L’accompagnement des entrepreneurs en situation de handicap

Dans la foulée d’une enquête qu’il a récemment réalisée, le réseau associatif de financement et d’accompagnement des entrepreneurs, Initiative France, propose 5 mesures pour mieux aider les entrepreneurs en situation de handicap.

Alors que les entrepreneurs en situation de handicap ne représentent que 1,4 % du total des chefs d’entreprise en France, Initiative France vient de publier les résultats d’une enquête menée auprès d’entrepreneurs en situation de handicap qu’il a accompagnés. Cette enquête révèle qu’il existe encore trop de freins à l’accès aux financements et aux dispositifs adaptés, que l’accompagnement joue un rôle central et qu’il apparaît nécessaire de structurer une approche plus lisible et plus efficace.

Un module de formation en ligne

Pour y remédier, le réseau propose 5 engagements concrets :– Ne laisser aucun porteur de projet en situation de handicap sans solution d’accompagnement, que ce soit avec une association Initiative ou d’autres acteurs de l’accompagnement ;– Renforcer la formation des bénévoles et des salariés aux problématiques liées au handicap, pour une meilleure prise en compte dans l’accompagnement ;– Développer un module de formation en ligne pour les porteurs de projets en situation de handicap, sur les aides, dispositifs et réseaux de soutien ;– Expérimenter un service de médiation bancaire dans une vingtaine de territoires pilotes ;– Offrir un parrainage aux entrepreneurs, partout où des bénévoles sont disponibles.

Parallèlement, le réseau a lancé une campagne digitale pour faire sauter certains clichés.

Pour en savoir plus :

www.initiative-france.fr

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God Save The Bee neutralise le frelon asiatique

Mettre l’Intelligence artificielle au service des abeilles, c’est ce que propose cet ingénieur agronome et apiculteur amateur qui a inventé une muselière électrique capable de détecter et neutraliser le frelon asiatique à l’entrée de la ruche.

Alimentée à l’énergie solaire, inspirée à la fois de la muselière traditionnelle et de la harpe électrique mais plus sélective, la muselière électrifiée de God Save The Bee pourrait bien être une révolution pour les apiculteurs. « Un capteur placé devant la ruche détecte en temps réel le frelon grâce à une IA embarquée, puis déclenche un arc électrique ciblé qui le neutralise, sans perturber les abeilles, explique Alexandre Giora, le créateur. Cette IA fonctionne sans cloud, sans connexion internet, avec simplement une pile et un petit panneau solaire. » C’est parce que lui-même apiculteur, il a tout essayé pour lutter contre le frelon asiatique, raquette de badminton, pièges bouteille, harpes électriques… qu’il s’est lancé dans la recherche d’une solution. « J’ai commencé à discuter avec des entomologistes et des apiculteurs. Le constat est revenu partout : le plus gros dégât vient du stress causé par la présence des frelons. Les abeilles n’osent plus sortir, la reine peut réduire sa ponte, et la colonie décline. L’enjeu n’est donc pas seulement de tuer des frelons, mais de les maintenir à distance, sans gêner le travail des abeilles. C’est là qu’est née l’idée de la muselière électrique… puis de l’IA embarquée pour la rendre la plus sélective possible. »

La phase d’industrialisation, une étape délicate

Pour développer son concept, Alexandre travaille à partir du « terrain » : échange avec des apiculteurs, observation du comportement des frelons devant la ruche, prototypes matériels de muselière et de circuit électrique. « En parallèle, nous développions une technologie d’IA dite neuromorphique, capable de tourner sur un microcontrôleur à quelques euros, sans connexion internet, en traitant des images ou des sons en temps réel. Nous avons donc combiné les deux. » La société Naturalink a été créée en avril 2025. « Aujourd’hui, le prototype fonctionne, mais nous restons prudents : la phase d’industrialisation et de tests à grande échelle est toujours une étape délicate. Nous avons récemment ouvert les pré-ventes de la muselière sur notre site et pensons lancer la première série de production pour la saison apicole 2026. À plus long terme, nous voulons faire de Naturalink une plate-forme d’IA embarquée au service des industriels et des développeurs, qui pourrait être utilisée pour surveiller des machines, analyser des signaux ou des images en usine, ou rendre des objets connectés plus intelligents. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : plusieurs centaines de dispositifs God Save The Bee ont été précommandés en quelques semaines,Un conseil : testez vos idées le plus tôt possible sur le terrain, avec les gens qui vivent le problème au quotidien. En ce qui me concerne, ce sont les apiculteurs et les entomologistes qui ont orienté la solution. Sans ces allers-retours terrain, j’aurais pu construire un bel objet… qui ne répond pas au vrai problème.Un contact : Alexandre Giora, www.godsavethebee.fr

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La transmission-reprise dans l’artisanat et les TPE

Enjeu stratégique pour l’artisanat, la transmission-reprise des petites entreprises vient de faire l’objet d’un livre blanc publié par CMA France (Chambres de Métiers et de l’Artisanat) qui dresse notamment un état des lieux du marché.

310 000 TPE artisanales seront à reprendre à l’horizon 2030, avec des conséquences qui dépassent de loin le simple cadre d’une opération économique, comme le maintien des savoir-faire, la préservation des emplois ou encore la vitalité des territoires. Il est donc impératif tant pour les cédants que pour les repreneurs de pouvoir anticiper et de se faire accompagner. C’est dans cet esprit qu’a été rédigé le livre blanc « La transmission-reprise d’entreprise dans l’artisanat et les TPE ».

Un marché « caché » de la transmission

Ce livre blanc comporte des données et des analyses permettant aux acteurs de l’artisanat, aux décideurs et au grand public de mieux comprendre les défis et les opportunités de la cession-reprise d’entreprise artisanale. Il rappelle, par exemple, que l’un des principaux freins à la transmission-reprise réside dans la difficulté de mettre en relation des cédants avec des repreneurs, et notamment l’absence de connaissance des opportunités de reprise, sorte de marché « caché » de la transmission. Qu’il soit dû à une volonté de discrétion des cédants ou à une méconnaissance des dispositifs existants, ce phénomène entraîne malheureusement la disparition d’entreprises viables, faute de repreneurs identifiés à temps.

Pour télécharger le livre blanc :

www.artisanat.fr

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Panorama 2025 du Réseau Entreprendre

Pour mieux comprendre pourquoi l’accompagnement est un accélérateur du développement des entreprises et de la création d’emplois, le Réseau Entreprendre réalise tous les deux ans un panorama auprès de ses membres et entrepreneurs-lauréats.

La dernière édition du Panorama du Réseau Entreprendre vient de paraître. Élaboré à partir des retours de plus de 2 000 chefs d’entreprise, il révèle que, de 2020 à 2024, près de 8 000 emplois ont été créés par les entreprises accompagnées par le réseau, et que ces entreprises présentent un taux de pérennité à 5 ans de 96 %. Le profil de ces entreprises indique qu’elles sont issues principalement du secteur des services (42 %) et dirigées par des entrepreneurs dont l’âge moyen est de 45 ans.

Un prêt d’honneur de 34 000 €

95 % des sondés ont bénéficié d’un prêt d’honneur Réseau Entreprendre® pour un montant moyen de 34 000 €, créant ainsi un effet levier très important puisque le montant moyen levé hors prêt d’honneur s’élève à environ 370 000 €. À la question « Comment auraient-ils évolué sans Réseau Entreprendre ? », 50 % répondent qu’ils auraient développé moins vite leur entreprise, 39 % qu’ils ne l’auraient pas autant développée et 30 % qu’ils auraient créé moins d’emplois.

Pour en savoir plus :

www.reseau-entreprendre.org

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Midipile fabrique un véhicule à pédales électrique pour les professionnels

Pour diminuer l’empreinte environnementale de l’industrie automobile, Midipile propose aux professionnels et collectivités une nouvelle génération de véhicules pour se déplacer de manière raisonnable et responsable.

De la fabrication au reconditionnement, l’éco-conception et l’éthique sont les moteurs de Midipile. « Notre savoir-faire singulier est de concevoir et produire des micro-utilitaires électriques à pédales roulant à 45 km/h sans permis, accompagnés de services pour faciliter le quotidien des professionnels, explique Benoît Trouvé, fondateur de l’entreprise. L’objectif est de diminuer drastiquement les impacts liés à la mobilité des entreprises et des collectivités, grâce à nos véhicules au juste besoin, simples et allégés, conçus pour charger jusqu’à 300 kg de charge et 1 m
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de volume. » Le concept est né d’un constat simple : « Nous utilisons des véhicules lourds, énergivores et bien souvent surdimensionnés par rapport à nos besoins réels du quotidien. Ancien ingénieur motoriste chez Stellantis, j’ai pu constater moi-même les impacts négatifs de l’industrie automobile dans sa globalité. En 2020, j’ai décidé de créer Midipile, pour proposer une nouvelle forme de mobilité, douce, sobre et active. »

Un hybride entre le vélo cargo et l’utilitaire

Pour concevoir ce véhicule intermédiaire hybride entre le vélo cargo et l’utilitaire, Benoît part d’une feuille blanche. « Une phase d’idéation a permis de sortir plusieurs prototypes avant d’arriver au véhicule aujourd’hui commercialisé et industrialisable. » Mais être une start-up industrielle n’est pas chose simple. « Il a fallu d’importants moyens pour avancer sur tous les sujets (R&D, retours terrain, étude de marché, homologation, production, communication, commerce…). Plusieurs levées de fonds ont été réalisées et d’autres sont à venir avant d’arriver à la rentabilité et au passage à l’échelle de notre production. » En septembre dernier, l’entreprise lance les précommandes. « Aujourd’hui, le carnet de commandes se remplit progressivement avec des acteurs du service public et privé (collectivités, hôpitaux, universités, entreprises de collecte et livraison…). Nous sommes actuellement en phase d’homologation et nous avons commencé à produire les véhicules dans notre atelier à Hiersac (Charente). » Les premiers cdivts devraient être livrés à partir de mai. « Nous sommes en train de développer des équipements arrière plus spécifiques pour répondre à tous les besoins. Mais aussi d’élaborer une offre de location. Nous voulons également proposer une version « transport de personnes » pour répondre à la demande des particuliers notamment, souhaitant en faire leur véhicule du quotidien. Et qui sait plus tard, avoir une gamme de véhicules ! »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 2 M€ ont été levés en 2024.Un conseil : foncez si vous avez le sentiment de pouvoir apporter quelque chose de nouveau et d’utile à ce monde !Un contact : Benoît Trouvé, www.midipile.eu

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Un guide sur les démarches santé des travailleurs indépendants

Choisir le statut de travailleur indépendant entraîne des conséquences sur sa protection sociale. Pour informer les indépendants sur leurs droits et démarches en matière de santé, l’Assurance maladie vient de mettre en ligne un guide pratique.

Qu’ils soient auto-entrepreneurs ou entrepreneurs individuels, commerçants, artisans ou professionnels libéraux, les travailleurs indépendants bénéficient d’une protection sociale pour laquelle ils cotisent. Pour les aider à y voir plus clair dans le fonctionnement de leur régime, l’Assurance maladie vient de publier le guide « Travailleurs indépendants : à vos côtés pour votre santé ». Ce document aborde notamment la santé au quotidien (accès aux soins, prévention santé, suivi médical des enfants) ou encore la préservation de l’activité dans certains moments de la vie (arrêt de travail, congé parentalité, invalidité, accident du travail ou maladie professionnelle).

L’accompagnement personnalisé en cas de difficultés

Le guide détaille également un sujet souvent moins connu des assurés : l’accompagnement personnalisé en cas de difficultés (difficultés administratives ou d’accès aux soins, fragilités économiques). Le dispositif Help propose, en effet, une aide globale et coordonnée financière, médicale, familiale et sociale des organismes de Sécurité sociale (Urssaf, Allocations familiales, Assurance retraite et Assurance maladie). Enfin, le document rappelle 5 démarches essentielles à appliquer telles que mettre à jour sa carte Vitale ou encore déclarer un médecin traitant.

Pour consulter le guide :

www.ameli.fr

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Les femmes dans les start-up

La 6 édition du Baromètre réalisé par le groupe de conseil en stratégie BCG et le collectif de femmes entrepreneures SISTA étudie l’état de l’égalité des genres dans la tech européenne, de l’accès au financement à la place des femmes dans l’IA.

Améliorer la parité hommes-femmes dans les start-up est à la fois une question d’équité et un moteur pour renforcer l’innovation et la résidivce économique. À ce titre, les résultats de l’édition 2025 du Baromètre BCG SISTA révèlent que les structures qui comptent au moins une femme parmi les fondateurs sont en progression (+19 % de créations en un an et +4 % par rapport à 2019). Mais des inégalités persistent. Ainsi, si un quart des levées de fonds françaises concernent désormais des entrepreneuses, le secteur de l’intelligence artificielle, qui capte l’essentiel des investissements, reste largement masculin.

Des levées de fonds faibles

En effet, les équipes masculines y lèvent en moyenne 19 fois plus que les équipes féminines (contre 4 fois pour l’ensemble). Toutefois, les montants moyens levés par les femmes tous secteurs confondus progressent, avec 5,4 M€ en 2025, contre 4,4 M€ en 2022. Mais ces levées concernent principalement des petits montants : 94 % de leurs levées sont inférieures à 15 M€. Les femmes ne captent que 1 % des montants totaux levés en France, contre 10 % pour les équipes mixtes et 88 % pour les équipes masculines…

Pour consulter le baromètre (en anglais) :

www.bcg.com

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Un Observatoire de l’utilité d’entreprendre

La Fondation Entreprendre, en partenariat avec OpinionWay, lance un observatoire pour interroger les Français sur leur vision de l’entrepreneuriat et questionner l’écosystème associatif entrepreneurial sur les freins et leviers à mettre en place.

En quoi l’entrepreneuriat peut-il aujourd’hui être un levier concret de transformation de notre société ? C’est pour répondre à cette question que l’Observatoire de l’utilité d’entreprendre a été créé. Ce baromètre s’appuie sur les réponses de quelque 1 000 Français, 500 entrepreneurs et une centaine d’associations. Après 13 mois de travail, il a donné lieu à la rédaction d’un livre blanc tout juste publié qui détaille les principaux constats relevés.

Impulser le changement

Cette première édition du baromètre révèle notamment que la quête de sens est le principal moteur de la démarche entrepreneuriale, avant les gains financiers. Et que face aux défis sociétaux et environnementaux, l’entrepreneuriat est un outil puissant pour impulser le changement. L’ancrage local des entrepreneurs constitue également l’un des principaux leviers pour répondre aux enjeux d’inclusion, de durabilité, de préservation des savoir-faire et, plus largement, de développement des territoires. Le baromètre devrait être édité tous les 2 ans.

Pour consulter le livre blanc :

www.fondation-entreprendre.org

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RegenBox redonne vie aux piles à usage unique

Alors que 2 piles alcalines sur 3 jetées en France contiennent encore de l’énergie, RegenBox permet de les régénérer via un chargeur individuel pour les foyers ou des bornes collectives pour les entreprises et collectivités.

Chaque année, plus d’un milliard de piles alcalines sont consommées en France et un grand nombre d’entre elles pourraient encore être utilisées quand elles sont jetées. Face à ce constat, RegenBox propose de les tester et de les régénérer grâce à une technique de micro-pulsions électriques, qui transforme un geste quotidien en action pour la réduction des déchets. « Notre technologie allonge la vie des piles, explique Cédric Carles, fondateur de l’entreprise. Les tests montrent que la durée peut être prolongée de 50 à 80 % dès le premier cycle de régénération. Cela réduit les déchets toxiques et offre une solution immédiate, simple et massive pour la sobriété énergétique ». Avec cette technique, il est possible d’effectuer jusqu’à 10 régénérations des piles alcalines AA et AAA. La durée de régénération est en moyenne de 8h, en slow charging, ce qui permet ainsi de préserver la pile. L’idée est née d’une intuition simple en explorant des archives scientifiques et des brevets oubliés. « Nous avons découvert que les co-inventeurs de la pile alcaline avaient déjà imaginé sa “recharge”. Nous avons remis ce savoir dans les mains du public, en version low-tech, accessible et 100 % Made in France. »

Un projet citoyen en open testing

Pour développer son produit, Cédric démarre par une phase expérimentale. « Nous avons envisagé RegenBox comme un projet citoyen, en open testing, avec des milliers d’utilisateurs avant même l’industrialisation. Il a fallu démontrer que la régénération fonctionne vraiment, chiffres à l’appui, et faire évoluer les mentalités dans une filière historiquement centrée sur le recyclage. » Depuis, l’activité accélère fortement : « Des collectivités, entreprises et enseignes nationales installent nos bornes. La version grand public rencontre un succès croissant, on bat des records de vente. Les demandes arrivent de France principalement, d’Europe mais aussi du monde entier, jusqu’au Japon. » La start-up veut déployer à grande échelle ses RegenStations dans les entreprises, collectivités et lieux publics et aborder le marché européen. « Nous souhaitons aussi contribuer à la création d’une filière officielle du réemploi des piles en France et en Europe, et élargir le concept aux batteries domestiques (jouets, outillage, équipements du quotidien). »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 100 000 piles ont pu être sauvées avec ce dispositif en 2025Un conseil : testez votre idée dans la vraie vie, tout de suite, avec de vraies personnes. Rien ne remplace la confrontation au terrain : c’est elle qui clarifie, accélère et fait grandir un projet.Un contact : Cédric Carles, www.regenbox.org

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Holus double la vie des fruits et légumes dans le réfrigérateur

Pour ne plus jeter des fruits et des légumes qui pourrissent dans le réfrigérateur, Holus propose un purificateur d’air qui élimine l’éthylène, ce gaz responsable du gaspillage alimentaire.

Holus est un purificateur d’air conçu pour le réfrigérateur. « Il élimine l’éthylène qui accélère le mûrissement des fruits et légumes, ainsi que les micro-organismes présents dans l’air, explique Mathis Desbrière, le créateur d’Holus. Résultat : les fruits et légumes durent deux fois plus longtemps, et les mauvaises odeurs disparaissent. L’utilisateur n’a rien à gérer : il allume Holus, le pose dans son frigo, et c’est tout. Comme 60 % des Français, je jetais régulièrement des fruits et légumes et ça me dérangeait. » Il cherche alors des moyens de réduire son gaspillage alimentaire. « J’ai découvert que des solutions existaient à l’étranger pour prolonger la durée de vie des fruits et légumes au réfrigérateur. Elles ne sont pas disponibles sur le marché français, et sont parfois sous des formes jetables ou néfastes pour la santé. L’idée était bonne, mais l’application pouvait être améliorée, c’est ce que j’ai tenté de faire. À force de recherches, de tests et de lectures scientifiques, j’ai découvert la photocatalyse, une technologie naturelle pour éliminer l’éthylène et les micro-organismes. Je me suis dit : Voilà la solution que je cherchais ! »

Un lancement réussi sans budget marketing

Après des études de commerce à Angers, Mathis travaille donc pendant 2 ans à la création de son appareil. « J’ai dû apprendre énormément de choses : les technologies de purification, les batteries, les matériaux, la réglementation… La principale difficulté a été d’adapter la photocatalyse à un environnement froid, humide et confiné. Les batteries, par exemple, perdent en autonomie dans le froid, il a fallu isoler le module pour que le produit reste utilisable au quotidien. Il a aussi fallu trouver un fournisseur capable de produire un appareil fiable et stable dans le temps, faire valider la technologie par un laboratoire indépendant, et gérer tout le processus de certification. » Une campagne de crowdfunding sur Ulule a été lancée pour produire les premières unités et les précommandes sont là ! « En un mois de campagne, nous avons atteint 1 200 % de l’objectif initial de précommandes, avec de nombreuses retombées presse. Pour un lancement sans budget marketing massif, c’est très encourageant. » Holus sera disponible en vente directe sur le site, avec une logistique stabilisée. « Je souhaite rapidement améliorer l’expérience cdivt et entrer en retail : magasins spécialisés, enseignes d’électroménager… J’aimerais aussi développer d’autres produits autour de la conservation alimentaire. »

Fiche de l’entreprise
Un chiffre : 632 précommandes obtenues en un mois.Un conseil : il faut persévérer : on a souvent l’impression que les entrepreneurs avancent de succès en succès, mais la réalité, c’est que tout prend du temps, qu’il faut apprendre en marchant, et que rien ne se passe comme prévu.Un contact : Mathis Desbrière, www.keepeatfresh.co/

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