont dédiées.

Primes, concours, aides régionales… plusieurs dispositifs existent pour aider les jeunes à créer leur entreprise. À ce titre, un webinaire, qui se tiendra le jeudi 23 mars 2023 de 11h à 12h, permettra de décrypter les grandes tendances de la création d’entreprise chez les jeunes, de comprendre comment ces derniers financent leur projet, d’appréhender leurs problématiques de financement et de présenter les principales solutions de financement qui existent. Une jeune entrepreneure partagera également son expérience et des experts livreront leurs conseils.

Poser des questions aux experts

Ce webinaire est proposé par Bpifrance et sera animé notamment par Hélène Formery, responsable financement et animation des réseaux chez Bpifrance, Pauline Noëll, cofondatrice et CEO de l’entreprise Bobby, et Basile Albert, responsable du développement chez Adie. Pour y participer, il suffit de s’inscrire et de se connecter le Jour J. Il sera possible de poser des questions via le chat en direct. L’inscription est gratuite.

Pour en savoir plus :

https://bpifrance-creation.fr/

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Un incubateur au service de l’agriculture et de l’alimentation durable

L’association Landestini lance le recrutement d’entrepreneurs ayant un projet innovant pour l’agriculture et l’alimentation durable, au service des agriculteurs, du territoire ou de la préservation de la biodiversité, sur le territoire cantalien ou pour la ruralité en général.

Landestini s’est donné pour mission la reconnexion à la terre, à la nature et à la ruralité ainsi que la préservation et la diversité du vivant. Son incubateur Tiers-lieu Landestini Cantal Auvergne a vu le jour en 2020. Et après deux premières promotions et une trentaine d’entrepreneurs accompagnés, elle lance le recrutement d’une nouvelle promotion. Tous les profils sont acceptés, étudiants, actifs, personnes en reconversion, dès lors qu’ils portent un projet d’innovation pour l’agriculture et l’alimentation durable : meilleur quotidien des exploitations, diversification, logistique, transformation, distribution, intégration des impacts sociaux et écologiques… Parallèlement à l’émergence du pôle d’excellence en microbiologie, les projets visant l’utilisation des ferments bénéficieront d’une attention particulière.

Un fablab d’expérimentation

L’accompagnement gratuit de l’incubateur permettra aux entrepreneurs sélectionnés d’accéder à un réseau d’entraide et à un coaching hebdomadaire par l’animateur de l’incubateur, à du coaching ponctuel par des experts et des acteurs des domaines concernés, à un hébergement gratuit du projet au sein du tiers lieu à Aurillac, à un fablab d’expérimentation en coordination avec des acteurs locaux et d’autres écosystèmes numériques locaux, à des terrains agricoles d’expérimentation, à des laboratoires et à des plateaux techniques. La clôture des candidatures est fixée au 8 juin 2023.

Pour en savoir plus :

landestini.org/entrepreneuriat

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14 édition du Prix Moovjee pour les jeunes entrepreneurs

Le Moovjee, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, organise sa 14 édition du Prix Moovjee. À la clé, une dotation globale de 150 000 € pour permettre aux jeunes lauréats de développer leur entreprise.

Pour le Moovjee, les jeunes (futurs) entrepreneurs changent le monde et ouvrent une nouvelle voie plus innovante, écologique, respectueuse, inclusive et solidaire. Et pour récompenser les plus ambitieux, cette nouvelle édition du concours proposera de remettre 10 000 € au lauréat du Grand Prix Moovjee et 5 000 € à ceux du Coup de Cœur du Jury, du Prix « 100 jours », et du Prix « Artiste-Entrepreneur ».

Du mentorat pour tous les candidats

Outre les dotations financières, de nombreuses dotations en nature sont prévues : du mentorat pour tous les candidats via le programme #1jeune1mentor pour Entreprendre by Moovjee, des webinaires en ligne pour profiter de l’expertise et de l’expérience des partenaires de la communauté Moovjee en 15 à 20 minutes, une visibilité accrue et un accès au réseau du Moovjee sur tous les territoires.

Attention, les dossiers de candidature doivent être remplis en ligne avant le 16 mars 2023 à 12h00.

Pour en savoir plus :

https://www.moovjee.fr/prix-moovjee-comment-ca-marche-2/

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